25/01/2005

No Talk...

Je désserre ma montre, j'allume une clope au passage en finissant d'engloutir un bol de soupe, un repas qui changera de la chimay/merguez rapide de ces derniers jours...
 

Une taffe, le temps de fermer les yeux...
Une taffe, le temps de juste sentir la montée rapide à travers le sang jusqu'aux récepteurs synaptiques, le temps que l'alchimie chimique se  fasse et engendre une réaction électrique de stimuli orgasmique dans les quelques neurones encore capable de fonctionner, le temps d'un soupir de plaisir, un des rares ces derniers jours...
 

Ah... l'amour...
Vous savez, le vrai "amour", celui que l'on sent dans ses tripes, celui qu'on sent dans le coeur...
Cet espèce de chose remplie de chaleur, bouillante, cette boule qui naît au fil des secondes qui passe en vous enfonçant de plus en plus dans ses yeux à l'éclat d'une bouger, qui fait ralentir le temps...
Oui, cet espèce de "magie" qui fait que l'on n'a pas besoin de mots ou de dire des mots pour se comprendre, que l'on se lit, que l'on se transperce, que l'on se traverse, à travers le regards, à travers  les mots, à travers les caresses, qui fait que l'on n'a peur de rien ,que l'on se lance sur un coup d'élan, qui vous fait vous demander ce qui vient de se passer à l'instant même, pourquoi "ce" baiser, ce qui vous a pris...

 
Vous y êtes?
Vous me lisez, vous souriez, vous vivez cela même à l'instant présent, vous pensez à cet autre avec lequel vous êtes, vous pensez même l'appeler pour le plaisir...
Bien...


STOP !!!!
 
Ben non, désolé...
On arrête la pélicule, la bougie vient de couler sur le bureau en bois et le mélange de vapeur de cidre en état gazeux vient de fouttre le feu chez vous, vous venez de renverser la bouteille de vin par la même occasion sur le canapé à 5000€ que vous venez d'acheter et sur l'hôte assis à vos cotés...
Non...
 

Désolé, on ne me vendra plus ce deal...
On ne me vendra plus de fausses impressions qui ne sont que quelques stimulis neuronaux, qu'un ensemble de courant électrique et d'hormones, on ne me fera plus rêver, courir, pleurer, aimer, souffrir, m'agenouiller et espérer...
Non...
On ne me vendra plus ce film commercial, on ne me forcera plus à me sentir bien à offrir des fleurs, à claquer ma visa au crédit difficilement vidable en un jour, à écrire ces mots ou à les dire, à préparer un long dîner copieux et à ranger ma taverne d'hermite pour éviter que l'autre soit enseveli dans un marécage de fringues laissées le matin par fatigue à l'entrée de la douche où à faire un Strike dans les bouteilles de chimay...
Non...

 
 
Mercredi... rentrer de boulot, et profiter de ce jour de congé, peut être faire en sorte d'être viré pour faute grave pour bénéficier d'un long we et d'éventuelles semaines de vacances au cas où je ne signerais pas ce nouveau contrat...

Mercredi... taper mes chemises et mes costards au pressing, cirer mes pompes, verrouiller les portes et couper la sonnette, je n'ai ni envie de parler, ni de voir, ni décevoir mes amis...
Non...

 
Je souris...
Peut être... oui, peut être que j'aimerais qu'une présence féminine vienne chez moi et me foutte une baffe à m'en souvenir toute ma vie, me dise que je ne ressemble à rien et que je suis un misérable, être étonné sans doute de voir quelqu'un m'aimer à ce point que pour en arriver au triste labsus de me haïr de cette souffrance née de ces sentiments de voir quelqu'un qu'on aime n'être que rien...
 

Non...
Je n'ai envie de rien, c'est un vide profond, intersidéral, un ennui, une lassitude, une insensibilité, un goût fade de n'être plus agréablement étonné et ému par rien, le signal d'alarme mort à force d'avoir trop sonné pour prévenir que l'on arrivait au réservoir de réserve de la cuve à amour, douceur, tendresse, efforts et volonté...

Non...
J'ai juste envie peut être de cloturer mes comptes, d'attendre le coup de tête de se dire "c'est maintenant, tout de suite, dans 5 minutes, pas le temps, le minimum, et on y va", de prendre un billet et de me tirer comme un prince ailleurs...
 
Non...
J'ai encore trop de décharges d'humanité, de tendresse et d'amour qui s'accrochent, tenaces, inutiles, hantants, pour le faire...
Une question de temps, Mister S...
Une question de temps...

23:41 Écrit par Mr P & Mr F | Lien permanent | Commentaires (4) |  Facebook |

Commentaires

No talk either... au moins c'est clair!

bisous quand même, va.

Écrit par : Amaretto | 25/01/2005

... l'amour ne viendra pas frapper à ta porte si tu restes enfermer... tu dois sortir, voir du monde, rester chez soi n'est pas la bonne solution... et si tu veux que je mette une perruque de blonde et que je vienne te foutre une torgnole dans ta gueule, c'est faisable... ;o)))))

Écrit par : carpe diem | 26/01/2005

Pas envie de frapper moi non plus .... bonjour toi,
je fais un p'tit retour sur les carnets des bloggueurs qui me manquent et à qui je manque à l'appel,mais bon....c'est un choix que de ne plus alimenter mon 2° blog
et si tu passes par Liège,allons prendre un verre...
je t'embrasse

Écrit par : kina | 26/01/2005

ah l'amour..... Moi non plus je n'y croyais plus... je ne voulais plus y croire non plus... je ne voulais plus tomber dans le piège non plus... plus tomber dans ce gouffre...
Mais je t'assure que c'est quand on ne s'y attend plus et qu'on s'y attend le moins que ça nous tombe dessus... et je peux t'assurer que quand tu tombes enfin sur la Bonne (ou le Bon dans mon cas) le gouffre est loin d'en être un... c'est le Paradis...
Gros bizzzzzzzz et bon courage...

PS : tu as de la chance que tant de kms nous séparent sinon la baffe dans la g... tu l'aurais eu ;-)

Écrit par : ch'tit bou | 27/01/2005

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