29/08/2004

One Fine Day ?

J'immerge...
 
Finalement, vers midi, j'ai reçu un coup de fil de mon père, pour m'indiquer que nous allions en voiture là bas le voir avant que l'on referme le cerceuil, et qu'ensuite nous rentrions au train tandis que lui resterait là...
Donc voilà... après quelques clopes, quelques grands soupirs, je suis arrivé là bas, où j'ai eu la chance (ou la malchance) de voir ces oiseaux noirs que sont les pompes funèbres...

La première chose qui me vient à l'esprit, c'est qu'il y a des métiers quand même bizarre et sans scrupules... parce que finalement, c'est cela, pompe funèbre... on vous emmerde pendant 2 heures à régler les détails (les textes, les photos, les annonces, le déroulement, les factures regroupées, vas-y que je te propose un ptit truc en plus (un add-on, comme on dit), on va même jusqu'à pousser la publication du deuil sur internet... hé oui, c'est cela la nouvelle technologie...
J'ai eu un petit sourire au coin des lèvres... un comportement aussi calculateur et rapide qu'un requin, des options débiles (honnêtement je vois mal des personnes de 70 ans de moyenne aller  sur internet consulter les annonces nécrologiques chaque jour, idem que de recevoir une page imprimée de "comments" d'inconnus à la con...), des trucs bizarres (quelques soupsons de ma part vis à vis du médecin concernant le décès "naturel"de mon grand-père vu son bilan médical et la manière dont cela s'est déroulé)
 
Oui... réalisme, qui fait parfois mal...
Donc voilà... impression bizarre, on maquille, on met une sorte de cire blanchâtre sur le visage, on coupe les cheveux, on met un beau costume, etc etc fin c'était pas lui pour moi, j'avais l'impression de voir quelqu'un d'autre vu que bon, ben... c'est pas du tout l'image que j'ai de lui dans la vie réelle, souriant, grimaçant à la limite, et puis cette horrible impression qu'il n'est qu'endormi, de voir sa poitrine se soulever doucement pour respirer... (NEXT)
 
L'enterrement se déroule mardi, et j'hésite fort à y aller...
Je n'ai jamais apprécié les enterrements, je me suis toujours emmerdé à voir un discours d'1h du prêtre (je savourerais nettement plus la lecture alléatoire de la bible tout seul si je devais le faire...), de voir pendant 1/4 d'heure un cerceuil se balader doucement, des gens qui pleurent, mettre le cercueil, se barrer pendant qu'on recouvre de terre...
Non, je n'ai jamais apprécié les enterrements, et je pense qu'y aller ne m'apportera pas grand chose, excepté sans doute me fouttre le moral en état 0 ce qui n'est pt'être pas un bon plan vu que j'ai examen le lendemain et surtout un grand examen de 4h le surlendemain où il faut de la concentration...
 
Donc j'hésite... je sais que d'une manière, réussir mes études aurait été une belle façon de lui rendre hommage...
Je sais aussi que je me sens perdu... l'impression d'avoir perdu un héro, l'impression d'avoir perdu une partie de moi...
Et je reste là, sans trop comprendre, fermer ce pc, me mettre à bosser, c'est la meilleure des choses à faire, même si c'est très dur, que j'ai envie de passer des heures à comater, à dormir, à ne pas penser...
 
Enfin, je voudrais terminer pour remercier une partie de la blogosphère pour leur marque de sympathie et de soutien, ainsi que d'autres, qui sont devenus une belle amitié, et certains proches qui ont été là ces derniers temps et grâce à qui, après des heures et des heures d'effondrement et de larmes, j'arrive depuis hier soir à avoir de temps en temps le sourire et à rire un peu entre 2 crises...
 
Larsen, Christophe, Laure, Gaetan, Deesse, un grand merci pour ces longues heures et cette présence...

14:14 Écrit par Mr P & Mr F | Lien permanent | Commentaires (7) |  Facebook |

28/08/2004

Always be there...

Je ne sais que dire, comment commencer ce post... c'est un besoin d'écrire, un besoin de sortir, un peu comme lorsque l'on doit faire un petit trou tout fin dans un objet gonflé par l'air pour le vider...

Le destin est amusant, parfois, si l'on peut dire...
Il y a une semaine, j'allais en Ardennes voir mes  grands-parents, et par faignantise, par fatigue, je n'étais pas très présent cette fois-là... rassuré sans doute par le fait que mon grand-père qui avait pris un petit coup de "vieux" en quelques mois avait l'air d'avoir récupéré sa pleine forme, et par le fait de le voir redevenu le même vieux bonhomme à l'air austère qui derrière cachait un homme avec un sourire jusqu'aux oreilles prêt à participer aux moindres délires des ses petits-enfants, rassuré sans doute par ce bien être que m'apporte à chaque fois une visite chez eux.
 
Aujourd'hui, c'est dans un sommeil vaseux que j'ai décroché le téléphone d'une voix agréable, une première estimation mentale de l'heure m'indiquant que cela devait être un ami ou autre coup de fil agréable et que je suis tombé sur une voix familière mais tout à fait inhabituelle...
Celle de mon père... m'indiquant que mon grand-père venait de décéder, et une 20taine de secondes après en larmes...
Vaseux, j'ai d'abord été surpris (de toute ma vie, je n'ai jamais vu ni même entendu mon père en larmes), par cette absurdité, et puis je me suis recouché, en recouchant le gsm, avec cette pensée si générale qu'est "on réfléchira cà plus tard, quand  j'aurai les idées assez nettes pour comprendre le problème
 
Vient alors le temps de "déclic"... le temps de réalisation... qui fait que l'on passe de l'acceptation de la nouvelle simple aux 1ères images... aux derniers souvenirs, et à travers celles-ci aux sentiments qui sont liés, et à la réalité de la nouvelle... VLAM...
Cet état bizarre, de mélange entre l'hyperactivité émotionelle, réflexionelle et la stupeur du choc et du réveil à un moment inhabituel (à savoir après quelques heures de sommeil et tôt le matin), est difficile à décrire... il reflète juste la complexité de l'être humain, de cette machine qu'il est..
Et puis bien sûr... encore une  fois, cette rage de voir combiné obligations (examens) et bien être personnel... car les congés ou les reports d'examens ne se font que pour un parent du 1er degré... donc, grosso modo on s'en contrefout...
L'inhumain là où l'on tente d'apprendre l'humain... le paradoxe...
 
Reprendre un café, reprendre une clope, essayer de comprendre (la mort n'est pas compréhensible et pourtant j'espère toujours le trouver ce sens de nous arracher les êtres que l'on aime, au delà du "c'est la fatalité, c'est ainsi"...), essayer de se secouer de cette torpeur...
Merde... ce qui fait sans doute le plus mal, c'est de regretter de ne pas avoir passé plus de temps avec eux... on ne pense jamais à ce genre de choses, lorsque tout va bien... on devrait...
 
Ne pas m'isoler, ne pas me laisser abattre, ne pas penser, m'investir dans le boulot... plus  facile à dire qu'à faire...

09:17 Écrit par Mr P & Mr F | Lien permanent | Commentaires (7) |  Facebook |

26/08/2004

Childrens...

J'ai toujours aimé les enfants...
Peut être parce que je suis un grand enfant finalement, peut être pour leur innocence, ce regard avec leurs grands yeux porté sur le monde, leurs petites bouilles, leur façon de venir chez vous lorsqu'ils ont un petit bobo...
Oui, si véritablement j'ai toujours aimé les enfants, je ne peux comprendre les gens qui n'en veulent pas...
 
*** FlashBack Time, 2,5 years ago... ***
 
Phoenix se balade sur la plage avec E., sa meilleure amie de l'époque, et C... après petite discussion avec E., je m'en vais rejoindre C. sur les dunes...
 
Phoenix ~ Tu sais, moi aussi, je voudrais avoir des enfants...

Elle ~ (grands yeux... ces yeux qui m'ont toujours fait craquer...) oui mais bon... nous ne sommes pas dans une situation correcte pour les élever...

Phoenix ~ Je comprends, mais bon... je me barrerai pas comme ca... tu le sais, et je te l'ai promis... j'en ai envie autant que toi et du côté financier, je peux toujours m'arranger...

Elle ~ Mais... tu ne comprends rien, de toute façon, qui te dit que ... (...)

Phoenix ~ (mode encore une fois j'ai cru écouter mais je n'ai pas écouté comme j'aurais du le faire pour une femme, couillon de mâle qui comprend rien...)
Euh... écoutes, dans 2ans & demi, je finis ce  graduat, je sors, j'ai du boulot... je t'en fais la promesse...
 
*** FlashBack Time Off ***
 
 
J'ai mis 2 ans pour faire le deuil, 2 ans véritablement pour ne plus replonger dans la tristesse et la joie de l'avoir connu, et d'avoir connu aussi longtemps des moments aussi beaux, aussi purs aussi fort...
J'ai mis 2 ans sans doute pour arriver à +/- pouvoir accepter qu'elle ne devait pas être la femme de ma vie...
J'ai alors compris ce jour là que les études étaient importantes, que je ne serais pas père où alors malgré moi, et j'ai alors fait en sorte de respecter ma promesse même si nous nous étions séparé...
 
Aujourd'hui, 2ans et demi après, quelques heures après avoir appris la nouvelle, un deuil forcé et quelques sanglots sortis comme un tsunami sans comprendre ce matin me mettant à genoux comme si j'avais perdu mon père m'a obligé à reconnaître que finalement je l'aimais peut être encore un peu où qu'avec l'âge, on ne devenait pas moins con, mais que l'on réalisait plus rapidement  ses erreurs...
 
    J'ai appris hier qu'elle venait d'accoucher
 

09:01 Écrit par Mr P & Mr F | Lien permanent | Commentaires (7) |  Facebook |

25/08/2004

here we are... here we go...

On y est, plus que quelques heures après une nuit nerveuse...

Même pas peur...
Fin si, un peu j'avoue... fin...
ARGHHHHHHHHHHHHHHH ... (y'a plus de café) (suis perdu)
 
Bon... si je survis, je reposterai...

Pas peur pas peur même pas peur même pas peur même pas...


10:43 Écrit par Mr P & Mr F | Lien permanent | Commentaires (4) |  Facebook |

23/08/2004

3, 2, 1, Houston...

Minuit 35...
Je finis de prendre ma plaque en verre, LA plaque en verre... la plaque en verre de la débauche, la plaque en verre mince et finie qui sert à tout, de support à verre, de support à assemblage de divers éléments électroniques, la plaque de support à roulage... c'est dans cette dernière utilité que celle-ci trouve sa place ce soir... une feuille, une clope, un peu d'herbe (sans ogm, je précise, je ne prends que des produits naturels...), et c'est parti...

3,2,1, go, houston... j'arrache d'un coup de dents le bouchon de la bouteille de cidre, comme le tox serre d'un coup de dents le garro qui lui servira à injecter sa dose... chacun son truc, chacun son trip, chacun sa drogue, chacun sa plane...
Oui, finalement, chacun son trip, chacun sa drogue... l'état a décrété ce qui était admissible ou pas... un mec qui se shoote à l'héro ou qui se prend sa pill's d'xtc est beaucoup plus dangereux qu'un mec qui se descend chaque soir ses 3 bouteilles de whisky.
Chacun son truc, oui, chacun sa came, chacun son job, chacun sa vie, fais ce qu'il te plait, choisis ta sexualité, choisis tes déviances, choisis tes vices, choisis ta caisse de prévoyance, choisis ta mort, prends tout ce que tu veux, consommes, vas-y, prends, goutes, éclates-toi... euh...  pssssch! juste un détail, n'oublies pas de reverser à l'état, amen, éclates toi !!!
 
Et me voilà... en train de m'exploser la gueule tranquillement ce soir, parce que c'est MA soirée... après 2 x 24 heures de merdes absolues entrecoupées d'une pause de quelques heures (il faut bien, ce ne serait pas drôle sinon ?), je m'explose tranquillement la gueule... parce que ce soir est le dernier soir avant le verrouillage des portes du bunker dans lequel je vais me calfeutrer à partir de demain, avant l'entrée dans la grande mission "joues ta vie en quelques heures, sur quelques feuilles, rentre dans ce jeu que sont les études, avant d'affronter ces êtres que sont les professeurs..."


Oui... les profs...
Excepté quelques-un, j'ai toujours considéré qu'il y avait deux races, dans ce monde... celle des croyants, et celle des obsédés...

D'abord, il y a le croyant.
Celui qui chaque année refait son cours, prend quelques jours de congés dans sa vie personelle pour suivre des séminaires pour se tenir à jour des dernières méthodes pédagogiques, des dernières découvertes dans la science qu'il enseigne, celui qui malgré les années, sourit en se disant à la fin de l'année que dans la masse de pauvres glandus affalés devant lui en train d'imaginer diverses choses pendant que celui-ci tente au mieux de distiller ses  connaissances et de susciter l'intérêt, il en a sauvé un... il en a intéressé un...
Celui qui en chaque début d'année reçoit sa nouvelle classe en espérant que dans ce nouvel arrivage, il y aura plus de disciples attentifs, plus d'âmes à sauver... celui qui aime ses étudiants comme ses propres enfants, qui les connait par leurs prénoms, et sacrifierait sa vie amicale et familiale pour l'un de ses précieux chérubins...

Et puis, y'a les autres...
Ceux qui sont sadiques... ceux qui depuis des lustres répètent les mêmes paroles, prennent leurs courts instants de gloire et de lumière en distillant les mêmes anectdotes qui ne font sourire qu'eux, ceux qui sourient avec leurs collègues en calculant par avance les nombreux suppléments qu'ils recevront mutuellement en donnant des cours particuliers aux élèves qu'ils s'enverront pour remédier à leurs carances, ceux qui sont fiers de constater que leur cours figurent parmi les plus hardus, qui trouvent normal que 80 % des élèves se trouvent en seconde cession dans leurs cours (après tout, tous des faignasses), ceux qui juissent mentalement de voter clairement pour le recallage d'un élève pour quelques misérables points sur 1000 pour lui faire payer la quelque maladresse faite par celui-ci un beau jour en sa présence...
Oui... ces autres... ceux pour qui un an dans la vie d'un jeune ne vaut rien, ceux qui sourient de voir les mêmes tondus se réinscrire pour la troisième année consécutive parce qu'ils n'ont pas réussi à acquérir l'esprit du maître, ceux qui jouissent de manière sadique et permanante inconsciemment et perversement de ce pouvoir d'autorité, de vie et de mort dont ils disposent...


Je vous vois sourire... j'en vois même certains se dirent "mais quelle imagination..." non... hélas, j'ai malheureusement rencontré, vu, et subi ce  genre de personnes dans leur intégralité, et cette description n'est qu'un pâle condensé des images résidant dans mon esprit et me faisant regarder ce petit monde d'un air méprisant...
Oui... je regarde ce petit monde d'un air méprisant, supérieur... je vous pisse à la raie, je vous crache à la bote... oui... vous n'êtes rien, vous n'êtes que d'une médiocrité absolue... vous m'avez pris ou me prendrez peut être quelques années, quelques moments de rage, mais jamais, oh grand jamais, vous n'atteindrez le niveau de ma conscience ni ne toucherez à ma dignité, oh non...


Et pourtant... oui, il y a quelque chose qui va mal dans cette vie, dans ce monde, dans cette société... mon regard arpente les foules, arpente les personnages de ma propre vie, arpente les rues le soir dans le noir absolu, scrutant tout signe de vie, tout petit épisode de ce petit théâtre magique qu'est la vie au quotidien, avec ces acteurs inconnus, si beaux, si poignants, si vivants...
Oui, il y a quelque chose qui va mal... les  gens ont peur d'aimer, les gens n'ont plus confiance en les autres, les gens n'ont plus confiance en eux...
Oui, cela va mal... des gens se quittent ou se déchirent, voire même se tuent pour des bouts de papiers, pour une question d'honneur, pour une question du qu'en-dira-t-on
Oui, cela va mal de constater que l'on est prêt à détruire pour éviter d'être détruit...
Oui, cela va mal, et je regarde des fois ce monde avec un regard curieux, un regard étrange, un regard triste... triste de ne pas comprendre ce monde, triste d'être un pion conscentant malgré moi de ce monde, triste de devoir parfois vivre personnellement ce genre choses, triste de constater parfois que moi même, d'une certaine manière, j'y contribue


Dernière gorgée, une clope, je m'en vais m'isoler dans mon bunker pour une durée de 3 semaines, durant lequelles ce blog sera très rarement mis à jour, pendant lesquelles je m'auto-coupe du monde (il faut se donner les moyens a dit un jour un grand philosophe)
Mais bien au delà, c'est aussi un adieu à pas mal de choses, à pas mal de gens, et à pas mal de conceptions, car force m'a été de constater ces jours-ci que j'ai commis l'erreur personelle de penser et de m'illusionner de ma vie...
Oui, j'ai commis l'erreur hélas de penser que je pouvais attendre en retour ce que j'estime que les gens pourraient attendre de moi... c'est à dire trop, beaucoup trop, certains proches ont passé il y a peu des tests de manière inconsciente... et leur sort est scellé.


C'est donc un abandon d'une grande partie de mon entourage, cette envie de partir de ce pays d'ici peu, de changer beaucoup de choses et de jetter un bouquet rapidement et sans regret sur la tombes de beaucoup de  gens que je viens d'enterrer avec un simpleme haussement d'épaules, c'est un départ, une rennaissance, une découverte, une métamorphose...
Oui... pour ceux qui reste, je vous aime, et je vais rattraper ces moments, vous donner ces émotions, cette présence, cette écoute, cette honnêteté et cet amour que je ne vous ai pas assez donné, pour les autres, je ne fais que couper la corde d'une barque qui ne voguait plus depuis longtemps au port sans regret...


Enfin... d'ici la réalisation de tous ces évènements et d'ici le prochain "vrai" post personnel autre que le compte rendu rapide du déroulement des opérations estudiantines, je tenais à vous remercier, tous, pour votre passage sur ce blog, pour cette lecture, pour ce lien invisible et anonyme que nous avons  tissé au fil de ces lignes, pour votre présence, discrète ou pas, sur cette tranche de ma vie tentant de raconter un bref condensé de ma longue vie et de mes longues élucubrations psychiques...

Oui, Merci à tous, que Dieu et vous garde et vous bénisse,
Mr P./LostSoul

01:04 Écrit par Mr P & Mr F | Lien permanent | Commentaires (10) |  Facebook |

19/08/2004

Smoke on the Water

Il y a certaines choses que j'apprécie particulièrement dans ce monde.
Les 10 premières minutes du matin par exemple sont une vraie bénédiction...
Sortir de la douche frais, respirer l'odeur du café qui vient fraîchement de couler, allumer une clope, déguster le premier arôme de ces 2 combinés, allumer msn et passer un bon morceau.
5 minutes, sans doute pour ces dernières opérations (temps de la douche non inclu...), qui font que le temps se ralentit, que rien ne compte, que l'avenir ni quoi que ce soit d'autre presse... une bénédiction

Ce soir, c'est un peu pareil... brûler tout doucement le bout tortillé d'un join parfaitement roulé, humer cette odeur, telle la pipe, tirer légèrement pour allumer doucement le foyer et le voir incandescent dans l'obscurité de la nuit, sentir cette odeur, prendre un bon café, se caller au fond du fauteuil, visser son casque sur les oreilles
Oui, ce sont peu de choses
Oui, je vois certains esprits malfaisants venir "un café à cette heure ?" "un join ? tox !" peu importe, je ne m'arreterai pas là dessus, c'est futil
Je rentre, et j'ai tout simplement besoin de confort, c'est mon petit confort ce soir, comme d'autres rentrent dans le confort de chez eux et dans la tendresse et la douceur des bras d'un être aimé.
Moi, c'est le café, la clope, et très rarement, un petit pétard... oui... parce que je n'ai que cela en ce moment, parce que le seroxat est maintenant quasi totalement éliminé de mon organisme et que je commence à sentir les effets - ou est-ce tout simplement les dernières 48h qui jouent sur mon mental -... peut être un peu des deux.

Un peu comme le panneau d'affichage du statut de certains éléments électroniques, j'ouvre tout doucement le panneau ce soir, je vois ces lumières allumées, signe d'un trafic cérébral ininterrompu comme d'habitude (rassurant... je ne suis pas mort cérébralement), et je fais le bilan...
Pas au top ce soir, non...
Besoins...
Besoin de cul, rapidement... merde... c'est con, c'est bestial, non... penser à vérifier si cela se trouve dans la pyramide de Pablov, besoins vitaux, animaliers comme manger, dormir ?
Je n'en sais rien... c'est ainsi
Besoin de tendresse aussi, de présence...  pas rapidement, mais tout doucement quand même... totalement hors du sexe, bien au delà, en parallèle, c'est en fait profondément un besoin d'aimer, un besoin de regards doux réciproques, un besoin de tendresse, de douceur, de support moral, computation, d'écoute sans jugement, un besoin d'être là, moi, tout simplement, humble, et d'être attendu, aimé et chéri, tout simplement

Et c'est là où l'idée jaillit... les deux finalement sont liés, le sexe, l'amour, l'amour le sexe, oui...
(mode réflexion on)
J'ai toujours eu besoin de ressentir quelque chose pour quelqu'un pour faire l'amour, j'ai toujours eu besoin de ressentir de l'affection, des sentiments, au delà de l'attirance physique pour le faire, malgré ce que les gens disent, pensent...
Et pourtant... je suis un homme, et ne le cachons pas, (seuls les hypocrites le nieront), les hommes ont des besoins sexuels plus important en moyenne que les femmes... oui, et j'en fait partie, même si je me fais la réflexion sans doute que j'aie du véritablement "baiser" (disons les mots cruement) 2 fois dans toute ma chienne de vie juste par besoin animalier, et sans sentiments... l'une des 2 fois l'autre étant dans le même état d'esprit, et me sentant dans les 2 cas au réveil, en me regardant dans la glace, pitoyable, lamentable... la 2ème fois étant la dernière, me regardant dans le miroir et songeant "tu n'as pas été un homme cette nuit... tu as été un animal, tout simplement... une bête, cédant à ses besoins immédiats, sans l'once d'une réflexion... seuls les animaux font cela... comment as-tu pu faire cela"
Oui, salaud, mais pas tant que cela, non...

Et pourtant, le temps passe, et je suis partagé entre les 2... continuer à croire, à rêver, à espérer, à être désillusionner, à aimer, à tomber, à me faire avoir, ou manipuler, ou jetter comme une chaussette malpropre, à penser aimer à tort et à faire du mal lorsque je m'en rendrai compte, à faire des efforts pour rendre cet autre l'être le plus heureux du monde, à faire du mal sans le faire exprès...
Oui, continuer à croire, ou arrêter là, céder à cette tentation d'oublier tout cela, de ne viser que de satisfaire les besoins de bases (tendresse, sexe, compagnie...) et à rien d'autre...
Qui sait, est-on salaud ou un type bien depuis la naissance, est-ce que cela est imprimé dans nos gênes, est-ce que cela peut être scientifiquement apposé sur une quelconque courbe ou flux périodique / fluctuant tel le nasdaq, le vécu nous influence-t-il ou ne fait-il que confirmer une tandance gravée dès la naissance, la convergeance sexuelle l'est-elle également (l'éternel débat est-on homo/hétéro sexuel dès la naissance ou est-ce quelque chose qui se développe au fil du temps ?)

Oui, tant de questions, auxquelles j'aimerais répondre, pour comprendre, pour saisir le chemin que j'arpente, que je devrais arpenter...
J'ai toujours eu du mal à faire avec l'inconnu, avec l'immaitrisable, sans avoir jeté au préalable l'espace d'un instant un regard critique, méthodique et prévisionnel sur les choses.

L'inconnu fait peur.. moi il me hante tout en m'excitant...


03:00 Écrit par Mr P & Mr F | Lien permanent | Commentaires (13) |  Facebook |

18/08/2004

Sound of Hate

00.33... je suis vidé, une Carolus Triple sur le bureau a peine à faire passer la transpiration et la chaleur collant à la peau de manière désagréable
 
Petit temps de réflexion, petit temps d'émotions, petit tour d'horizon, pour réfléchir à qui, quoi, comment, pourquoi...

Pause - arrêt sur le personnage, zoom panoramique comme bien souvent -, nous ne sommes pas dans matrix, même si certains soirs je me pose la question de savoir si ce que je vois, pense, ressends est bien la réalité de ce monde.
Le mail, le gsm, le fixe, le net, le hub réseau qui clignote rapidement, toutes ces choses qui transittent par air, eau, cable...
 
De l'émotion à la donnée, de la donnée à l'émotion... 
Ce monde est décidémment bien bizarre, je n'arrive plus à me rappeler quand j'ai échangé mes poumons sains contre le goudronnage et la mort petit à petit du plaisir substanciel tiré d'une dose de nicotine, où quand j'ai commencé à sombrer petit à petit comme tant de  gens dans ce monde qui n'est quasimment plus composé de 0 et de 1...
Nous voyons la plupart du temps nos amis, nos proches, à travers la gueule d'un écran, d'une webcam, d'un téléphone de préférence high-tech mobile (cela fait mieux, cela donne meilleure conscience), je me mets à composer des "exit" dans mon Word et à ne pas comprendre pourquoi cette foutue lettre ne disparaît pas, je me mets à  vouloir brûler des photos qui ne sont que de simples combinaisons de 0 et de 1, alpha beta, sur mon disque dur, je me mets à vouloir effacer des souvenirs de conversations tenues - merde, c'était sur msn.
Oui, nous ne nous parlons plus, nous ne nous écoutons plus...

4A 65 20 74 27 61 69 6D 65 ... merde, c'est un "Je t'aime" en Hexadécimal...
Pardonnes moi mon amour - pas grave, le prochain / la prochaine se trouve sur rendez-vous, mach, caramail, blogs, msn, mail, connaissance, président de la confrérie des chasseurs interstellaires...
Merde... mais je suis où là ?
"Euh ca va, pas de nouvelles, quoi de neuf" "rien..." "euh ben j'attendais ton coup de fil pour savoir si tu passais ce soir" "euh non j'suis malade" "on se voit prochainement" "oui on verra, je sais pas si je couve une grippe"
Raccrocher le combiné... "1ère leçon de survie, ne t'attaches jamais à quelqu'un qui ne te montre pas 1 tantinet qu'il tient à toi...", oui, j'avais oublié cette leçon, depuis bien longtemps...
 
Qu'ais-je à dire... je n'ai rien à dire... je suis un paquet vide envoyé sur cette grande frame de la vie, je suis un écho, un résidu résidentiel d'une perturbation engendrée par le balancement d 'un porte clé métallique à coté du cable de transmission, je suis un résidu résiduel de quelques miettes de vies, d'émotions, de flagrance d'explosion de pensées et de vie...
Oui, qu'ais-je à dire... je n'ai rien à dire, c'est ce que je me dis, en raccrochant ce téléphone,  en lisant ce mail reçu hier, non, tout cela est bien fini, évaporé... une onde se perdant dans l'espace infini, un peu comme une vieille boite de biscuit que l'on trouve au fond de son tiroir et que l'on avait vidé il y a longtemps
Quand est-ce que cela s'est terminé, quand est-ce que ce moment est venu où petit à petit ces émotions ont jaillies, quand est-ce que ce moment est venu où ces émotions se sont taries... 
Un goût amer dans une gorge douloureuse, un peu comme lorsque l'on a une angine, la gorge nouée... 

Oui, quand est-ce que la machine s'ammorce, vers le déclin, vers la réussite... quand... quand, à quelle fraction de seconde 2 personnes amorcent-elles le chemin de cette courbe étonnante qui fait qu'en quelques mois, au fil du temps, petit à petit, insidieusement, l'on se perd, l'on s'oublie, pour se réveiller un matin en se rendant compte que le carnet de son téléphone et sa liste msn surbookés ne sont plus composés que pour la plupart de spectres de relation, de réaliser que beaucoup de choses ne sont plus que du bluff, du superficiel, des spectres d'amitiés, de souvenirs, de quelques "salut" éphémères posés l'espace d'un instant...
Prendre un balai, faire les poussières, mettre ces spectres au placard, j'ai peu de gens qui sont encore présents réellement, de manière constante, j'ai absorbé la pillule rouge ce soir sans le savoir...

00:51 Écrit par Mr P & Mr F | Lien permanent | Commentaires (18) |  Facebook |

15/08/2004

Behind the eyes...

Dernière clope, un café... il est tard, et j'ai passé une foule d'heures à bosser c++, entre les erreurs mystiques, les corrections, entrecoupées d'un snooker en compagnie d'amis proches...
 
Limp Bizkit dans la platine, Behing Blue Eyes... c'est mélodieux, et les paroles sont magnifiques... je médite sur celles ci...
 
"No one knows what it's like
To be the bad man
To be the sad man
But my dreams they aren't as empty
As my conscious seems to be
I have hours, only lonely
My love is vengeance
That's never free
No one knows what its like
To feel these feelings
Like i do, and i blame you!
"
 
Oui... mes rêves ne sont pas éteints... ils me semblent juste parfois tellement loins, tellement inaccessibles.
Mes quelques expériences de vue, ou de travail, surtout dans le monde informatique (et encore, je n'y ai approché que le coté "gentil student") ne m'enthousiastent pas à trouver un boulot...
Non, bosser pour un salaire misérable, un c4 au nez, le manque d'expérience, la pression intense, ce n'est guère tentant, et pourtant, il faudra y passer...
L'amour, lui me semble être une quête qu'il me faudrait stopper... je suis tellement maladroit, parfois tellement égoiste ou trop accro, j'aime trop, j'aime mal, j'aime trop peu, et trouver l'âme soeur me semble être devenu aussi futil que de tenter de transformer le sahara en jungle foisonnante...

Et me voilà, avec des heures de solitude à tuer... oui, je déteste cette solitude, je déteste les sentiments que je peux éprouver qui ne sont pas toujours réciproque, oui, je rage d'autant aimer et de n'être pas né moins sensible, moins humain, oui je rage d'être aussi maladroit pour exprimer mes sentiments ou de n'avoir su trouver les mots juste pour dire que j'étais désolé  de faire parfois du mal sans le faire exprès, hanté par les souvenirs du passé, par la peur, par ma maladresse...

No one knows what it's like...
Pour les rares qui espèrent encore, il est hardu pour ces proches compatissants de comprendre le fond de mes pensées, de me suivre dans ma vie quotidienne...
L'humanité est quelque chose de précieux, tout comme la spontanéité et la sincérité...
Oui, cette humanité que j'ai, ma spontanéité et ma sincérité sont de très belles choses, mais j'ai appris aussi que toujours parler ou agir sous l'instant présent, sans prendre la peine de réfléchir, pouvait aussi être fortement négatif ou blesser.
Se pose alors la question de savoir s'il faut toujours réfléchir avant de commettre ou de dire quelque parole... on me reproche certaines choses, et je me désole moi même de mes faiblesses certains soirs ou de ma condition d'humain, de toutes ces choses qui me laissent perplexe, indécis, ou les mauvais choix que j'ai pu faire...
 
Mais c'est là tout mon malheur, c'est de me sentir certains soirs tellement seul, tellement petit, tellement maladroit, ailleurs, décalé, sans pouvoir y apporter quelque réconfort, quelque explication, quelque changement...

I'm an E.T.... please call my home, i want to come back...





03:28 Écrit par Mr P & Mr F | Lien permanent | Commentaires (3) |  Facebook |

14/08/2004

OrgasmOrage

An other day, another silence, don't cry don't say a word in a such lonely world...

Je rentre, et les lumières de mon apartement se font douces pour m'accueillir dans ma solitude profonde qui s'accentue ces derniers jours...
Je m'immerge dansun nuage...
Non, pas l'amour... non... pas le sexe, non... bien au delà, dans une transe artificielle, provoquée par les molécules de THC se fixant sur les récepteurs neuronals responsables du plaisir...

Oui, je suis bien ce soir, étant enfin délivré après un long périple, je finis de tenter un second join, après des jours d'attente, après un long périple pour rouler le premier, faisant des lustres que je n'avais exercé cet art
 
I'm good... la tension rediminue...
Récapitulatif d'hier soir...
J'apprends que l'amie que j'attendais ne viendra pas, malgré de longs préparatifs pour passer une soirée agréable....
C'est ainsi... elle éprouve des sentiments pour moi, elle ne sait concernant les miens... pas assez fort, trop longtemps douté à une époque quand à une modification de nos rapports, trop peu de gestes de son égard ces derniers temps...
Je sors... la pluie bat, j'ai pris ma vieille canne de snooker... je vais jouer seul, défoule ma rage et ma solitude dans une activité qui nécessite le calme et la concentration...
Je suis rejoint par un ami qui répond à mes x sms "tu glandes quoi, un atelier ?", les verres passent, les additions s'accumulent, nous finissons par une assiette mezze accompagné d'une pita en plus sur le retour...
 
 
Et voilà... après quelques parties (encore, oui, mais misérables aujourd'hui) de snooker, me voilà, chez moi, après une autre discussion avec une amie proche... enfin proche, le genre d'amie qui depuis longtemps vogue dans une relation amant / amis / ennemis...
C'est une drole de relation, à laquelle nous aimerions mettre terme... clarifier... des sentiments, oui, non, de l'amitié, oui, non, des prises de têtes régulièrement par une mécompréhension mutuelle...
Pas évident... après l'impression de m'éloigner de plus en plus de Anne, après ces sentiments avoués récemment dont je ne doutais guère, après cette remise en question de me dire "il va falloir un jour le faire, décider de classer dans l'une des 3 boites... ami, amour, oubli...
Merde... je perds trop de gens ces temps-ci que j'aime...
 
Je suis dans un état second, je me plonge dans ce bien être au delà des considérations au fil des batements de coeur qui diffusent le THC dans mon organisme, je me laisse doucement envahir, je me détends, et j'écris...
Oui, comme je le disais il y a peu, "la plume est un art dont je rafolle avec délicatesse, elle me procure un plaisir égoiste juissif que je partage avec mes lecteurs et dont je me réjouis de les  voirs immaculés par ma prose naissante encore fraiche, tiède d'être sorti depuis peu de ma plume fébrile"

Oui, écrire est une seconde nature, un état à part, un état de calme, de repos, une sorte de déversoir du trop plein de vécu, de vu, de ressenti, de pensées...
Elle est la seule chose dont je ne peux douter, fruit magnifique de la spontanéité (tant de choses belles naissent de la spontanéité, à noter, à méditer plus tard...)
Elle est mon exutoire, une sorte de prestation où je ressors fatigué, usé, mais bien, en partie grâce à ce formidable auditoire...

Merci à vous

01:09 Écrit par Mr P & Mr F | Lien permanent | Commentaires (5) |  Facebook |

13/08/2004

Beyond the time

Beyond the time...

Peur cette après midi... vue d'une moto bien spécifique qui me rappelle mon passé, qui me rappellent que la vie ne tient qu'à un fil...
Peur tout simplement...
Gros coup de blues ce soir... le passé, le boulot, le célibat, la peur, la déclaration d'une personne proche qui éprouve des sentiments... mmm... oui mais trop tard, soirée avec une amie proche annulée...
Snooker seul, entrainement avec ma queue de compétition... ouah, quelle précision... auto-satisfaction... le temps d'oublier, le temps de faire passer le temps...
 
Blank & Jones, Beyond the time en boucle... cela m'aide à m'endormir...
Beyond the time... cela me rappelle les roller parade... les soirées sportives à coup d'ice tea green, le bien être au retour après 25 km en roller, une bonne douche...
Quelques westmalle et autres... solitude, alcool et anti dépresseurs pour compenser; beyond the time dans les oreilles...
Envie de voyage, envie de partir, envie de rencontrer de nouvelles personnes, envie de prendre la visa, de claquer un max, de partir, de fuir, ces responsabilités, ce passé, cette vie...

Freedom me fout 2 coups de baffe... allez mon gars, vas de l'avant... hais, méprises, frappes, oublies ces femmes que tu ne comprends et que tu n'as jamais compris, viens boire un verre, noyer ta solitude, oublies ton passé, oublies le présent, oublies l'instant
Oui, freedom... j'aimerais... mais j'aimerais aussi être heureux, j'aimerais que nous soyions heureux... Phoenix a trop de passé, trop de questions, trop de peurs, trop d'envie d'aimer pour pouvoir certains soirs subsister... il ne reste que dans l'ombre...

Les lumières se ferment, l'ombre tombe...
Je ne suis que le fruit de mon passé auquel j'ai survécu
Je ne suis que le souvenir des âmes que j'ai aimées et qui m'ont oubliées
Je ne suis que le souvenir de la douleur des gens que j'ai aimé et dont certains m'ont quitté
Je ne suis que moi... la peur, le doute, l'angoisse, l'amour...
 

02:54 Écrit par Mr P & Mr F | Lien permanent | Commentaires (5) |  Facebook |

12/08/2004

Please Enter Parameters

Fin de journée - une carolus triple, une clope, U2 sur la platine le casque vissé sur les oreilles à fond de balle.

La journée fut longue, entre nettoyage, vaisselle, factures à payer, cours, softwares à rapidement réinstaller chez une amie, coup de fils divers, courses, bouffe, le tout parsemé de - dévissage du syphon de l'évier encore une fois bouché, vider le seau, remettre le seau, reboucher, revisser -  (penser à sérieusement appeler ce plombier...), pour en arriver à souffler, et me dire qu'il serait temps que je m'arrête faire une pause
 
Flashback... 24 heures plus tôt...
Je me retrouve au plus profond de la médiocrité basse à en vouloir un être cher d'avoir su trouver les mots pour se retrouver avec l'être aimé, médiocrité basse qui cache la jalousie... Oui, j'aurais aimé avoir su trouver ces mots lorsqu'il le fallait, oui, merde, je suis heureux que x et y se réconcilient, que Z aie trouvé l'amour et de l'avoir soutenue tout au long de cette quête, mais moi merde bordel... qui pense à moi une fois loti dans son petit bonheur, combien de personnes m'ont présenté des proches en faisant mon éloge, combien de personnes tout simplement m'ont présenté une éventuelle candidate... bordel ?

Coup de cafard passager (je suis en manque d'affection, merde, c'est une non assistance à personne en danger bordel, soignez moi de cette maladie qu'est ce surplus d'amour ou filez moi ma dose quotidienne), je passe au coup de gueule après coups de fils réguliers le soir sur une amie proche, mélange d'overdose de ne pas arriver à la joindre au gsm depuis 3 jours (toujours cette foutue impression d'abandon trop souvent confirmé) et de l'angoisse (merde pas encore un proche perdu bordel)
Et me voilà... sur le vif et je regrette de n'avoir pas pu être livré exceptionnellement d'un packson de beu ce soir...
Je ne suis pas consommateur régulier, loin de là... comme tout le monde à une époque, je me baladais, mon paquet de l&m la journée, mon petit pétard le midi et de temps en temps le soir, on était jeunes

C'était l'époque...
L'époque des bancs d'humanité où les chançards comme moi allions dormir 2 ou 3h après avoir passé leurs nuits sur internet à jouer à Tetrinet où à coup de rires hystériques étouffés de frags à Duke3D...
La journée commençait à 10h, le temps de se décoller du banc rendormi le temps de faire la bise et de déclarer quelques paroles flatteuses aux jeunes demoiselles qui nous tournaient la tête le temps des courtes récréation, pour se rendormir jusqu'à l'heure du midi où nous nous  gavions de nourriture surenrichie en cholestérol et pour moi de piment de cayenne à la friterie du coin...
Oui, c'était le temps des BBS, c'était le temps où nous ne voyions pas l'avenir, le temps des parties de réseau, le temps des rares sorties exceptionnelles passé l'heure fatidique du minuit, le temps des premières bières qui nous faisaient tourner la tête et nous faisait nous écrouler ivres mais joyeux, le temps où chaque aventure à l'atelier était aussi intense en émotions qu'une visite à Walibi...
C'était le temps où les chanceux comme moi ne foutaient rien et arrivaient à passer en classe supérieure après avoir donné un petit coup de pression aux examens de juin...
Tout cela a bien changé...

Non... j'ai toujours été contre toute forme de dépendance, celle à la nicotine, à la caféine et aux phéromones étant largement suffisante, mais mon agressivité résultante du manque de sommeil et mon caractère puéril certains soirs refaisant surface, je me dis qu'il est temps de décoller un peu ce soir, de me laisser planer quelques heures, de rire stupidement, de déconnecter le gsm, le net, de mettre un bon cd sur la platine, de me laisser glisser dans un bon bain rempli de mousse en dégustant un petit pétard, et d'être un peu insouciant, un peu moins sur le qui-vive, de me détendre entièrement sans aucun scrupule...

Je coupe le net, je finis ma carolus triple, je prends mes petits cachets qui me font voir le monde en rose et qui me font chanter dans la rue et me contrefoutre de la plupart des problèmes...
Je vis, tout simplement, j'essaye de me donner un minimum de conscience en bossant, mais je vis tout simplement en me contrefoutant ces temps-ci de la plupart des choses
Oui, c'est une attitude d'enfant, c'est une attitude d'adolescent irresponsable, mais c'est aussi un besoin.
J'ai toujours été trop attentif, trop soucieux, trop exigeant, trop sur le qui-vive constamment...
Oui, c'est un peu comme dans American Beauty, la crise de la 25aine, les désillusions, l'envie de fouttre au bac avec un grand coup de pied digne d'un but de Zidane une vie de merde conditionnée par le profit, l'obligation d'être toujours parfait, l'obligation d'être un mec bien, l'obligation d'être un Homme, c'est une mise au placard du costard, de la cravate, du manuel du parfait petit gars, un retour dans l'époque Pearl Jam flower power et stupidité

Oui, c'est un retour mental en arrière dans une époque où l'on était bien, où l'on ne pensait pas encore carrière, couple, enfants, return of investissement et société gratinée...
Oui, c'est un coup de pied dans la fourmilière du "bien séant", mais au moins, nous étions humains, nous ne connaissions pas le stress et nous rions sans peur et vivions sans horaire
Et bordel, ca fait du bien...

 


00:59 Écrit par Mr P & Mr F | Lien permanent | Commentaires (4) |  Facebook |

10/08/2004

Mouse & Cat, Cat & Mouse, OPEN the dance

Retour... chronologie des évènements...
Après x minutes passées au téléphone près d'une proche, je me demande si je comprendrai un jour les femmes ... "oui, à ce moment là, ça aurait pu mais..." "non, j'm'en suis ramassé dans la gueule une fois mais pas 2, j'ai peur de me planter.."
 
Oui... je confirme, les femmes sont une sorte d'étude psychologique à part... en fait, nous, les hommes, devons comprendre comment, pourquoi, quand, à chaque instant, à chaque seconde...
En fait, le secret du bonheur, le secret de la relation à long terme se situe quelque part dans le genre... nous devons les comprendre sans les comprendre, au moment où, sans forcément réagir à l'instant immédiat... réflexion, computation, manipulation, planification... tout cela me semble simple même bien plus simple par rapport à certaines personnes dénuées d'un sens d'analyse et de réflexion aussi poussée...
Se pose alors la question de savoir si je tombe toujours sur des cas complexes ou si par malchance,  des êtres simples sont avec d'autres êtres simples... les opposés s'attirent, les similitudes aussi... moui...
Une seule conclusion, je comprends mal et je comprendrai toujours mal les femmes... ou alors il me faut devenir un être calculateur, manipulateur... non, je le suis, mais je persiste à rêver que ce restant de la vie, cette partie infime, reste naturelle, humaine, spontanée...
 
Ou... n'aurais-je rien compris ?
 
Soirée avec X... que je ne nommerai, par respect comme je ne nomme personne par respect pour eux...
Une fois de plus, sur le chemin la réflexion malsaine surgit... laisses tomber, tu ne gagneras rien de cette soirée, ni physiquement, ni mentalement
Et pourtant... au fil des heures qui s 'écoulent, mon regard change, le jeu s'ammorce, les tentatives de cernage psychologique s'élaborent... j'ai en face de  moi une personne qui tout doucement me séduit, me plait, aime jouer, m'intrigue...

Les heures passent, les effluves fort odorantes des plats des clients à coté nous affament... après demande de la carte à un serveur quelque peu maladroit mais attendrissant (l'autre serveuse est son "rayon de soleil" mais... encore un timide ?"), quelques doutes devant la carte fort agréablement fournie, nous décidons de choisir, X se laissant tenter par mes argumants convainquants "oui mais... tu sais... les pâtes au chèvre, le délice des pâtes, la subtilité du chêvre...."...
Sourire... j'aime ce genre de sourire, qui fait que la soirée ne peut être que bonne... le genre de sourire qui donne envie spontanément de se pencher pour voler un baiser, caprice d'enfant gâté...

Les plats arrivent, nous nous délectons, arrive le moment fatidique ou pour un "certes, chiche", placé trop rapidement, je me prépare mentalement accompagné d'une chimay et d'une clope à faire une déclaration de mariage devant 26 personnes (encore une fois, le ridicule ne tue pas, heureusement que je passe au dessus...)

L'ambiance était bonne, la déclaration est faite, les verres se vident doucement, la conversation entamée avec une cliente d'un groupe attirée par notre cimagrée se coupe rapidement à l'arrivée de 2 molosses "tu fais quoi, allez viens" sans doute trop jaloux de voir de simples inconnus capter la présence à la suite d'une discussion éternelle "quoi, tu ne crois plus au beau rêve du réveil au sourire enocmpagnie de l'être aimé et aux petits marmots qui sautent sur le lit en disant "maman, maman" ? m'enfin... c'est quoi ta vie ?"...
Sourire amusé de x, émotion de cette inconnue... oui, j'ai cette foutue fibre paternelle à la con en moi...

La soirée continue, nous sommes de plus en plus proche, l'obscurité fond, et l'ambiance devient de plus en plus sensuelle et riche en émotions - rires, foutages de gueule, l'estomac calé de mets raffinés - et je me surprends à descendre mes murs, mes barrières, bien au delà de ce que je n'aurais pu prévoir...
Peut être trop, ce qui me laisse ailleurs lors du chemin du retour... certaines choses humaines me dépassent, me prennent trop à coeur pour pouvoir rester au delà du simple mur du "caméléon", au delà du simple mur "multiples personnalités", certaines choses me replongeant dans le passé, bien être du moment, déchirure de la perte...
Néanmoins, une partie de protection reste... parce que je me méfie, parce que ce n'est ni l'instant, ni le moment, parce que le jeu peut cacher la vérité, et que la vérité peut cacher le jeu...
Parce que je suis respectable, parce que je ne prends que ce que l'on me donne, parce que simplement j'ai découvert ce soir une personne qui me semble proche moralement, sans savoir pourquoi, sans savoir comment
 
Retour...
Quelques minutes après avoir quitté X, je sens qu'il se trame quelque chose de pas net...
En quelques instants, mon coeur me semble de plus en plus lourd, et je sens tout doucement une douleur qui au fil des minutes se confirme...
Je commence à avoir peur... mon coeur me fait mal, me semble de pierre... diagnostic rapide, cela ne ressemble pas à un infarctus... mon bras droit devrait me faire mal pour cela...
Et pourtant, le souffle me semble court, la tête commence à partir, un peu comme au début d'une anesthésie... je suis au coeur du parc du cinquantenaire, mes membres s'engourdissent...
Dans ce genre de cas, c'est un peu comme lorsqu'une baisse de tension... l'on ne conserve allumés que les appareils vitaux...
Dans ce cas ci, je me concentre sur 3 sens : la vue, dans le noir, l'audition, et mes pieds, qui marchent automatiquement... my home me semble loin, je commence à réfléchir assez rapidement...
Et si je mourrais, maintenant... et si je cédais à cette envie de m'arrêter, de me coucher contre un talus, de fermer les yeux, et que la vie me quittait, lentement, sans que je m'en rende compte...
J'ai peur... j'ai peur, parce que je n'aurais pas eu le temps de dire à ceux que j'aime que je les aime... je n'aurais pas eu le temps de dire "pardon", à ceux à qui je devrais le dire, à ceux que j'ai encore eu au téléphone ou vu tout récemment...
Je n'aurais pas eu le temps de dire vraiment ce que j'ai ressenti certains soirs en compagnie de certaines personnes, trop fier... trop renfermé...
Je n'aurais pas eu le temps de serrer dans mes bras ces personnes proches, ou cette personne récente, pour leur dire combien ils comptent pour moi et combien ces soirées, cette présence, me fait du bien...
je n'aurais pas eu le temps de réparer certaines choses, ou de réaliser certaines choses...
 
Je rentre chez moi... la vue perce le noir, certaines formes se distinguent, mon audition est quasi morte, je ne peux à la limite que compter sur mes réflexes qui doivent être fort amoindris... je tente d'accélérer le pas... j'arrive près de chez moi...
30 mètres, qui me semblent impossibles, tellement mes jambes me sentent faibles, tellement je me sens dénué de force, tellement cette douleur au coeur m'aveugle, m'hallucine, va au delà de la force de ma pensée, aveuglante, omniprésente...
Je rentre, je mets environ 10 minutes à gravir ces marches, à arriver à sortir mes clés, à pousser cette porte, à marcher jusqu'à ce canapé...
Je m'écroule, je récupère... la force me revient tout doucement, même si mon coeur me fait encore mal...
Il faudrait peut être que je pense à aller enfin voir un médecin pour ces douleurs qui me viennet de temps en temps... peut être tout simplement le stress...

Après quelques temps de lectures diverses, un bon verre de Canada Dry et quelques clopes, je finis de poster... click... je m'écroule, bonne nuit à tous


01:48 Écrit par Mr P & Mr F | Lien permanent | Commentaires (4) |  Facebook |

09/08/2004

Revision...

Here Am I (ou Here I Am ?) de retour de mes aventures en ardennes...
C'est un post confus que je commence, quelques idées consistantes ayant jailli pendant les 2 nuits quasi sans sommeil que j'ai passées en Ardennes, entrecoupées de safaris aux moustiques acharné et de quelques araignées écrasées (ne me dénoncez pas à la SPA ni à spiderman !) mais s'étant perdues au fil du temps.
Des fois, je me dis que je devrais noter les quelques trop rares idées lumineuses résultant de ma méditation, avoir toujours de quoi noter ou sortir ce vieux dictaphonne qui doit faire des petits dans un vieux tiroir poussiéreux...
 
Je suis en forme... enfin ... un dos bien coincé ce matin qui me rappelle que je ne dois pas dormir n'importe comment dans n'importe quelle position sous peine de le payer gravement au réveil, mais néanmoins une libido rennaissante (cela commençait à me faire peur), un mode raison qui a repris le dessus (c'était un coup de foudre mon grand, passes à autre chose), et des anti-dépresseurs qui marchent assez bien.
Mais au delà, il y a le fruit d'un travail personnel, et l'idée que je dois prochainement peut être reprendre cette thérapie, seule chose concrette qui me permettra à long terme de me sentir bien, sans être sous anti-dépresseur, acceptant l'idée d'être dépendant, mais refusant d'être comme trop de monde le fruit d'un monde où il est difficile de survivre sans être égoiste, dépressif, ou stressé.
 
En m'endormant en souriant aux souvenirs agréables de quelques relations du passé, je me suis mis à me rappeler une phrase que ce cher Olimask m'avait placé sur la table entre 2 cafés frappés... "arrêtes de vivre dans le passé"
Oui... je viens d'une certaine manière entre le passé, le présent, et depuis peu, le futur...
Je vis dans le passé car d'une certaine manière j'ai ce besoin de me dire "j'ai vécu de bons moments, je n'ai pas toujours été une catastrophe permanante dans mes relations"...
Mais bien au delà, et inconsciemment, tout, comme d'habitude est lié...
 
J'ai toujours porté le fardeau de ma personne, de mes angoisses, de mes doutes, au plus profond de moi.
Un fardeau qui a toujours fait que je me suis toujours senti mal vis à vis d'inconnus, où je me suis toujours senti comme un inconnu avec finalement peu de choses positives à apporter, peu de choses concrettes comme base de ma personnalité, et qui a toujours fait en sorte que maladroitement, par ce malaise, j'ai toujours fait le con ou donné une impression négative de ma personne qui m'a trop souvent apporté des ennuis par la suite.
Oui... je vis d'une certaine manière dans le passé, bercé entre les souvenirs des quelques personnes qui m'ont aimé et qui m'ont fait grandir malgré ma maladresse, malgré mon manque d'amour évident, malgré la crainte d'échouer, malgré la constatation flagrande que je suis une faignasse et que j'aurais pu trainer moins de casserolles si j'avais été moins maladroit, et plus courageux...
 
Et pourtant... en me levant ce matin, en me regardant dans le miroir, je me dis que finalement, je ne suis pas si mal que ça... malgré les crasses accumulées (nourriture et boissons surenrichies), mon corps reste encore correct, ma gueule est correcte, et finalement, j'ai de la suite dans les idées... parfois un peu trop.
25 ans, célibataire, 4 grandes relations véritables, quelques amis qui comptent et qui sont des gens biens, en fin de graduat... non... je n'ai pas trop de quoi me plaindre, j'ai encore quelques années devant moi avant de me dire d'avoir échoué, même si finalement, l'échéance se rapproche de manière consciente parfois... merde... j'ai beau me raisonner, je me sentirais mal de finir ma vie seul et sans avoir fondé de famille heureuse, sans job qui me plaise, sans statut social élevé.
Non... je suis jeune encore, même si l'échéance de mes examens arrivent à grand pas et que je me dis tout doucement qu'il serait temps dans les prochains jours de me décider à cadenasser ce pc, à bosser plus et à sortir plus dehors, et à enfin être un peu courageux dans ma vie, parce que finalement, on ne gagne pas sa vie en analysant et en refaisant le monde certains soirs...
 
Finir mon café, penser à aller payer mes factures et à chercher un ventilo pour compenser le manque de courants d'air dans mon flat qui le transforme en fournaise, réouvrir ces pages et ces pages... le monde tourne

17:23 Écrit par Mr P & Mr F | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook |

06/08/2004

Insomnia

14h00... l'alarme d'urgence de mon gsm (spéciale : bouges toi faignasse) se met en route.
Je me lève, avec un gros soupir...
 
Je n'ai pas dormi encore cette nuit, à cause de la chaleur, à cause des pensées qui défilent, à cause de cet énervement dû au manque de sommeil qui complique le truc...
2heures au grand maximum par nuit de réel sommeil, 3 jours d'affilée... je fais le compte, 6 heures de sommeil...
La privation de sommeil est sans doute l'une des tortures les plus efficaces pour briser un être humain. J'en fais l'expérience involontaire...
 
Lorsque l'on manque de sommeil, tout est perçu différemment... nos réactions aussi sont différentes... plus rapides, plus directes, plus efficaces, moins de patience...
Je regarde cette saloperie de serveur Hewlett Packard ramenée à la maison... j'l'ai trouvé par hasard, il était dans un coin du local à débaras avec quelques beaux écrans, il me faisait signe, je me suis dit que ca serait bien de récupérer quelques pièces pour mettre à jour le vieux bac qui me sert de stockage d'informations pour les amis / les clients / mon portable...
Je n'arrive pas à l'ouvrir, ne voyant aucune visse excepté des rivets... merde, me dis pas qu'ils font peter les rivets chez Hewlett Packard pour réparer un vieux serveur :)
Je suis à fleur de peau... j'essayerai tantôt, y'a sûrement un truc, à défaut, il passera à la disqueuse, au pied de biche, marteau ou autre...

Café, steak, goûter... merde... dépassé depuis hier comme date de péremption...  beurk, poubelle, resortir les restants de pizza de la veille, repoelle, café, refleur de peau... je veux dormir merde...
Nostalgie... je m'arrête un instant...  faire du café pour la belle... non, mon amour n'est pas là, y'a un truc, j'dois me lever dans le gaz, on est en semaine... début d'aprem, sonner à mon amour...
- temps de pause en prenant le gsm... -
Merde... j'ai pas d'amour... ducon... mauvaise habitude, mauvais réflexes, pensée nostalgique de me dire qu'elle sera à 5km de moi ce soir en ardennes - sensation de coeur qui se déchire, pas y penser -, paf - mauvaise humeur due à la fatigue et au café pas encore prêt - connasse... - paf, changes toi les idées vieux, ca va vraiment pas là !
 
Le café est prêt, j'ai fini d'ingurgiter les restants de pizza de la veille en m'interrogeant sur le taux de cholestérol que je viens de me choper (qu'est-ce que ca peut être gras did'j'eu, y mettent de l'huile pure dessus ou quoi ???), je m'allume une clope, je suis toujours un zombie...
Je soupire... j'ai la tête dans le gaz, j'ai l'impression d'être sous stupéfiants, faire mon sac, prendre mes cours, partir en ardennes bosser et tondre la pelouse chez les grands-parents, me reprendre.
Cela ne tient qu'à moi, d'oublier... me mettre en mode rationnel - je la connaissais depuis peu, c'est pas la première fois que je suis désillusionné, ce n'était pas la bonne, c'est tout -, prendre 2/3 bons cd, me défoncer à coup de boulot pour ne pas penser et essayer de dormir cette nuit.

Demain, ca ira mieux
 

15:55 Écrit par Mr P & Mr F | Lien permanent | Commentaires (4) |  Facebook |

05/08/2004

I was almost honest ?

Humanité...
Ces mots résonnent dans ma tête tandis que je grimpe les escalators pour arriver en haut de mérode, le temps de boire un verre avec une amie, le temps de me dire que je devrais me barrer, le temps de me dire que ca va être une soirée de merde parce que cette connaissance a l'esprit aussi rempli qu'une pastèque, le temps de réfléchir à diverses choses sur mon égocentrique personne...
 
Humanité...
L'humanité est un paradoxe... elle représente le paradoxe de la vie humaine... elle est la plus belle chose et la pire chose dont nous ayons été doté à notre naissance.
Elle peut amener à de grandes choses... l'amour, l'amitié, la confiance, le bien être, les sentiments... et ceux-ci peuvent mener à la guerre, à la haine, à la destruction.
Depuis le nombre misérable d'années terrestres où la forme primitive de pensée s'est développée, nous avons passé notre temps à évoluer, à concevoir, à innover, à améliorer, à détruire...
Nous construisons, nous détruisons... l'amélioration de la médecine est équilibrée par la puissance de destruction que nous avons engendré... un riche équilibre en somme, nous vivons mieux, le taux de mortalité enfantine diminue, nous mourons en plus grand nombre lors de conflit, les guerres renouvellent la population, relancent l'économie...
 
Je continue de grimper ces marches, la respiration s'accélère, poumons de fumeurs qui ne sont pas encore reblindés par la reprise récente de mon traitement pour l'asthme, et je continue de penser...
OUI, couillon, tu souffres parce que tu as été honnête, parce que tu as tout simplement été humain et donc tu as exprimé ce que je ressentais, parce que tu es humain encore, cela implique également la création d'une émotion nommée "souffrance"...
Mais que serait le monde sans humanité... que ferais-je si un jour, je me réveillais, et si je ne ressentais plus rien, si je n'étais ému par aucune chose ?
Question idiote... oui, ce stade, j'y étais arrivé à force d'années et d'entrainement... c'est ce qui a fait qu'un soir, j'ai disjoncté, que j'ai voulu arrêter ce jeu qu'est la vie... parce que j'avais assez de sang-froid, assez de conscience, et trop peu d'humanité, de sensations, de vie pour tout simplement continuer dans cette morosité qu'était devenue ma vie, et pour pouvoir avoir l'intelligence (ou la folie ?) de calculer chaque détail de la fin de cette partie et des implications que cela engendrait...
 
Et pourtant... je suis là, ce soir, à me demander ce que je dois faire... si je dois retomber dans cette inhumanité, retomber dans une vie basée sur la seule confiance en un esprit extrèmement cartésien, logique, analytique, philosophique, ou vivre tout simplement, avec ses doutes, ses errances, ses espoirs, ses rêves à la con, ses douleurs, ses cicatrices...

Suis-je humain ?
Au fil du temps, j'ai acquis cette horrible possibilité de laisser développer mes sentiments à l'extrême, d'aimer comme un fou, d'aimer à tort sans me méfier, sans crainte, tout en acquérant la possibilité de faire disparaître tout sentiment en l'espace de quelques instants pour le remplacer par un mode machinal - pensée - réflexion - analyse - computation - création d'un plan - application du plan sans aucun scrupule...
Cela fait froid dans le dos... je suis devenu un parfait petit robot, capable du pire, du meilleur, trop humain tout en étant totalement dénué de scrupules, de conscience et de sentiments...

Power down, débrancher la prise... I was almost honnest...
 

23:41 Écrit par Mr P & Mr F | Lien permanent | Commentaires (3) |  Facebook |

Q-ZAR game

Et nous voilà... après un rapide passage chez Ze docteur (le seul gars qui évite un maximum de me donner des médocs, et qui m'a sauvé la vie il y a 7 ans, mourrant probablement dans les 20 ans qui suivent avec le traitement que j'avais...), le constat est affligeant

Bilan :
Mental : ca va pas (merde, s'il dit ça, c'est que ca va mal...)
Libido : ca va pas (normal, les Antidépresseurs diminuent le truc, mais bon ca dure qu'un temps)
Physique : nouveau traitement de choc en plus de ton additionnel... Exceptionnelement mon enfant, va fallloir mettre la grosse dose
 
Je ressors... q-zar... j'ai les nerfs, les pensées toujours sur le "mais pourquoi bordel"...
Q-zar, 8200 points, je sors gagnant haut les mains, après quelques "hihihi" histériques poussés, quelques kilos perdus en sueur, les nerfs, ca booste, mon niveau d'adrénalyne étant probablement au maximum...

Boulot, delhaize, courses, anniversaire d'une amie proche... petit join, 3 bières... merde, je décole...
Je finis la soirée dans les bras d'une amie proche, le genre de personne que je vois peu souvent (une fois par mois ou pire) vu notre vie de fous, mais qui compte néanmoins
Je finis la soirée dans un bon esprit, le réflexe "auto-protection, mode dénué de sentiments on" ayant pris le dessus...
 
Ce soir c décidé... je deviens définitivement un salaud...

01:12 Écrit par Mr P & Mr F | Lien permanent | Commentaires (6) |  Facebook |

04/08/2004

Phases to destruction

Nuit agitée, impossible de trouver le sommeil, l'impression d'avoir un sang surenrichi de caféine, taurine ou autre chose du genre malgré l'absence de consommation de toute substance de ce type.
Je m'endors enfin vers 5h du matin, réveillé en pleine forme à 7h30... juste assez pour envoyer un sms de "bon anniversaire" à celle qui quelque heures plus tard ne serait plus qu'un souvenir...
 
En effet, sous le coup des midi, je reçois un sms m'indiquant que bon... je semble attendre beaucoup trop, qu'elle n'est pas prète et les quelques refrains habituels (je suis formidable etc je n'ai aucun reproche à me faire, tout est de sa faute, elle espère qu'on reste amis blablabla)
Blam... difficile à prendre, à comprendre, la tête dans le gaz, sans la première cruche de café...

1er stade : acceptation de la nouvelle - choc

Je me pose, je m'habille, je relis... est-ce définitif ? Peut être ais-je mal compris ?
Celle qui hier s'arrangeait pour que l'on se voie vendredi à défaut de pouvoir se voir mercredi me largue le lendemain comme une chaussette sale...
Bordel... clope - café - vlam...
Je me sens me liquéfier à l'instant même comme de la parafine soumise à une chaleur de 100° ... gloups... ca file dans la bouche d'égout, c'est bon, reste plus rien (petit délire, ne pas faire attention, ca m'arrive parfois)

"Ne jamais montrer que l'on aime"... me revient à l'esprit... l'exception n'a jamais eu lieu je pense, sauf quand je n'étais pas accro...
Non... à chaque fois, c'est pareil... j'aime trop, je donne trop de choses, je fais tout pour que l'autre soit heureux, cela irait presque à de l'idolaterie... cela fait peur, je peux comprendre... mais merde, je ne suis pas un fou furieux, je ne suis pas le genre de gars qui va venir débarquer tout péter et pleurer à genoux parce qu'il y a de l'eau dans le gaz...
Merde, je suis un être humain, spontané, qui aime trop, et c'est ca mon problème...
 
2ème stade : Phase du rejet, de la colère et de l'égocentrisme
Further Up on the road sur la platine, un Q-zar dans 1h30 le temps de se plonger en enfance quelques instants, une envie de jouer au baseball ou au snooker, je suis déchainé...
Je suis de mauvais poil... connasse... si les femmes ne peuvent pas m'accepter tel que je suis, si cela fait peur éventuellement de voir quelqu'un aimer au début, ben tant pis, c'est pas moi qui y perd...
Y'a des tas de connards, elle tombera comme toutes les autres sur un pauvre gars qui se fouttra de sa gueule, qui fera un minimum d'efforts et voilà...
 
3ème stade : Amorce du stade liquéfaction
An angel falls sur la platine... le temps s'arrête...
Un peu lorsque l'on se crashe violemment en voiture ou en vélo contre un mur...
Le temps s'arrête, un éclair, le temps de sentir la douleur...
Le temps qui redémarre lentement
Création urgente d'hormones, mode endoctrinien amorçé... merde...
Grosse boule dans la gorge, envie de pleurer comme une gonzesse... fait chier bordel, ca faisait longtemps...
C'est un ras-le-bol des échecs, une interrogation sur ma vie... est-ce que je ne peux pas avoir droit à être aimé quand j'aime bordel ?
Est-ce que je peux pas avoir droit comme tout le monde à quelqu'un de  simple, de censé, de compréhensif, qui ne se prenne pas la tête pour des conneries, qui m'aime malgré mes cicatrices et mes peurs ??
 
4ème stade : Stade liquéfaction
Et voilà nous y sommes... ca coule... la boule dans la gorge est de plus en plus présente... 
C'est dans ce genre de cas où il y a un gros silence et une musique bien triste au piano (merde, c'est ce qui passe, très bien la bo de city of angels...) et où l'on fait un zoom panoramique du personnage...
Je ne sais pas quoi dire, je ne sais pas quoi penser...
Juste laisser s'échapper, essayer de trouver quelqu'un ce soir et me lacher...

13:43 Écrit par Mr P & Mr F | Lien permanent | Commentaires (9) |  Facebook |

03/08/2004

Go sleeping man... go sleeping

Après 1 bonne heure de défoulage sur la gratte, observé la fenêtre de mon voisin de pallier s'ouvrir et jeter un petit coup de tête souriante dehors ("yeahhhh" ... "yeah man ;-)"), la crise d'angoisse passée, mes doigts tatoués provisoirement de la marque de l'acier des cordes oxydées je passe le temps sur msn à discuter paisiblement tout en enchaînant quelques morceaux de RadioHead et de Sade (décidément, de très bonnes idées ce cher Mr K.)...


Petit regard sur l'heure, il est 22h08, pas le temps de comprendre que mon gsm sonne, regard sur le n°... pratique mon petit motorola v60i, affichage du numéro sur la coque...

Ne pas sauter sur le gsm comme ferait un chien affamé sur un os, laisser sonner 2/3 fois... clope...

"kikoo"... sa voix douce m'envoûte, m'apaise... après quelques brides de discutions ordinaires (quoi de neuf, comment s'est passée la journée), le verdict tombe... "j'ai une bonne et une mauvaise nouvelle..." "commences par la mauvaise" (merde...)

"J'ai des patients qui se sont rajoutés, je finis à 20h30, et je commence jeudi à 8h03 du mat... ca fait 22h le temps de me changer et d'arriver et lever vers 7h du mat rapidos ou 6h30... donc... ben ça va pas la faire"

"Mouais... fin bon c clair que c pas génial mais bon, c'est encore faisable... (mode égoïste off, mode compréhension on) mais bon, c'est vrai que tu es fort fatiguée... dommage, j'aurais aimé être la pour te souhaiter un bon annif"

"La bonne c'est que vendredi tu veux venir en Ardennes chez mon amie..."

"Mmm... déjà çà..."

 

Moral dans les chaussettes...

(mode auto-réflexion on)

J'ai toujours été un gosse pourri... comme j'y réfléchissais la veille avec mon vieil ami Michel, 38 ans, un enfant, 25 ans mentalement et croquant la vie à pleine dents, à la recherche de l'être aimé sincère et trop souvent désillusionné tout comme moi, au retour d'une soirée à l'atelier qui s'est assez mal terminée (serveur récent agressif menaçant de nous virer sous prétexte que nous commandions comme des sires et nous proposant de le rejoindre à 3h dehors pour régler cela, une envie réciproque d'envoyer les chaises, les tables, et nos poings respectifs qui fut rapidement éteinte en voyant les pupilles dilatées de l'individu sans aucun doute sous l'effet de marijuana ou coke...), nous n'avons pas de quoi nous plaindre...

 

Non, je n'ai pas de quoi me plaindre...
Je suis né dans une famille riche intellectuellement et financièrement, ayant accès aux études, ayant l'opportunité de recommencer malgré des années ratées par faignardise ne crevant fort probablement jamais un jour de faim même en cas de finances à sec

J'ai galéré, j'ai bavé, mais je n'ai jamais manqué finalement de rien... excepté d'un amour maternel maladroit et absent, d'un amour paternel fort peu présent, celui-ci s'évertuant à bosser pour nous offrir une vie aisée, menant sa vie par l'amour du travail et de l'autosatisfaction suite à celui-ci, auto-satisfaction égo et besoin de perfection qu'il m'a inconsciemment (ou consciemment ?) impliqué au fil des années...

S'en est résulté au fil du temps une compensation de ma perdition due aux trop nombreuses observations, conclusions et réflexions d'un esprit trop actif un besoin de gosse pourri d'être cajolé, embrassé, aimé, et de donner un surplus d'amour toujours trop présent, peut être pour rattraper inconsciemment le mal que j'ai fait consciemment et inconsciemment par mes faiblesses, peut être tout simplement parce que je m'étais toujours fixé comme but premier de vivre dans un monde où l'amour serait roi...

 

Et me voilà ce soir... comme un gosse pourri gâté, je suis en manque... en manque d'exprimer mon amour, en manque de donner et de recevoir de la tendresse, en manque de me réveiller les matins aux côtés de l'être aimé, de ce sourire comme première image au réveil, en manque de grasses matinées câlines, cet ensemble de choses qui fait que je me sens bien de voir l'autre heureux, d'être heureux, qui fait que le temps et la pensée s'arrête pour n'être finalement que l'alpha et l'oméga, le genre de choses dont j’ai besoin régulièrement qui fait que comme un enfant gâté, j’ai du mal à supporter les relations où je ne peux voir l’autre régulièrement, excepté en m’investissant dans le boulot pour m’occuper l’esprit

 

Réchauffer le restant des pâtes de la veille, s’ouvrir une chope, manger, fumer une dernière clope, aller dormir tôt pour ne pas penser…

23:13 Écrit par Mr P & Mr F | Lien permanent | Commentaires (5) |  Facebook |

Kernel Panic

20h33...
Après avoir bossé mes cours (décidément, je me surprends à reprendre la machine en main avec de moins en moins de difficulté), je rentre et l'esprit se met en route...
Elle arrive... elle gronde... je la sens me prendre, comme à chaque fois... elle augmente mon taux d'adrenalyne, elle perturbe mon esprit rationnel, elle me pousse à tout faire sauf penser, elle prend le contrôle de mon coeur, de mon âme, de mon corps... pour exploser... crise d'angoisse merde...

Envie d'un bon pétard de beu là dans un bon bain ou dans mon canapé, à défaut, de me prendre 2 bières ou cette saloperie qu'on appelle "calmant" lorsque ca se passe, lorsque ca pète... merde... ne rien faire de tout cela (excepté le pétard peut être mais rien sous la main...), respirer un bon coup, se vider un verre cul sec, allumer une clope, poster sur ce blog, écrire, vider, vider, vider...

PAUSE
 
Attendre 22h qu'elle aie fini son entrainement pour entendre le son de sa voix... attendre aussi pour savoir si finalement nous pouvons fêter demain son anniversaire ensemble et peut être passer une soirée avant de se revoir dans x temps vu ses horaires chargés
Le temps défile... je me rends compte qu'au fil des heures qui passent, je retombe dans cette mauvaise routine "moins je vois l'autre, plus il me manque, plus ca me bouffe..."
Je suis accro, elle est mon shoot, mon crack... à peine gouté, déjà intoxiqué, à peine le temps de sentir cette extase, ce bien être, cette douceur, cette évasion que déjà après 24h de descente progressive, l'état de manque revient...
 
Je souris de l'absurdité de la situation...
Je me plaignais d'être célibataire, je me plaignais de ne pouvoir vider assez régulièrement et efficacement ce réservoir qui me semble infini d'amour, de tendresse, de douceur, je me plaignais d'être un salaud, de ne plus pouvoir véritablement aimer sincèrement, de faire souffrir, de contrôler instinctivement par peur ces sentiments au fond de moi
Et là, je me dis que j'aimerais un peu avoir le contrôle... ne pas penser à elle quand je n'occuper pas mon esprit, ne pas regarder cette foutue horloge toutes les 1/2 heure et de décompter les minutes pour recevoir mon shoot, le son de sa voix, sa présence, ne pas se poser cette question qui m'intrigue, m'aimes-tu de sentiments sincères ou n'est-ce que simplement de l'attirance envers ma personne comme ce fut trop souvent le cas dans cette série d'échecs sentimentaux ?
Oui, j'aimerais avoir les rennes de mes sentiments comme avant, pouvoir décider du moment où il faut laisser le coeur s'emballer, et quand il faut le ralentir...
Etre humain, aimer est en même temps un paradis et un enfer... un lourd fardeau que je me plais à porter, comme ces responsabilités que j'aime au fond de moi porter pour pouvoir avoir le plaisir à la fin de me m'autosatisfaire du travail accompli et de la réussite.

20h55... les mots s'échappent, il me reste une heure à tuer, mon esprit est ailleurs, les verres d'eau et de coca quasi vidés en une traite pour me calmer défilent, je résiste à l'envie de prendre une clope ou 2, j'essaye de comprendre pourquoi comme cela, en quelques heures, mon coeur usé et cadenassé s'est mis à briser ses chaînes, à brûler de mille feux, à sentir cette machine se relancer et s'emballer comme une réaction en chaîne digne d'une centrale nucléaire devenue folle
Mais je ne trouve aucune explication... y parrait que ce genre de truc nous tombe dessus sans crier garde, un peu comme un personnage de cartoon qui a juste le temps d'entendre le sifflement de la chute du piano qui va lui tomber surl a gueule...
 
Je vais faire un tour... chercher mon ampli de guitare, brancher le tout, et caresser aléatoirement les cordes pour le plaisir de l'émotion naissante d'un ensemble de notes plaisantes et apaisantes, m'immerger un instant dans le monde de la sonorité cristaline... c'est pas une dose, mais c'est une bonne méthadone...  
 

21:02 Écrit par Mr P & Mr F | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook |

02/08/2004

Out of bounds !

Here I am, here we go...

La paella mijote doucement dans la casserole... huile, mélanger, mettre le couvercle, pour la xème fois mélanger, se rappeler comment cuisiner un truc potable, cela fait des lustres... des lustres que je n'ai plus pris le temps de cuisiner réellement, habitude que j'avais prise en couple et qui s'es doucement dissipée dans les vapeurs de l'alcool et de la solitude, compagnons ordinaires depuis quelques mois...

Mon esprit n'est plus très clair, les volutes de cigarette enchaînées avec 1 ou 2 verres ce soir, la fatigue - 48 heures quasi avec peu de sommeil - flashback des événements…

Yesterday… un grand sourire aux souvenirs d'une soirée en compagnie des 3/4 des gens que j'aime, qui comptent vraiment pour moi, pour qui je compte réellement, qui m'apprécient malgré ma connerie, malgré ma lourdeur, malgré mes erreurs...
Un grand sourire en voyant les photos prises lors de cette longue soirée, un grand sourire de voir 2 personnes que j'aime également s'être rencontrés à cette soirée, et de voir une belle histoire qui commence également. 

(retourner tourner la paella, merde, ca attache, mode je touille à mort, je gratte, sortir une assiette, vider le truc, mettre de l'eau au fond de la casserole aie c'est chaud, trouver un sous-plat, la chaleur et la plaque en verre de la table du salon cela ne la fait pas ... aie... c'est chaud... retour...)
 
Je suis perdu... méchamment... je suis bien en étant perdu, situation paradoxale...
Il y a 3 ans, je rencontrais Catherine… 7 mois de bonheur, l’amour avec un grand A., 2 ans pour faire véritablement le deuil total, 2 ans pour ne plus avoir mal au cœur, ne plus sombrer, en y repensant, en la revoyant, en recroisant son regard…
3 ans après pendant lesquels j'ai aimé sincèrement néanmoins, construit, défait, quelques mois récents où je ne voulais plus rien, excepté oublier certaines choses du passé, du présent, sans savoir où j'errais-je, à étaler ma vie en de grandes lignes inintéressantes, à essayer de trouver quelque chose, où j'essayais de me reconstruire, de pouvoir aimer sincèrement... un miracle se produit
Cette chose indéfinissable qui vient du fond des tripes, qui fait que l'on se sent invulnérable, qui booste, qui donne envie d'avancer, de construire de grandes choses... qui fait que réussir cette année, trouver un job qui me plaise - bien payé, pas trop stressant -, passer cette saloperie de permis... merde, devient quelque chose d’indispensable…, cette chose est là, tapie au fond de moi, grouille, gronde…

Le coeur rebat, booste même... je me sens bien, je sors, je ferme les yeux en marchant pour sentir la chaleur du soleil, la douceur du vent, pour respirer l'odeur des fleurs... un grand sourire jusqu'aux oreilles, une envie de vivre, de croquer à pleines dents, des pensées ailleurs, et pourtant…
Et pourtant, d
epuis quelques jours, la liste des gens envoyés baladés ou effacés définitivement augmente sans aucun scrupule, petit pincement au cœur de ne pas avoir pu apporter certaines choses à des gens bien, de ne pas pouvoir faire certaines choses sans faire de mal, d’être humain, de commettre des erreurs, et de ne pas pouvoir effacer certaines choses…
 
Je suis bien, j'ai un sourire jusqu'aux oreilles, et j'ai peur... peur de me planter, peur de cette force qui me met sur un petit nuage mais qui pourrait aussi me faire descendre en plein enfer...
J'aime trop, j'aime mal... c'est tout ou rien... merde... ne pas s'emballer...

C'est l'été, le soleil brille, le ciel est bleu, tout le monde est heureux…
yeah !


01:06 Écrit par Mr P & Mr F | Lien permanent | Commentaires (3) |  Facebook |