05/10/2004

Everyone is just the same

19h30, après un test dispensatoire d'anglais d'où je me suis pas trop mal tiré vu la complexité de l'article (from The Guardian sir...), je rentre chez moi, après avoir reçu un troisième coup de fil assassin dans la journée.

"Il y a des jours avec, et des jours sans...", me disais-je en marchant dans la grisaille et l'humidité d'un Bruxelles froid et humide comme chaque année, en me sentant doucement envahir par de la colère qui découlera finalement rapidement et sûrement dans le grand trou de la solitude qui grandissait au fil de mes pas et du triste paysage...
 

 S'ensuit alors la réflexion de se demande le pourquoi du fait que cette colère et de cette petite boule qui surgit lorsque l'on apprend une mauvaise nouvelle s'écoule rapidement et tranquillement dans le néan...
Par la force du temps, devient-on plus sage ?
Acquérons-nous par la force du temps une sorte de sagesse qui nous fait rapidement revenir sur terre, à l'heure des priorité, dans un système où chaque chose, évènement, sentiment, pensée, se voit attribuer rapidement et automatiquement un ordre de priorité, où l'on se met à fonctionner tel un algorithme de Round-Robin avec priorité ?
Par la force du temps, devient-on de plus en plus déshumanisé, insensible, voire à la limite à la tendance à la fatalité ?
Tous ces gens qui perdent leur job fréquemment, qui accumulent les échecs sentimentaux ou professionels malgré toute leur volonté de faire mieux, tendent-il vers la sagesse ou la déshumanisation ?

Je n'en sais rien, je n'en sais strictement et véritablement rien...
J'amorce une phase de sagesse, ou de déshumanité, l'essentiel est que je me met à sourire doucement en songeant à mes rêves il y a quelques années de fonder une famillle, d'avoir un couple stable et heureux, par certes, ce foutu système de "j'ai souffert / le bonheur fait peur OU mieux, j'ai souffert, je fais souffrir à mon tour"... système dans lequel je suis rentré pendant un an et demi, dans lequel je sors maintenant, et vis à vis duquel je me retrouve confronté actuellement.
 

NON, le Prince Charmant, et la Princesse n'existent plus... les rares spécimens de cette race devenue quasi inexistante ont trouvé leur pairs, les autres se sont désagrégés à coup de publicité, marketing, indifférence, souffrance, désillusions...
Non, le constat est effrayant, affligeant, ce n'est plus la classique parole "on ne m'y reprendra plus" formulée juste après une rupture maintes fois, non, c'est une suite d'évènements, c'est une suite de désillusions, une fatigue d'une quête qui semble véritablement sans fin derrière une chimère, qui au fil des 5 derniers mois, s'est renforcée, concrétisée, en dématérialisant ce rêve qui me semblait, même loin à portée de doigts.
 
Se faire couler un bon café, allumer une clope, regarder ce qu'il y a à la tv ce soir, mettre le réveil tôt, j'ai une pile de livres à lire (on ne lit jamais assez...), un job à me trouver d'urgence avant de tomber dans la folie de l'égarement à force de n'avoir rien de véritable à faire, à force de n'avoir aucune urgence, un baxter de douceur à dealer peu importe le shoot...

20:23 Écrit par Mr P & Mr F | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

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