06/12/2004

Back to yourself

Dans tout projet informatique qui se respecte, l'on instaure une méthode de développement de projet, basée principalement sur la méthode RUP, qui permet de gérer l'intégralité du projet, peu importe la phase dans laquelle il se trouve, et qui comprend certains points appelés "stepstones".
 
Ces "Stepstones", sont des pierres de repos.
Elles permettent de faire le point, de valider l'état des choses, et de décider de continuer, d'aborder, ou de remettre en cause les délais, les modalités, ainsi que la voie que doit suivre le projet.
 
 
La vie ressemble à un projet informatique...
Bien souvent, lorsque l'on regarde autour de soi, il faut parfois prendre le temps de s'arrêter un instant en se promenant, prendre le temps de tout stopper un instant peu importe les conséquences pour éviter une catastrophe d'une ampleur immesurable afin d'aller consulter un ancien, prendre le temps de l'écouter et de savourer avec lui le temps s'écoulant paisiblement.
 
 
Parce qu'hier, rapidement, j'ai fuit, fatigué, pressé de rentrer égoistement pour être en forme pour mieux me jetter égoistement le lendemain dans le rythme - métro, boulot, vie rangée -, j'ai quand même été arrêté par mon grand ami, mon maître, mon sage...
Trop rêveur peut être, celui m'a toujours été d'une infinie patience, d'une infinie sagesse, et toujours présent, de près ou de loin.
Je fus là à une époque marquante de ma vie, comme il fut présent à certains moments difficiles, perdu dans mes sentiments, dans ma peur, dans le sentiment de solitude dans lequel j'étais et je m'étais plongé.
 

Aujourd'hui, je me dis que si cet ami pour la première fois se permet de m'affirmer certaines choses, et d'éviter de me lancer quelques phrases "clés" qui engendreront immédiatement une longue réflexion, c'est qu'il y a urgence...


Pause sur le personnage, version  panoramique...

En quête de capital santé, mon frigo se voit fourgué des litres et des litres d'eau pétillante à la place des bouteilles de 2 litres de coca, je limite les bières, le vin, l'alcool, je vais dormir dès que je sais pour être en forme le boulot
Je pousse même le vice à prendre de la salade à la place des frites quand je me fais occasionellement un quick, à boire du jus d'orange, et à mettre de la crème tous les jours tout en me faisant des gommages 2 fois par semaine et à me réjouir d'avoir perdu pour la première fois de ma vie une taille de ceinture...

En quête de vie privée, je me mets à penser différemment, à balancer au bac 13 ans de photos, lettres, souvenirs, lettres enflammées entassées dans une boite en carton sans remords, en souriant, en étant heureux de voir ces êtres que j'ai tant aimé, que j'ai eu tant de mal à abandonner, pour qui certains soirs malgré les années des onces de larmes se mettaient à couler en repensant à ce "nous"

Je déconjugue passé, présent, avenir...
 

Et voilà tout le problème...
"Crois-tu qu'un jour les gens peuvent changer ?"
"Crois-tu qu'on peut, tout changer ?"
 
Cette question, combien de fois me la suis-je posé, combien de fois me l'a t'on posée, combien de fois mes amis se la sont posée en me voyant ?
Combien de fois ceux-ci se sont dit "oui, mais bon, tu remontes la pente, mais tu nous as trahi, tu ne nous as pas appelé lorsque tu avais besoin de nous ? Est-ce encore des paroles vaines ?"

Cette question récente, certains amis se la rapelleront.
Elle m'a blessée, parce que j'ai senti que je risquais de les perdre, que la confiance, et l'amitié qu'ils avaient placé en moi était sur le point de vasciller définitivement, parceque j'ai senti à ce moment là toute la rage, la force, et la beauté de ce qu'on appelle l'amitié
Oui, à ce moment là, j'ai arrêté d'haïr, j'ai arrêté de me nourrir de cette souffrance et de cette haine qui était ma nourriture spirituelle quotidienne pour comprendre qu'il y avait des choses bien plus nobles, bien plus pures.

 
"Crois-tu qu'un jour les gens peuvent changer ?"
"Crois-tu qu'on peut, tout changer ?"
 
Oui...
Mon passé de séducteur invétéré m'a suivi, me suit, et me marque encore quotidiennement...
J'aime regarder de jolies femmes, j'aime ce qui est beau, et je resterai toujours attiré par un beau sourire, par le mouvement de cheveux d'une femme, par une trainée de parfum...
Oui, comment croire qu'un démon de la nuit peut un jour s'arrêter, fermer les spots, partir dans la campagne et se satisfaire du silence et du calme...
 

Comme je l'ai dit, je me contrefous de ce que les gens pensent, disent, et personne n'a à émettre d'opinion sur ma vie, sur mes pensée, et sur la probabilité de réussite ou de changement...
Non...
Mes vrais amis sauront comprendre que leur présence silencieuse sera d'or, et qu'il sera le compagnon des prochains temps à venir.

D'ici là, on arrête tout...

23:02 Écrit par Mr P & Mr F | Lien permanent | Commentaires (4) |  Facebook |

Commentaires

Si on peut changer ? Crois moi, des changements vie, oui ; j'ai vu des nocturnes assoifées se transformer en bonne femme maison bouffe mari dodo. J'ai vu des nomades se poser pour rester près de leur moitié... A tout ces niveaux là oui, on change...
Changer un passé ça n'existe pas, on évolue, on assume, (on S'assume, on L'assume !)
Je ne pense pas qu'il faut vouloir proprement dit "changer" mais peut être apprendre à se gérer et à se connaitre...

Bonne soirée

Écrit par : Val | 07/12/2004

helloooooooooooo chacun fait c'qui lui plait...;~))

Écrit par : Kina | 08/12/2004

... Tu changes c tout... C une métamorphose qui s'annonce... Et tu verras tout se passera bien... C un peu comme une crise post ado en vue du passage adulte réél... ;) Bizz

Écrit par : Crazy | 08/12/2004

Un jour Petit scarabé deviendra grand :d

Merci de votre présence.

Écrit par : Mr P & Mr F | 09/12/2004

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