24/09/2004

You Mean SuperGlu ?

2h37... mes doigts s'agitent fébrilement sur un de ces bons vieux claviers bien épais, au son d'un bon Nalin & Kane - Open your Eyes en fond dans l'appartement...
A est sur mon portable, et tente de faire passer les heures et le stress, pour ma part, je tente de faire de même en agitant de manière névrosée mes doigts dans un balais enflammé sur ce clavier qui ne subsistera pas 15 jours à ce rythme, bénissant ce bon petit Hub qui traine depuis un petit temps, et l'achat de cette tv / écran plat et le vieux serveur poussiéreux inutilisé depuis ce soir...
 
A. vient de France, a 23 ans et a décidé, comme bien des gens que je trouve courageux, de prendre sa vie en main, de quitter un job ingrat, de quitter ses amis, sa famille, pour entamer une carrière en Belgique, de Manager pour être précis.
A. a donc débarqué en Belgique, logé chez moi quelques temps le temps de formalités administratives, le temps de trouver un appartement qu'elle loge avec une (ex ?) amie à elle, partageant le loyer, et facilitant ainsi la garantie locative.
Ce soir, A., revenant exténuée du boulot, a eu la chance de trouver la porte de chez elle fermée de l'intérieur à double tour par sa colocatrice qui ne semble pas répondre aux appels de sonnette répété...
Après être passée rapidement au dépourvu chez moi et utilisé mon téléphone, A. se voit de manière énervée rappeler à sa colocataire toujours au chomage qu'elle paye le loyer, qu'elle rentre fatiguée, et que ce genre de situation est anormale... auquels actes, celle-ci fournit une explication branleuse (je suis fatiguée, même si je n'ai pas de boulot, je dormais et je n'ai pas entendu la sonette), un racrochage au nez, et... un gsm coupé...;
 
 
A. donc distile donc sa colère et sa fatigue sur le net, tout comme je distile mon agressivité présente par le manque de sommeil, le ras-le-bol d'être toujours le bon frère / papa / conseiller conjugual de diverses personnes qui ne peuvent comprendre que je ne suis pas toujours présent mentalement, fatigué physiquement d'un lendemain de veille un peu trop alcoolisé et mentalement par un ensemble de cours, de courses et d'obligations à caractère professionelles...
Oui, ces temps-ci je traine mon corps jusqu'au lit, je m'impose une discipline de vie rigoureuse (lever tôt, dodo pas trop tard, envoyer des cv, programmer, mettre à jour les sites, se former, tenter de manger régulièrement, n'oublies pas de laver tes dents mon enfant...), et certains soirs, comme tout le monde, c'est un ras-le-bol, une envie d'envoyer les gens péter, une envie de dire "démerdez vous, si vous n'êtes pas contents, la sortie est par là", une envie d'envoyer balader certaines personnes que je dois sans cesse rappeler et qui ne trouvent jamais le temps pour me voir, une envie simplement de dire "zut, flute, merde..."
 
Oui, c'est une révolte d'adolescent, c'est aussi une rage contre soi-même de toujours avoir cette impression de ne pas avoir assez de  temps alors que j'en ai largement assez, cette rage de se dire "marre d'être souvent un chic type à qui on n'envoie jamais l'ascenseur", c'est ces moments "caliméros" où l'on a envie de se plaindre, comme l'enfant pourri qui se nourrit au sein du capitalisme et de la consommation que nous sommes...


Les discussions s'enchainent, les cendriers se vide, et une remarque me marque... "tu étais trop collante"
Je m 'arrête l'espace d'un instant, et je me mets à constater que oui... je suis devenu au fil du temps un horrible petit vieux qui aime  sa solitude, qui aime son confort, qui aime son indépendance, et qui souvent, bien trop souvent, a envoyé paître des gens qu'il aimait, saturé de leur présence naturelle trop imposante, même lorsque ces personnes étaient des personnes de valeur...
Oui... je me plainds de mon célibat, je me plainds de ne pouvoir avori de  relation stable, mais d'un coté... combien de personnes qui m'aimaient véritablement, qui s'approchaient de moi pour me comprendre, pour me soutenir, pour m'aider en périodes de stress, de surménage intellectuel, de pétage de plomb existentiel et intellectuels, ais-je envoyé balader sans remord, sans scrupules, combien de fois ais-je jugé mon prochain, mon partenaire, ma dame, de haut, en me disant "pfff... quel con(ne), quel(le) immature, quel prétentieux"...

Oui...  j'ai fustigé ce que j'étais, il y a quelques années.
Certains soirs, je me dis qu'au delà d'être quelqu'un de bien, je suis quand même profondément parfois un pauvre type...
Time to close tonight.

02:59 Écrit par Mr P & Mr F | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

23/09/2004

Fucking Rain

Il pleut des cordes tandis que je tente de récupérer doucement d'une longue soirée assez agréablement arrosée, le Sake en final ayant sans doute été l'élément de trop dans la combinaison rosé / westmalle / nouilles ayant réussi à me mettre à genoux à 2h du matin pour finalement obliger mon ventre à rendre l'âme...

Ce qui est amusant et paradoxal dans ce genre de  situation, c'est que lorsque l'on se lève avec une tête résonnante comme les cloches de notre dame, un sens de l'équilibre qui ferait passer un éléphant sur une corde suspendue pour un équilibriste à coté de moi, tout est forcément perçu différemment, y compris et surtout les évènements extérieurs
 
Il pleut, il fait gris, l'on quitte son lit douillet (merdeuhh il est 15h bordel...), on se fait agresser dès l'ouverture de pc par une avalanche de mails variant du "personnel" à "urgent please...", les mêmes propositions d'emploi dites "personalisées" (request : Senior Architect, 10 years of service... j'ai une tête à avoir 10 ans d'expérience en architecture systèmes bordel ???), et cet invariable regard à travers les grandes baies vitrées de mon appartement...
 
 
Oui, j'ai de la chance... j'ai un toit, j'ai la chance de pouvoir me taper une grasse mat parce que je ne bosse pas encore, j'ai chaud, je suis au sec, à l'abri, j'ai de l'espace, la télévision, des clopes, quelques maigres finances certes, mais des finances tout de même, une  facture impayée qui le sera prochainement, oui...
Oui, j'ai vraiment de la chance, NOUS avons de la chance...
 
Rien qu'à cette pensée, je me désaoule rapidement, il serait dommage de ne pas profiter pleinement de cette chances dont nous disposons, de perdre de précieuses minutes en futilités...
Oui, on ne prétend pas être le meilleur... on le prouve par les actes....

AU BOULOT !

16:54 Écrit par Mr P & Mr F | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook |

21/09/2004

Questions ?

Pour faire passer le temps...

Votre principal trait de caractère :  Souriant
 
Votre principale qualité :  l'écoute des gens
 
Votre principal défaut  : mon orgueil trop puissant 
 
Votre occupation préférée :  écouter la musique 
 
La qualité que vous recherchez chez une homme: la grandeur d'âme
 
La qualité que vous recherchez chez une femme : la gentillesse et la fidélité 

Qu'appréciez-vous le plus chez vos amis :  leur grandeur 
 
Que possédez-vous de plus cher : mon pc portable (hé oui)
 
Qu'avez-vous réussi de mieux dans votre vie : pour l'instant mon graduat
 
Votre plus grande inspiration : l'amour sous toutes  ses formes
 
Votre plus grand bonheur passé : Avoir eu mon indépendance
 
Votre plus grand malheur passé : Le décès de mon grand père
 
Votre plus grande peur : me retrouver seul et sans rien
 
Votre plus grand regret  : Etre parfois trop impulsif dans le doute et ne pas accorder autant d'importance qu'il y faudrait à des gens chers
 
Votre idéal de bonheur terrestre : Mon chez moi refait à 100% à l'intérieur comme je le souhaite, un bon feu ouvert, un husky, une femme charmante et un petit tête bonhomme :)
 
Le comble de la misère : le quotidien de certains :(
 
Le pays où vous désireriez vivre : la France ou le Canada
 
Votre mot favori : Yesssssssss Y got It
 
Votre juron favori : Putain d'bordel de merde...
 
Vos héros de fiction : John McClaine (Die Hard), Spiderman (dans le film oui oui), Dieu
 
Vos héroïnes de fiction : Euh... Clara Morgane ? :)
 
Vos héros réels : William Wallace, les pompiers au quotidien, Kofi Annan

Vos héroïnes réelles : euh...
 
Le fait militaire que vous admirez le plus : aucun, je trouve cela d'une stupidité navrante 
 
La réforme que vous admirez le plus : Aucune
 
Le don de la nature que vous souhaiteriez avoir : pouvoir soigner les gens spontanément
 
Les fautes qui vous inspirent le plus d'indulgence : celles qui sont commises avec une idée de bonne intention
 
La partie de votre personnalité que vous aimeriez changer : ma sociabilité
 
La partie de votre physique que vous aimeriez changer : mes tablettes de nutella
 
Seriez-vous capable de tuer quelqu'un : oui comme quiconque
 
Croyez-vous à la survie de l'âme : non
 
Comment aimeriez-vous mourir : en plein orgasme
 
Votre devise : Tout ce qui ne nous tue pas nous rend plus forts...
 
Votre état d'esprit présent : En plein bonheur mais en manque de tendresse

20:11 Écrit par Mr P & Mr F | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook |

Nopez, I'm always Aware

NON... je ne suis pas mort
NON... je n'ai pas été englouti par un continuum espace-temps
 
Mais... les cours du soir, la recherche d'un travail, les amis occupent mes pensées, occupent ma vie et je cours, sans courir... paradoxal, non ?
 
Rien de neuf dans ma petite vie... sauf que ces temps-ci beaucoup de proches ne vont pas bien (harcèlement moral dans le cadre du boulot notemment...) et que je ne peux leur apporter que mon réconfort même si certains oublient encore parfois que j'ai encore une vie privée, une vie personelle, des obligations et que je ne peux être parfois là au moment précis où ils le voudraient (soupir)
 
Alors je cours, je cours, et je continue à courir...
Alors je rêve, je rêve et je continue de rêver et de penser à quelqu'un qui est malheureusement trop loin de moi...
Alors je fais une pause, je m'arrête l'espace d'un instant, je regarde cette vie, je regarde ces proches que j'aimerais voir plus souvent, et je souris...
 
Je reviens d'ici peu, please wait...

14:33 Écrit par Mr P & Mr F | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook |

15/09/2004

I can feel the beat...

Wednesday...

J'apprends rapidos que la rentrée des cours de l'Ichec se fait ce soir...
Héé oui, pour ceux qui ne le savent pas, je suis maintenant ce que l'on appelle un H.D. (horaire décalé) (ndlr : j'ai toujours été décallé sur les horaires, note...) pour faire une license en 2 ans...
Incroyable, dire que je quitte les bancs pour m'y replonger

Sinon la pression monte.
Le 25 c'est l'anniversaire d'un proche et je n'ai toujours pas trouvé de salle... enfin si, à 400 €, un peu cher pour un anniversaire une trentaine de personnes...
En attendant les morceaux défilent sur la platine, dans 10 jours on remet le couvert, on ressort le matos, et c'est parti pour 7 heures d'affilée de mix torriiiiiiiiiideeeuh, il faut que je sois prêt, il faut que cela soit impeccable, inoubliable, gigantesque, orgasmique...
 
Finir mon cv, téléphoner à gauche et à droite, flooder les entreprises, reste à décrocher un boulot, à bosser le soir, à profiter de ces quelques jours pour récupérer du sommeil, à boucler les valises rapidement d'ici vendredi (départ rapide près de la frontière française), à faire le tri des gens, à passer chercher un nouveau costume...

On inspire, on expire...

13:44 Écrit par Mr P & Mr F | Lien permanent | Commentaires (4) |  Facebook |

14/09/2004

The vase is broken, go on man...

Oui, le vase est brisé, oui, les pages sont tournées...
 
C'est en ces mots que je suis rentré chez moi, sur les chemins humides et froid de bruxelles par un jour de pluie tardive, en me disant que je devrais passer décidément ce putain de permis car à la longue, cela urge.
Je suis vidé... moralement, physiquement... je sombre en voyant un couple d'amoureux passer, derniers vestiges de la dernière rame en cette heure tardive, je maudis...
Oui, c'est ce qui m'a toujours fait mal, ce qui m'a toujours touché au plus profond de mon être, cet amour, ce manque d'amour, ce besoin de donner de l'amour, cette surévaluation des sentiments que les autres nourissent à mon égard...

 
Oui, j'aime trop, j'aime mal, 5 mois de célibat parsemé d'un baiser ou 2 volés, d'une relation trop éphémère, oui... tout doucement, cela pèse, cela me hante, cela m'angoisse...
Serais-je un jour père, serais-je un jour partie prenante d'une famille que j'aurai constitué avec le temps, la patience et l'amour ?
 

Les clés ouvrent pour la xème fois la porte du chez moi, je jette pour la xème fois mes fringues sur le canapé, la chaleur d'un écran illuminant le noir, je me tape, je balance la pita dans la poelle en lançant le riz, x épices jetées machinalement dans la poele, je repense à cet homme en costume  traversant la place le soir avec un bouquet de roses dans la main, je regarde ce plat, cela me manque, ces habitudes de couple me manquent, msn s'allume, je finis de noter quelques adresses mails...
La démolition de cette foutue vie menée jusqu'à maintenant et la pose de nouvelles fondations épurées est pour bientôt... très bientôt...

01:17 Écrit par Mr P & Mr F | Lien permanent | Commentaires (5) |  Facebook |

13/09/2004

Falling Down, Take a Break !

Le temps de rentrer, le temps de souffler...


Enfin, rentrer...
La journée fut courte, après quelques courses ci et-là, me voilà de retour, Q-Zar (décidément, je devrais penser à poser ma candidature comme soldat en Irak, enfin une cause utile, dans laquelle j'excellerais, et où les 2 parties trouveraient leur compromis en comptant jouissifement les morts dans le camp adverse...), et soirée d'anniversaire...

Le temps passe en parallèle dans les années, et dans cette soirée...

Rien n'a changé, l'impression de revoir le même film en boucle, rien ne change...l'un va dormir, l'autre finit de boire son verre de vin en fin de soirée, de parler, d'argumenter, de se lancer dans des débats jouteux, merde... virer la table, fumer une clope, choper la bouteille de vin entamée au passage sur la table pour arrêter les dégâts et le processus de soulage entamé chez x (et penser à la rapporter au passage, tiens) et... se tailler!

 

Et voilà... de retour, les convives rapatriés chez moi et le petit frère suivant au passage, la soirée se déroule en grande partie par des "t'es mort(²)" - {"enculééééééé" - "putain merde je te vois pas bordel mais t'es où ?" - "hhéhééhéhéhéhéh gnark gnark gnark"- "ramaaaaaaaaaaaaaaaassssssssssssee dans ta gueuleeeeeeeeeuuuuuuuhhhhhhhhhhh" }(³)(*) pour finir par un virage collectif de monde simultané et brutal, sentant le coup de fatigue arrivé, et devant peler des ognons avec L. première de ce nom...

 

Oui, L. de ce nom, fut le premier des 3 grands amours de ma vie... il fut court (18 ans), long (1 an & demi), pas douloureux (1 an & demi de couple sans aucune dispute ni tension.. (oui, quand je dis aucune, c'est pas une  seule, 0, nada, rien), relation inoubliable aussi par notre rupture peu de temps avant l'annonce publique de nos fiançailles.

J'étais jeune, j'étais fort immature, instable, capricieux, romantique, innocent, et doux, je regarde du balcon les immeubles illuminées, appréciant un air d'opéra à un heure tardive passé par un voisin méloman, je me  sens un peu comme un mec de 40 barges avec son costume accoudé sur le balcon rêveur au moment où la future femme de sa vie (qui comme par hasard s'emmerde à ce moment là et ne trouve que des gros nazes et cherche un endroit peinard pour noyer son chagrin, voire se suicider (vous n'avez jamais remarqué, c'est toujours en hauteur, même dans Titanic ;-) arrive

Oui... autant mentalement que physiquement bien des choses ont changé, mon romantisme et ma conviction de fonder un couple et une famille s'est essouflé au fil des défaites, ma spontanéité ma grande gueule et mon impulisivité se sont vues remplacées par un parfait petit requin de première faux-cul et ambitieux à la présentation et au passé impeccable, je ne plus l'être que j'étais, avec ses côtés innocents, rebelles et cons, j'ai avancé, j'ai grandi, je suis en train de me calquer parfaitement dans se schéma qui me conduit irrémédiablement à Jojo prochainement et d'ici quelques années à ce qu'est mon père actuellement oui...
Oui... j'ai grandi... trop vite, trop, sans doute... (soupir)

 

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(Flashback, Bang Eclair comme un ovni explosant devant son nez, retour sur terre rapide en 1/100 tième de seconde, réveil de la perception extérieure, remise en marche du mode "social")

Ma faiblesse de prendre sur le moment la personne qui m'est chère et que je ne peux oublier sur le coup des verres passés me reprend, c'est un baiser volé de simples amoureux timides que nous étions sans doute le 1er jour de notre relation, c'est l'espace d'un instant cet espace, cet osmose de douceur, d'amour, de sincérité, de tendresse, de chaleur rassurante planant dans l'air, c'est un retour sur terre, c'est une gêne de son côté

 

C'est un recul qui se veut doux mais ferme lorsque l'on dit "non" à un amour  fraîchement perdu encore plein de tendresse...

 

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Et me voilà, avec L., sur ce canapé,à se regarder, à rester seul, sans personne,sans muraille, sans pouvoir s'échapper.
Oui, le voilà ce moment par lequel toute relation devrait et doit être terminée, ce moment où l'on dépose le bilan de son entreprise et qu'on lit les conclusions, ce moment où l'on dépose son dossier sur le bureau du Boss, ce moment où l'on a son bulletin dans ses mains et  que l'on commence à parcourir les chiffres...

Nous savons qu'il n'y a peu à dire...

Un vase brisé ne se recolle jamais, on ne peut oublier autant d'amour, on ne peut passer au dessus de tant de temps, on ne peut construire ou continuer une amitié qui n'a jamais existé tant la fudre frappa vite, net, ce moment où me vient la réalité de dire d'une manière cynique et froide acquise au fil du temps ce que l'on ose dire tout haut...
Non, une amitié de mon côté où l'on se voit où se sonne tous les X mois, où l'on retrouve l'autre en plein bonheur depuis x temps alors que l'on l'avait quitté désespéré et nonne/moine pour x temps, non, cela ne me convient pas...

 

Vient le moment de la déchirure, de cet adieu définitif, du pas de la porte franchis après un dernier baiser d'adieu sur la joue, de cet adieu timide, maladroit, de ce moment où l'on quitte l'autre des yeux et où l'on se retourne pour fermer la porte à double tour, ranger machinalement un peu le bordel laisser et se taper en recherche d'âme vivante sur laquelle se soulager à une heure tardive où évidemment plus personne n'est debout, le moment où l'on se ressert le dernier verre et la dernière clope avant d'aller se coucher avec une rude journée

 


Oui.... les déchets radioactifs du passé (oui oui, les bidons au contenu bizarre, lourds, avec un gros triangle composé de 3 disques/ellipses dignes du meilleur jeu de Deathmatch...) ont leur retombées qui au fil du temps ne sont plus considérables, le moment où l'on a fermé la dernière page d'un gros livre...
Oui, C. et L. sont réglés ce soir, elles sont désormais définitivement clôturées dans ma vie et dans mon âme, oui, c'est un deuil ce soir qui termine un long deuil, oui, c'est l'instant où tout es mis en place, où il ne manque plus que le "start" pour faire exploser tous les explosifs que l'on a méticuleusement placés autour d'un grand bâtiment pour le regarder flamber et s'effondrer sous ses yeux à quelques mètres, c'est la fin d'une longue série

 

 

Oui, c'est le moment où le héros ferme pour la seule et la dernière fois les yeux, où l'on ressort les vieux morceaux de l'époque (oui, les slows nazos-romantiques des Backstreet Bots, si si...) ne supportant plus aucun morceau légèrement rapide, même du Era and co, c'est le moment de l'adieur à tout cela, de l'incinération et de la dispersion des cendres dans la mer.

 

New Life Is now Definitively starting...

 

 

(*) : je tiens à préciser que les citations sus ce post sont des citations personnelles

(2) : Le petit frère

(3): Mon auguste personne, suivi de certains reprenant "mes chants patriotiques" en coeur...

 



03:42 Écrit par Mr P & Mr F | Lien permanent | Commentaires (2) |  Facebook |

11/09/2004

To do

To do...

  • Encaisser mes notes de débit
  • Payer mes factures (aieuhhh)
  • Inviter X au restaurant
  • Faire les courses (ouf déjà fait)
  • Retrouver la recette du bavarois aux framboises pour les proportions exactes
  • Mixer les framboises sans se tacher et sans repeindre la cuisine (quoi que, couleur rose framboise...)
  • Préparer un bavarois pour 10 personnes (douh)
  • Mettre le champagne au frais
  • Faire signer la carte d'anniversaire du frère
  • Organiser un Q-Zar avant l'anniversaire
  • Mettre le réveil à 7h pour apporter un ptit dej (pourquoi j'ai dit chiche bordel...)
  • M'inscrire officiellement comme demandeur d'emploi (et donc faire une file de 15 km entouré d'un tas de vermines en gardant son calme...)

entre tout cela, peut être...

  • trouver le moyen de dormir un tantinet, dormir aussi...
  • choper un anti-douleur au passage rapidement (et contacter ce ¨L.? d'osthéopathe...)
  • choper une bouteille de coca au night shop (argh... je meurs de soif)
  • fumer une clope
  • réciter les 1000 et unes léthanies "garder son self en toute circonstance
  • penser à trouver une blonde à forte poitrine (merde, ca va faire 5 mois de célibat sans histoire sérieuse, ma vie sentimentale est-elle si désespérée que cela ?)

 


17:30 Écrit par Mr P & Mr F | Lien permanent | Commentaires (4) |  Facebook |

10/09/2004

Yes... I Do It

3 ans...
3 ans de travail, de brossage et de glande parfois comme tout étudiant, des nuits sans sommeil où un minimum vital, des dizaine de litres de sueur, des tonnes de café concentré...

Here we are, je suis enfin officiellement gradué en informatique avec Distinction (Monsieur...)
 
Un soulagement d'abord, une promesse faite il y a trois ans respectée, un hommage à mon feu grand-père et un plaisir et un soulagement pour mon père.
La vie recommence...

17:52 Écrit par Mr P & Mr F | Lien permanent | Commentaires (6) |  Facebook |

07/09/2004

Rust in peace...

Comme tout être, comme tout entité, nous avons des périodes où nous nous renfermons, où nous ralentissons l'espace d'un instant le temps, les battements de son coeur, de sa vie...

Les démons et les barbares n'échappent pas à cette exception, Freedom et Phoenix vont donc se reposer l'espace de quelques jours
Au programme, fariente sous le soleil dans les parcs, cocktails, promenades, grasses mats, zapping, clopes, et j'en passe...
Nous avons une pensée émue pour ceux qui bossent... mais on ne pensera pas à vous :-)


A dans quelques jours... !

15:16 Écrit par Mr P & Mr F | Lien permanent | Commentaires (4) |  Facebook |

05/09/2004

And If we Sleeped a little more, darling ?

Zapping rapide sur la tv... x morts à moscou, dans une école remplie d'enfants, je rezappe... irak, x morts, des enfants notemment... "dommage colatéral" y parrait...
Je ferme ma tv plat, la nostalgie monte, je prends mes clés, je sors, j'ai quelques paroles qui me viennent à l'esprit...

"J'ouvre un oeil sur notre monde
Pyromanes et poseurs de bombes
Sur l'écran plat de ma télé
Je vois des gens mourir en vrai"


Oui, quepeut-on dire... j'ai envie de dormir, encore un peu... je regarde ce monde qui vit autour de moi, ces gens qui sourient, ces gens heureux, ce soleil radieux, ce ciel qui n'est obscurci par les cendre des missiles et par des corps brûlés... non...
Ici, c'est un paradis, qui pourrait en une seconde se transformer en enfer... une étincelle qui ferait jaillir, pour une question de "politiquement correct", pour une question d'honneur, une question d'orgeuil, un véritable brasier...
Oui, je regarde, je pense...

"Crois-tu qu'un jour nos enfants
Rentreront aussi dans le rang
Ou seront-ils plus fort que nous
Auront-ils la force de changer tout"

Enfants...

Oui... je regarde ces enfants qui jouent, je regarde d'un oeil amusé... je rentre, il est temps de se changer, ne pas penser, ne pas rêver, ne pas refiler ces images de bonheur, ne pas penser à eux, qui ne savent même pas que je pense à eux en ce moment, ne pas penser à elle qui ne va pas tarder à se préparer pour sortir s'amuser en cet instant...
Je sors de ma douche, après un "aie" (j'ai au moment où j'écris ces lignes une épaule hors service, un bleu de la taille d'un poing sur la fesse gauche qui ressemble plus à du noir/violet suite à un magnifique mouvement "je me penche en arrière sur la poutre, je fais un saut à la matrix et je vise en passant à travers la palissade" qui atteint son but premier mais qui me fit me faire prendre sournoisement par un bout de boit dépassant...)
Oui... si on dormait encore un peu ???

...

Et me voilà, en train de me balader à poil avec une clope et mon café dans mon appartement tranquillement pour me diriger vers la douche... j'éprouve une égo-satisfaction personnelle, mon chez moi, mes vices, mon visage à la barbe taillée impeccablement, je ressors, ma chemise ouverte en soie italienne à 100 €, mon froc, mes pompes cirées... je finis de nouer les lacets...
Oui, j'éprouve un sourire cynique, je suis impeccable, parfait, nous sommes finallement au même rang que la vraie pute qui se fait belle pour attirer les clients, on se fringue, on s'arrange pour finalement se vendre professionellement... c'est pareil, cela se jouera sur un détail, je finis ma clope, je boutonne ma chemise, j'écrase le mégot dans le cendier, je sors, je l'ai...

Je signe d'un trait rapide, j'enfonce la pointe de mon feutre sur l'addition avec une maîtrise de soi indestuctible, je suis un dieu, lèches moi mes pompes, arrêtes de baver, je vais te le rendre ton tiquet signé comme un grand seigneur avec visa, je te le firerai ton pourboire...
Oui, mais... c'est ainsi, je suis impeccable (qu'est-ce que cela peu jouer son habillement préféré concernant la maîtrise de soi...), je suis ambicieux, tu me dois le respect, le sourire, la politesse, la servitude pour cela, pour mon blé, pour mes fringues extravagantes financièrement, comme tu le dois à n'importe qui dans quelle situation pauvre merde derrière ou pas...
Oui, je souris en regardant les crétins allemands en train de rire cyniquement en assemblée dans leur costard 3 pièces, regardant de hauts, détritus humains à l'esprit déjà rongé par les litres de vin rouges de bouteilles de luxe hors prix commandées pour le "standing" et nullement dégustées mais englouties tel un verre de coca, oui, ce monde ne rime à rien, ce monde fout le camp, ce monde est d'une absurdité et d'une connerie sans pareille, et je ne m'y sens bien que lorsque j'en fais partie, lorsque je suis dans le système, lorsque je fais partie du système, lorsque je deviens le système...

Hé merde...

Crois-tu qu'un jour nos enfants
Rentreront aussi dans le rang
Ou seront-ils plus fort que nous
Auront-ils la force de changer tout


Hé merde... oui je pense à mon grand-père... il fut un homme bien, il a engendré une progéniture qui ne lui a pas trop fait de honte ni de soucis, dont l'un d'eux a une place élevée au sein de cette société et qui a une place de dieu dans le petit village_de_ceux_qui_ont_oublié_leur_rêve_depuis_longtemps, qui a engendré des petits-enfants merveilleux, intelligents, humains, responsables, ambicieux, qui l'aimaient, qu'il aimait...
Oui, il n'a jamais quasi été malade, oui, il a eu une belle vie même s'il a du se battre souvent et comme un enragé, dans ce monde de fou...

Je ne suis pas un enragé, je n'ai pas cette force, sauf lorsque j'ai cette hargne de la vie qui monte en moi, qui bouillonne, je n'ai pas ce que mon grand-père a transmit à mon père, je ne suis pas pareil... je suis trop rêveur, trop innocent, trop con, totu en étant ce qu'il sont maintenant et ce qu'ils ont été au fil du temps et des marques de la vie...


Aller dormir, fermer les lumières et ce pc...
Tomorrow never dies, demain ne changera probablement pas, il sera le fruit des multiples flucuations temporelles émotionnelles et intellectuelles des années passées, l'évolution de l'automatisation et du dushunimainement, et nous sommes en pleine phase les amis !
Oui, aller dormir, me lever tard, faire une grasse matinée, profiter de ces jours de soleil, d'innocence à vivre et à ressentir dans les parcs, ressortir les bouteilles de vin pour les déboucher à 1h du matin en dessous des étoiles devant une fontaine, recommander le forfait chez le fleuriste, virer mon armure, faire pêter des extincteurs dans les bagnoles et sabrer le champagne et les pill's, oui, il faut vivre, courir, s'aimer, baiser, respirer, crier, sans s'en soucier, car nos dernières minutes de répis de vie physique ou conditionnée intellectuelle, nous regretterions de ne l'avoir fait pour cettte fameuse "peur des conséquences"...
Oui, penser à aimer, penser à m'investir, à m'y jeter, dans cet océan d'amour, quitte à en crever, quitte à m'en noyer, quitte à devenir fou, faire des enfants avant que je puisse résister à l'engloutissement lent mais progressif dans le système quitte à en crever, avant d'oublier ce que c'était de vivre et d'aimer sans contrainte

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01/09/2004

What's up, doc ?

Petit temps avant de réécrire, de prendre la plume, le temps de décanter un peu, le temps d'arriver légèrement à immerger de cette torpeur, le temps d'arriver à sortir un peu dans ce flou mental et cet espèce d'état "second" dans lequel je suis...

Non... je ne suis pas lucide ces derniers temps... partagé entre les larmes, les soupirs, les cours, les souvenirs, j'ère, je vogue, mettant tout doucement un pas devant l'autre, sans savoir pourquoi, sans savoir comment et en m'en foutant...
Le bilan des examens est assez bon, juste législation fiscale raté, ce cher professeur ne comprenant pas que je puisse connaître le cours puisque j'arrive à répondre lorsque lui m'interroge mais que je ne puisse lui déverser un flot de paroles continu type discours préparé d'avance aux questions...
"Euh... j'ai pt'être pas la tête à ca connard..." songeais-je muet, alors qu'il terminait d'élucubrer  sur la reprise de justine alors que son adversaire n'était qu'à un point de la victoire, alors qu'il terminait de conclure par un "c'est la vie..."
"Non, j'ai pt'être pas la tête à ca connard...Pètes moi si tu veux, je m'en contrefous, ca m'atteint pas..."
Oui... pendant qu'un bruit sourd d'une déferlante de parole parvient lointainement à mon esprit, je songe... je suis bien au delà pour l'instant de ces considérations lointaines... la réussite, les besoins vitaux, sont quelque part, dans un nuage brumeux de solitude et de tristesse...
 
 
Au fil des heures qui s'écoulent, au fil de mes pas arpentant la gare du midi dans un costume complet et en pompes cirées étincelantes, au fil des regards qui se perdent et qui se croisent (c'est fou l'effet provoqué par quelques fringues sur la gente féminine), je regarde ces visages qui défilent, petit théâtre qui parvient doucement à m'occuper l'esprit vide et brumeux...
Oui, les gens vivent, les gens meurent, les gens souffrent... mais dans quel monde vivons-nous, tout ce que je regarde n'est qu'artificiel... on y vend du rêve, on y vend du réconfort, pour que nous puissions avancer, et cela marche, me dis-je en regardant ce goblet de café saumâtre que je finis d'avaler d'une traite, seule chose +/- acceptable trouvable dans le coin à emporter...
Oui, ça manque de stands de cafés à emporter, chauds, dégageant une odeur et une saveur à nous enivrer...
Oui, ca va mieux après un café, une clope
 
Et pourtant, le temps avance... j'ai blessé de manière inconsciente certaines personnes récemment, je suis absent, ailleurs, et j'en suis profondément désolé...
Je suis dans un état "vaseux", mes idées ne se font pas claires, les mots encore moins, et je tente de rassembler les quelques moments lucides et cohérents pour l'investir dans le travail intellectuel de base qui avec un peu de chance, me permettra peut être de vider à tout jamais un tiroir que je laisse ouvert depuis trop longtemps...
Oui... j'ère, je vogue, je suis absent pour moi même et pour mes proches... qu'ils me pardonnent, je n'ai pour l'instant comme paroles et pensées que mes petits yeux de hamster vides grâce à la fatigue et rougis par l'humidité de larmes qui viennent régulièrement ces temps-ci...
 
Aller dormir 2heures, donner un bon coup, demain à la même heure je sortirai et je n'aurai plus qu'à me reposer et à étudier une heure pour un examen sommaire ce lundi
Plus que quelques heures... penser à retrouver temporairement la raison et la mémoire d'ici demain pour faire le bilan de qui est qui et où pour m'incruster quelque part
J'ai besoin de fuir ce we, j'ai besoin de partir,  j'ai besoin de disparaître, j'ai besoin d'oublier et de m'écrouler dans les bras d'êtres chers, de me sentir aimé l'espace de quelques heures même si c'est une illusion, de retirer cette poutre construite pendant des années qui me permet de rester encore assez impassible et qui ne tiendra plus que quelques dizaine d'heures
Bruxelles me bouffe...

 


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