05/09/2004

And If we Sleeped a little more, darling ?

Zapping rapide sur la tv... x morts à moscou, dans une école remplie d'enfants, je rezappe... irak, x morts, des enfants notemment... "dommage colatéral" y parrait...
Je ferme ma tv plat, la nostalgie monte, je prends mes clés, je sors, j'ai quelques paroles qui me viennent à l'esprit...

"J'ouvre un oeil sur notre monde
Pyromanes et poseurs de bombes
Sur l'écran plat de ma télé
Je vois des gens mourir en vrai"


Oui, quepeut-on dire... j'ai envie de dormir, encore un peu... je regarde ce monde qui vit autour de moi, ces gens qui sourient, ces gens heureux, ce soleil radieux, ce ciel qui n'est obscurci par les cendre des missiles et par des corps brûlés... non...
Ici, c'est un paradis, qui pourrait en une seconde se transformer en enfer... une étincelle qui ferait jaillir, pour une question de "politiquement correct", pour une question d'honneur, une question d'orgeuil, un véritable brasier...
Oui, je regarde, je pense...

"Crois-tu qu'un jour nos enfants
Rentreront aussi dans le rang
Ou seront-ils plus fort que nous
Auront-ils la force de changer tout"

Enfants...

Oui... je regarde ces enfants qui jouent, je regarde d'un oeil amusé... je rentre, il est temps de se changer, ne pas penser, ne pas rêver, ne pas refiler ces images de bonheur, ne pas penser à eux, qui ne savent même pas que je pense à eux en ce moment, ne pas penser à elle qui ne va pas tarder à se préparer pour sortir s'amuser en cet instant...
Je sors de ma douche, après un "aie" (j'ai au moment où j'écris ces lignes une épaule hors service, un bleu de la taille d'un poing sur la fesse gauche qui ressemble plus à du noir/violet suite à un magnifique mouvement "je me penche en arrière sur la poutre, je fais un saut à la matrix et je vise en passant à travers la palissade" qui atteint son but premier mais qui me fit me faire prendre sournoisement par un bout de boit dépassant...)
Oui... si on dormait encore un peu ???

...

Et me voilà, en train de me balader à poil avec une clope et mon café dans mon appartement tranquillement pour me diriger vers la douche... j'éprouve une égo-satisfaction personnelle, mon chez moi, mes vices, mon visage à la barbe taillée impeccablement, je ressors, ma chemise ouverte en soie italienne à 100 €, mon froc, mes pompes cirées... je finis de nouer les lacets...
Oui, j'éprouve un sourire cynique, je suis impeccable, parfait, nous sommes finallement au même rang que la vraie pute qui se fait belle pour attirer les clients, on se fringue, on s'arrange pour finalement se vendre professionellement... c'est pareil, cela se jouera sur un détail, je finis ma clope, je boutonne ma chemise, j'écrase le mégot dans le cendier, je sors, je l'ai...

Je signe d'un trait rapide, j'enfonce la pointe de mon feutre sur l'addition avec une maîtrise de soi indestuctible, je suis un dieu, lèches moi mes pompes, arrêtes de baver, je vais te le rendre ton tiquet signé comme un grand seigneur avec visa, je te le firerai ton pourboire...
Oui, mais... c'est ainsi, je suis impeccable (qu'est-ce que cela peu jouer son habillement préféré concernant la maîtrise de soi...), je suis ambicieux, tu me dois le respect, le sourire, la politesse, la servitude pour cela, pour mon blé, pour mes fringues extravagantes financièrement, comme tu le dois à n'importe qui dans quelle situation pauvre merde derrière ou pas...
Oui, je souris en regardant les crétins allemands en train de rire cyniquement en assemblée dans leur costard 3 pièces, regardant de hauts, détritus humains à l'esprit déjà rongé par les litres de vin rouges de bouteilles de luxe hors prix commandées pour le "standing" et nullement dégustées mais englouties tel un verre de coca, oui, ce monde ne rime à rien, ce monde fout le camp, ce monde est d'une absurdité et d'une connerie sans pareille, et je ne m'y sens bien que lorsque j'en fais partie, lorsque je suis dans le système, lorsque je fais partie du système, lorsque je deviens le système...

Hé merde...

Crois-tu qu'un jour nos enfants
Rentreront aussi dans le rang
Ou seront-ils plus fort que nous
Auront-ils la force de changer tout


Hé merde... oui je pense à mon grand-père... il fut un homme bien, il a engendré une progéniture qui ne lui a pas trop fait de honte ni de soucis, dont l'un d'eux a une place élevée au sein de cette société et qui a une place de dieu dans le petit village_de_ceux_qui_ont_oublié_leur_rêve_depuis_longtemps, qui a engendré des petits-enfants merveilleux, intelligents, humains, responsables, ambicieux, qui l'aimaient, qu'il aimait...
Oui, il n'a jamais quasi été malade, oui, il a eu une belle vie même s'il a du se battre souvent et comme un enragé, dans ce monde de fou...

Je ne suis pas un enragé, je n'ai pas cette force, sauf lorsque j'ai cette hargne de la vie qui monte en moi, qui bouillonne, je n'ai pas ce que mon grand-père a transmit à mon père, je ne suis pas pareil... je suis trop rêveur, trop innocent, trop con, totu en étant ce qu'il sont maintenant et ce qu'ils ont été au fil du temps et des marques de la vie...


Aller dormir, fermer les lumières et ce pc...
Tomorrow never dies, demain ne changera probablement pas, il sera le fruit des multiples flucuations temporelles émotionnelles et intellectuelles des années passées, l'évolution de l'automatisation et du dushunimainement, et nous sommes en pleine phase les amis !
Oui, aller dormir, me lever tard, faire une grasse matinée, profiter de ces jours de soleil, d'innocence à vivre et à ressentir dans les parcs, ressortir les bouteilles de vin pour les déboucher à 1h du matin en dessous des étoiles devant une fontaine, recommander le forfait chez le fleuriste, virer mon armure, faire pêter des extincteurs dans les bagnoles et sabrer le champagne et les pill's, oui, il faut vivre, courir, s'aimer, baiser, respirer, crier, sans s'en soucier, car nos dernières minutes de répis de vie physique ou conditionnée intellectuelle, nous regretterions de ne l'avoir fait pour cettte fameuse "peur des conséquences"...
Oui, penser à aimer, penser à m'investir, à m'y jeter, dans cet océan d'amour, quitte à en crever, quitte à m'en noyer, quitte à devenir fou, faire des enfants avant que je puisse résister à l'engloutissement lent mais progressif dans le système quitte à en crever, avant d'oublier ce que c'était de vivre et d'aimer sans contrainte

03:05 Écrit par Mr P & Mr F | Lien permanent | Commentaires (4) |  Facebook |

Commentaires

... "une chemise en soie italienne à 100 €"... le nombre de ver à soie qu'il a fallut dégraisser pour que tu t'habilles... tu n'as pas honte... ;o)

Écrit par : Carpe Diem | 05/09/2004

Nos enfants... Déjeuneront de l'xta et des champis assaisonnés de cocaine, boiront du speed au pti déj et fumeront tous leur pet aux intercours....
Ou va le monde... ;)
Bon début de semaine

Écrit par : Val | 06/09/2004

vas y et bien cours, aime, baise, respire et crie...sans jamais avoir de regrets. vas -y !

Écrit par : delphine | 07/09/2004

Euh... Carpe Diem : suis pas sûr qu'on dégraisse encore des vers à soie ;) (note : le 100 € était ironique)
Val : oui, j'espère au moins qu'à défaut ils me fileront une partie de leur dope ;)
Delphine : euh... je m'y attelle de ce pas :)

Écrit par : Mr P & Mr H | 07/09/2004

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