13/09/2004

Falling Down, Take a Break !

Le temps de rentrer, le temps de souffler...


Enfin, rentrer...
La journée fut courte, après quelques courses ci et-là, me voilà de retour, Q-Zar (décidément, je devrais penser à poser ma candidature comme soldat en Irak, enfin une cause utile, dans laquelle j'excellerais, et où les 2 parties trouveraient leur compromis en comptant jouissifement les morts dans le camp adverse...), et soirée d'anniversaire...

Le temps passe en parallèle dans les années, et dans cette soirée...

Rien n'a changé, l'impression de revoir le même film en boucle, rien ne change...l'un va dormir, l'autre finit de boire son verre de vin en fin de soirée, de parler, d'argumenter, de se lancer dans des débats jouteux, merde... virer la table, fumer une clope, choper la bouteille de vin entamée au passage sur la table pour arrêter les dégâts et le processus de soulage entamé chez x (et penser à la rapporter au passage, tiens) et... se tailler!

 

Et voilà... de retour, les convives rapatriés chez moi et le petit frère suivant au passage, la soirée se déroule en grande partie par des "t'es mort(²)" - {"enculééééééé" - "putain merde je te vois pas bordel mais t'es où ?" - "hhéhééhéhéhéhéh gnark gnark gnark"- "ramaaaaaaaaaaaaaaaassssssssssssee dans ta gueuleeeeeeeeeuuuuuuuhhhhhhhhhhh" }(³)(*) pour finir par un virage collectif de monde simultané et brutal, sentant le coup de fatigue arrivé, et devant peler des ognons avec L. première de ce nom...

 

Oui, L. de ce nom, fut le premier des 3 grands amours de ma vie... il fut court (18 ans), long (1 an & demi), pas douloureux (1 an & demi de couple sans aucune dispute ni tension.. (oui, quand je dis aucune, c'est pas une  seule, 0, nada, rien), relation inoubliable aussi par notre rupture peu de temps avant l'annonce publique de nos fiançailles.

J'étais jeune, j'étais fort immature, instable, capricieux, romantique, innocent, et doux, je regarde du balcon les immeubles illuminées, appréciant un air d'opéra à un heure tardive passé par un voisin méloman, je me  sens un peu comme un mec de 40 barges avec son costume accoudé sur le balcon rêveur au moment où la future femme de sa vie (qui comme par hasard s'emmerde à ce moment là et ne trouve que des gros nazes et cherche un endroit peinard pour noyer son chagrin, voire se suicider (vous n'avez jamais remarqué, c'est toujours en hauteur, même dans Titanic ;-) arrive

Oui... autant mentalement que physiquement bien des choses ont changé, mon romantisme et ma conviction de fonder un couple et une famille s'est essouflé au fil des défaites, ma spontanéité ma grande gueule et mon impulisivité se sont vues remplacées par un parfait petit requin de première faux-cul et ambitieux à la présentation et au passé impeccable, je ne plus l'être que j'étais, avec ses côtés innocents, rebelles et cons, j'ai avancé, j'ai grandi, je suis en train de me calquer parfaitement dans se schéma qui me conduit irrémédiablement à Jojo prochainement et d'ici quelques années à ce qu'est mon père actuellement oui...
Oui... j'ai grandi... trop vite, trop, sans doute... (soupir)

 

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(Flashback, Bang Eclair comme un ovni explosant devant son nez, retour sur terre rapide en 1/100 tième de seconde, réveil de la perception extérieure, remise en marche du mode "social")

Ma faiblesse de prendre sur le moment la personne qui m'est chère et que je ne peux oublier sur le coup des verres passés me reprend, c'est un baiser volé de simples amoureux timides que nous étions sans doute le 1er jour de notre relation, c'est l'espace d'un instant cet espace, cet osmose de douceur, d'amour, de sincérité, de tendresse, de chaleur rassurante planant dans l'air, c'est un retour sur terre, c'est une gêne de son côté

 

C'est un recul qui se veut doux mais ferme lorsque l'on dit "non" à un amour  fraîchement perdu encore plein de tendresse...

 

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Et me voilà, avec L., sur ce canapé,à se regarder, à rester seul, sans personne,sans muraille, sans pouvoir s'échapper.
Oui, le voilà ce moment par lequel toute relation devrait et doit être terminée, ce moment où l'on dépose le bilan de son entreprise et qu'on lit les conclusions, ce moment où l'on dépose son dossier sur le bureau du Boss, ce moment où l'on a son bulletin dans ses mains et  que l'on commence à parcourir les chiffres...

Nous savons qu'il n'y a peu à dire...

Un vase brisé ne se recolle jamais, on ne peut oublier autant d'amour, on ne peut passer au dessus de tant de temps, on ne peut construire ou continuer une amitié qui n'a jamais existé tant la fudre frappa vite, net, ce moment où me vient la réalité de dire d'une manière cynique et froide acquise au fil du temps ce que l'on ose dire tout haut...
Non, une amitié de mon côté où l'on se voit où se sonne tous les X mois, où l'on retrouve l'autre en plein bonheur depuis x temps alors que l'on l'avait quitté désespéré et nonne/moine pour x temps, non, cela ne me convient pas...

 

Vient le moment de la déchirure, de cet adieu définitif, du pas de la porte franchis après un dernier baiser d'adieu sur la joue, de cet adieu timide, maladroit, de ce moment où l'on quitte l'autre des yeux et où l'on se retourne pour fermer la porte à double tour, ranger machinalement un peu le bordel laisser et se taper en recherche d'âme vivante sur laquelle se soulager à une heure tardive où évidemment plus personne n'est debout, le moment où l'on se ressert le dernier verre et la dernière clope avant d'aller se coucher avec une rude journée

 


Oui.... les déchets radioactifs du passé (oui oui, les bidons au contenu bizarre, lourds, avec un gros triangle composé de 3 disques/ellipses dignes du meilleur jeu de Deathmatch...) ont leur retombées qui au fil du temps ne sont plus considérables, le moment où l'on a fermé la dernière page d'un gros livre...
Oui, C. et L. sont réglés ce soir, elles sont désormais définitivement clôturées dans ma vie et dans mon âme, oui, c'est un deuil ce soir qui termine un long deuil, oui, c'est l'instant où tout es mis en place, où il ne manque plus que le "start" pour faire exploser tous les explosifs que l'on a méticuleusement placés autour d'un grand bâtiment pour le regarder flamber et s'effondrer sous ses yeux à quelques mètres, c'est la fin d'une longue série

 

 

Oui, c'est le moment où le héros ferme pour la seule et la dernière fois les yeux, où l'on ressort les vieux morceaux de l'époque (oui, les slows nazos-romantiques des Backstreet Bots, si si...) ne supportant plus aucun morceau légèrement rapide, même du Era and co, c'est le moment de l'adieur à tout cela, de l'incinération et de la dispersion des cendres dans la mer.

 

New Life Is now Definitively starting...

 

 

(*) : je tiens à préciser que les citations sus ce post sont des citations personnelles

(2) : Le petit frère

(3): Mon auguste personne, suivi de certains reprenant "mes chants patriotiques" en coeur...

 



03:42 Écrit par Mr P & Mr F | Lien permanent | Commentaires (2) |  Facebook |

Commentaires

La vie... Il ne faut pas croire que tu changes : Tu n'es pas un parfait petit requin quis'est essouflé au fil des défaites. Ton romantisme et Ta conviction de fonder un couple et une famille sont toujours là auprès de toi.

Seulement ton âme évolue et celui-ci préfère être sélectif.

Je pense pas que l'amour est quelque chose que tu gagnes à la foire ou que tu trouves en chemin ou comme on en a parlé en Boîte. Cette Amour que tu trouveras, un amour fort et heureux qui te sera durable et te permettra de vivre ta vie de couple, t'attendra au coin de la rue de la vie.

La seule chose que ma petite vie qui est à l'aube de se bâtir peut te dire est : "Penses à toi même; vis ta vie; Batît ton domicile, mûrit un peu; et le reste te tombera dans les bras tous seul.

NB : Tu me dois encore une information car je pense avoir croisser mon âme soeur au coin de la rue de la vie. Et, je n'ai pas envie de passer à côté de celle qui à mon avis me permettrait de me rendre heureuse et à qui je pourrais me consacrer entièrement.

NB2 :
"LE PLUS GRAND SECRET DU BONHEUR, C'EST D'ÊTRE BIEN AVEC SOIS"
"CHAQUE HOMME A TROIS CARATÈRES : CELUI QU'IL A, CELUI
QU'IL MONTRE, ET CELUI QU'IL CROIT AVOIR"
et pour finir :
"Quand tu pleures l'amour, c'est qu'est né l'amour"

Écrit par : Christophe | 13/09/2004

xxx Kissoux...

Écrit par : L@rsen | 13/09/2004

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