31/07/2004

Train of consequences...

Regardant défiler les paysages devant moi sous le filtre de mon propre reflet renvoyé par la vitre, je laisse voguer mon esprit au fil des divers traits de couleurs qui dansent sous mes yeux...
Je passe devant une usine, et je ne peux m'empêcher de repenser avec quel effroi, par le plus grand des hasards, je suis passé à une centaine de mètres de l'usine de Ghislenghien...
Le spectacle est édifiant, stupéfiant... les volutes de fumées qui s'en dégageaient une bonne 10zaine d'heures après l'incident, la profondeur visible du cratère laissé à la place de l'explosion, l'acier de quelques voitures fondu comme du plastique, et spectacle macabre, quelques curieux badauds souriants en train de photographier la scène, ou s'amusant à regarder ce décor d'apocalypse.
Un vent glacial venu de nulle part s'empare de moi - l'être humain peut être vraiment méprisable des fois.
 
Je pense, je suis touché... je n'ai appris la catastrophe qu'en passant devant, mon rapide zapping sur AB3 entre 2 blocs de feuilles remplies d'équations comatantes s'étendant plus sur le retour de Myke Tyson qu'autre évènement.
Je suis touché en imagineant ces familles brisées... je suis touché par les images qui défilent inconsciemment de ce spectacle qui me fait penser à quelque grosse production hollywoodiennne - sic, un sourire cynique... merde... -, de ces gens qui ont perdu la vie par hasard un matin quelques heures après avoir dit au revoir (peut être trop furtivement ?)à leur épouse et à leurs enfants
Je me dis aussi que si ma soirée avait été remise la veille, j'aurais peut être pu faire partie de ces victimes... être là, au mauvais moment...
 
Les paysages défilent... je regarde les trains passer, mon discman tourne toujours vissé dans mes oreilles, j'observe autour de moi, Bruxelles s'approche de mon regard, et également la délivrance... rentrer, prendre une bouteille de bru, s'étendre quelques heures, récupérer de la soirée, se changer, passer faire les courses, repartir pour un bbq, courir - se changer, dormir - rechanger de fringues, café, boulot, Merde...

Je m'engouffre dans la station de métro, une brise fraiche venant de nulle part souffle, je m'avance dans cette foule, nous ne sommes que des inconnus... je sens un parfum léger, j'en croise d'autres... j'aime sentir ces parfums, ils provoquent un bien être chez moi...
Je rentre dans le métro, le wagon est infesté d'une odeur nauséabonde... merde... les gens pourraient se laver ou mettre du déo quand même... je me penche légèrement... mouais... le mien est en fin de vie aussi, alors qu'il ne date que d'une heure, maudite chaleur

Je rentre, je poste, je m'étends... soupir... la tête dans les nuages, bercé par le ronronnement de la climatisation de l'Hilton à un petit mètre de ma fenêtre...
Please wait, Player One plays once again.

14:54 Écrit par Mr P & Mr F | Lien permanent | Commentaires (2) |  Facebook |

30/07/2004

Technical error...

Bonsoir à tous...

Certains auront certainement remarqué que les derniers articles sont innaccessibles . de vue commentaires...
En effet, vers 11h de ce matin, un (ou une) petit(e) malin(e) a floodé les commentaires des derniers posts...
Résultat, après quelque delete pour les commentaires réduits, force est de constater que le serveur db de skynet ne supporte pas les longs commentaires... impossible donc de les afficher ni de les supprimer
J'ai écrit à skynet pour leur demander s'il est possible de résoudre ce problème... en attendant, à défaut, il faudra s'armer de patience, en espérant que le ou les petits malins ne reviendront pas.
Les bonnes nouvelles venant générallement simultanément, mon disque dur de mon bien aimé portable émet quelques gribouillis qui me laissent penser par expérience que celui-ci ne tardera pas à rendre l'âme... ne vous inquiétez donc pas si curieusement, ce blog n'est plus mis à jour.

Pour ce qui est du reste, pas grand chose à dire... la motivation pour les examens n'est pas là, pas mal de choses à rattraper, quelques jours remplis de sorties / activités / rencontres diverses... encore demain et samedi, mon planning est overbooké...
Point positif, je m'amuse, et je ne pense pas...
Enfin, j'essaye de me dire que je dois vraiment définitivement passer au dessus du cliché les gens sont infâmes en business, les gens sont loyaux en sentiments humains...
C'est faux, et pourtant, j'aime trop, pour pouvoir accepter l'idée que certaines personnes n'ont pas la même conception de l'amour et de la loyauté humaine pour rester dans le même esprit...
 
Je cherche, et je ne trouve pas... je suis fort comme un roc et fragile comme le cristal, et pour l'instant, c'est une fragilité humaine qui ressort... un besoin de rattacher aux gens, de leur "pomper" leur présence, leur sourire, pour me raccrocher aux gens, tout en ne supportant pas la moindre approche trop présente... la peur de m'attacher, la peur d'être une fois de plus désillusioné, la peur tout simplement des autres, et à travers eux, de moi même.
Je cherche, mais je ne trouve plus le courage pour l'instant, de construire quoi que ce soit..
"il faut du temps..." chantait obispo... il a raison...

01:14 Écrit par Mr P & Mr F | Lien permanent | Commentaires (4) |  Facebook |

28/07/2004

Where ?

A cette heure, il n' ya quasi âme qui respire, elles sont toutes bien au chaud, dans leur lit, dans des rêves sûrement agréables
A cette heure, le calme et le silence de la nuit règnent
A cette heure, je rentre, et je me sens soudain pris d'un grand moment de solitude...
 
Je ne cesse de rencontrer des gens... je ne cesse de recevoir ces temps-ci des témoignages touchants de  gens qu'un geste un soir a marqué, de voir des sourires d'inconnues fort plaisantes, de recevoir des sms ou coup de fils de gens qui me tiennent à coeur et pourtant....

Toujours cette horrible impression... cette impression que phoenix a depuis longtemps... qui suis-je... d'ou est-ce que je viens... pourquoi... oui pourquoi...
Ma vie est trop complexe... certaines personnes en connaissent une partie, d'autres une autre partie...
Je suis un mystère tout entier que l'ensemble des connaissances que j'ai, par leur impression sur ma personne, par les confidences, pourraient en partie retracer, rassembler, et pourtant... derrière tout cela, il y a quelque chose qui fait que, bordel... je me sens méchamment perdu, depuis un bout de temps

J'aide... j'aide les gens autour de moi, j'essaye de construire une vie équilibrée, je m'entoure de gens sains, je vire petit à petit les gens fourbes, profiteurs, faux-cul, au fil des choses que je sens, que je vois, que je lis, et pourtant, au fond... il y a cette impression d'être perdu dans un univers infini, dans lequel je me raccroche certains soirs à une bière ou à une clope, pour faire passer le temps, pour tuer le temps, pour tuer cet esprit, pour tuer cette conscience...
 
Si seulement, je pouvais être simple...
Si seulement je pouvais arriver à trouver cette force qui doit se trouver quelque part en moi, à m'y aggriper de tout mon être, de tout mon corps, pour avancer, pour me sortir de cette solitude et cette perdition profonde...
Si seulement je pouvais me sentir bien, avoir confiance en moi, arrêter de me perdre, de prendre x chemins, de perdre et de connaître x personnes, si seulement je pouvais vivre des histoires d'amitié, d'amour, de famille, professionelles simples, stables, avec un échange équilibré... dans tout, je me sens lésé ou je sens que je lèse...
Bordel...
Je ne peux appeler personne, ni ma famille, ni mes proches, ni ces êtres aimés, parce que tout simplement je ne sais pas quoi dire, je ne saurais pas quoi leur dire...
J'ai juste une fois de plus envie de pleurer... et de dire combien je suis franchement désolé d'être parfois une telle catastrophe humaine, d'une telle faiblesse actuellement, d'être aussi mal...

Finir cette clope, prendre ma ptite pillule, aller dormir, me lacher un bon coup...
Bordel, je déteste être humain certains soirs... Citizen, Freedom où êtes-vous bordel... j'veux un peu d'enfoiré, je veux être un peu fils de pute, je veux être un peu de barbare, je veux un peu de brutalité, je veux un peu de cynisme, je veux tout... je prends tout
Files moi un peu d'xtc, un peu de white widow, un peu d'amour, un peu de tendresse, un peu de sourire, un peu de sexe, un peu de xanax, files moi la total, je te prends tout, mais vires moi cette saloperie de faiblesse et d'apitoiement que je méprise au plus profond de mon âme, qui me fait rugir, qui me fait hair...
 
Je déteste me sentir ainsi, je déteste me sentir au plus profond de l'âme, au plus profond de la médiocrité, je déteste me voir chuter, moi, le grand, moi l'ambitieux, moi l'enfoiré... moi qui ai toujours su comment et pourquoi mener ma vie et mener celle des autres, moi qui ai toujours su diriger, ordonner, coordonner, improviser, créer...
Je suis incapable depuis un petit temps d'innover, de créer, de coordoner ne fut-ce que ma simple et misérable petite vie qui se limite actuellement à rester stable, à rester bien, merde...
Je rage... je déteste cette saloperie d'humanité qui m'habite, qui me hante, qui me ronge, je déteste aimer, apprécier ces sourires et ces regards envieux, je déteste ce luxe, ce strass dans lequel je baigne malgré moi ou grâce à moi depuis des années, je déteste l'être superficiel qui a remplacé les véritables grandeurs des choses simples et profondes comme l'amitié, l'amour par des choses superficielles comme la carrière, le strass, la réputation, le m'as-tu-vu, l'argent...
Je veux aimer et être aimé simplement, sans problème, vivre une vie simple et pépère, être bien, je veux être naturel, tout simplement
 
Files moi un peu d'xtc, un peu de white widow, un peu d'amour, un peu de tendresse, un peu de sourire, un peu de sexe, un peu de xanax, files moi la total, je te prends tout, mais vires moi cette saloperie de faiblesse et d'apitoiement que je méprise au plus profond de mon âme, qui me fait rugir, qui me fait hair...
 
Je finis cette clope et je vais dodo, ca vaut mieux... bordel, lobotisez moi et euthanasiez moi l'esprit et la conscience...
 
"Only yesterday they told me you were gone
All these normal people will I find another one?
Monkey on ny back, aching in my bones
I forgot you said "One day you'll walk alone"
 
...
 
Who will help me up?
Where's the helping hand?
Will you turn on me?
Is this my final stand?

I'm addicted to chaos"


02:32 Écrit par Mr P & Mr F | Lien permanent | Commentaires (2) |  Facebook |

27/07/2004

Reflexions

Le soleil brille, il fait beau, il est 3h, grasse mat, longue nuit, bonne soirée, un petit temps que je n'ai plus posté, privilégiant pour l'instant le réel au virtuel...
Quelques bonnes rencontres nouvelles ces derniers temps, quelques verres claqués, quelques parties de billard, quelques journées passées à fureter à gauche, à droite... quelques crises de nerfs dues à quelques gens trop présents...
 
Après avoir été chez mon ex S. avec un grand poids, je regrette d'avoir donné ma parole de venir régler 2/3 problèmes de pc (le temps a passé et j'ai enfin compris et réalisé que la revoir n'allait rien m'apporter de constructif excepté sans doute encore une fois me faire manipuler ou spolier mentalement ou abusé par ma gentillesse).
Je passe faire ce que j'ai à faire, je récupère par la même occasion ma calculette, j'envoie au bac l'argent du que je ne récupérerai probablement jamais où à force de coups de marteaux, ca n'en vaut pas la peine...   merci au revoir...
Ca fait du bien d'envoyer balader les gens qui n'apporteront rien... ca fait un bien fou, et j'avoue, j'adore...

Je cours, je cours, et à 3h du matin c'est avec grande émotion que je regarde le haut de la ville d'une certaine hauteur, la ville endormie, avec ses lumières, ses reflets, ses ombres, ces petits détails calmes et reposants.
Je regarde ému une distortion de lumière, celle là même qui un jour fit que je me suis levé et que je me suis dit "tu feras informatique mon grand... tu es doué principalement pour cela et en plus c'est un métier où l'on peut être une grosse faignasse" (enfin, c'est ce que je pensais...)
Je rentre, je regarde ce gros serveur ouvert... c'est simple, tellement simple... pourquoi penses-tu que tout cela est irréalisable ?
Parce que tu n'en as plus la force, parce que tu n'as plus le courage pour rien, tout simplement...
 
Il est 15h, je me lève après un coup de fil d'un de ces amis proches, la lecture de certaines choses et je me mets à méditer...
Le monde est hypocrite, il est vrai que finalement, je suis trop impulsif, trop charieur, je suis une véritable bombe d'énergie qui maladroitement me sépare de gens qui pourraient s'intéresser à moi qui m'ont en estime, je suis devenu quelqu'un de beaucoup trop indépendant et la moindre chose ou personne qui pourrait toucher à cette indépendance ou prendre une place trop grande dans ma vie se fait balayer comme un fétu de paille...

Un café, 2/3 clopes, faut que je nettoie ce bureau, que je donne 2/3 coups de fils, que je me mette à bosser sérieusement, que je prenne mes petites pillules calmantes, que je nettoie cet appart, que je me bouge le cul bordel

Tremble, monde, je viens de décoller une semelle du sol... j'arrive prochainement te conquérir...

15:40 Écrit par Mr P & Mr F | Lien permanent | Commentaires (2) |  Facebook |

24/07/2004

Bruxelles - 17h15J'embarque dans le train après a

Bruxelles - 17h15
J'embarque dans le train après avoir couru comme un dérapé pour attraper ce foutu train grâce aux métros qui curieusement, par la loi de murphy, sont toujours trop rapides lorsqu'on ne le souhaite pas, et extrêmement lent voire même bloqués à une station lorsque l'on est pressé.

Ce que je pensais être une bonne soirée fut sans doute l'une des soirées les plus exécrables, misérables et marquantes de ma vie.

Le temps de faire quelques courses, nous voici affalés dans le jardin, à boire une ou 2 smirnoff ice, à discuter de la pluie, du bon temps, tout va bien...
Ce qui au début me faisait sourire (une petite engueulade d'un couple fraichement marié pour retard et 3 chopes en trop) se corse rapidement pour arriver à une grosse scène de ménage en direct... je suis légèrement géné, je ne connais pas bien cette personne et c'est le genre de chose où l'on espère secrètement que les 2 partis vont s'éloigner pour régler leur problème... las, ils ne le feront qu'après 1/4 d'heure, pas grave... tant pis ils sont assez grands

Il est 22h... malgré 2/3 vannes échangées avec la femme de x, légèrement énnervante par le son de sa voix dont le volume pourrait concurencer celui d'un boing en plein décollage, 2 français que je ne connais pas arrivent... bon... pourquoi pas, je me sens un peu à l'écart... je me mets à l'écart... les discussions chevaux, et aborder comme cela les gens que je ne connais ni d'ève ni d'adam, n'est pas forcément ma tasse de thé

Après quelques bonnes vannes lancés des 2 cotés, des cassages en veux-tu en voilà, une discussion s'amorce, sur le fait que je pense que dans les grandes métropoles (je cite bruxelles inconsciemment par référence), l'on trouve des gens généralement plus évolués que par exemple à la campagne... ne fut-ce que par la concentration d'emplois, et la différence de secteurs suivant les différentes régions).
L'ambiance monte... je manque d'être foutu à la porte par mon hôte et  personne proche, je ne comprends pas le pourquoi d'une telle réaction...
J'ai du sans doute encore une fois toucher un point sensible, faire mal sans le faire exprès... je suis parfois expert inconsciemment dans le domaine...
Je me calme.... je me tais, lancant ci et là quelques vannes, quelques traits d'humour lourds et déplacés...

Une parole assassine est lancée... je reste sans voix, blessé au plus profond de moi par une personne que j'apprécie... les heures s'écoulent, la soirée n'en semble plus finir, je n'ai pas l'humeur à rire où à participer...
Une seconde vanne s'échape, un retour est lancé que je prends (nombriliste, quand tu me tiens) pour moi... un petit coup de talon sur la tête un peu trop fort du genre "gros barbare" comme je me complais à l'être, et A. me lance une phrase assassine genre : "t'es lourd, tu m'fous la honte, franchement, ca me fait chier que y'aie des gens qui viennnent et que tu me fasses passer pour une conne par ta débilité continue"... gros silence... je suis choqué par le ton dur et haineux de la voix, par les regards posés, je reste incompréhensif... une seconde phrase assassine est rajoutée "et ca a fait pareil chez A-L y'a un an"...

Je sens un "crac" au fond de moi... un mélange de colère, un mélange d'incompréhension (mon humour est lourd certes, le leur est du même goût pour moi, à savoir lourd mais efficace), de douleur... je me sens totalement exclu, il est 1h du matin, je maudis de n'avoir passé mon permi pour rentrer à bruxelles, seule chose à faire dans ce cas-là, à savoir un retrait stratégique...
Je sors griller une clope - la xème de la soirée -  les larmes me viennent aux yeux, le moral s'effondre... j'avais besoin d'une bonne soirée, j'étais venu pour passer une soirée avec A, décompresser, j'avais besoin qu'on me prenne tout simplement dans les bras, j'avais besoin de dire que cette personne comptait pour moi...

Rire cynique... c'est toujours ainsi, c'est toujours lorsque c'est trop tard que l'on a envie de dire ce genre de choses...
Je téléphone à Caro, une amie... j'ai besoin de décompresser, je suis sur les nerfs, ca s'emballe, ca braque, ca dérape, je me sens d'une pachidermie morale et physique impressionnante...
Je maudis intérieurement cette difficulté et ce malaise systématique que j'éprouve en présence d'inconnus, je me demande ce qu'il y a à faire... rien à faire... je me sens totalement hors de cette soirée à 5, je me sens lourd, je rentre, je me dis qu'il serait peut être bon d'aller me coucher, je me retiens... si je le fais, je risque d'alourdir encore plus la soirée...
Après une heure songeuse, je me décide finalement à aller me coucher, il est 2h du mat, je suis fatigué, le moral à 0, dormir, dormir, oublie

Ath, 10h du matin
Après avoir refusé un café, l'esprit pensif, A. me racompagne à la gare...
Je reste silencieux tout le long du trajet, je regarde défiler les paysages en tentant de faire un check-up des dégats...
Ce bâtiment central qui n'était pas déjà en bon état ressemble plus actuellement à un chantier de construction... ca fait mal, et lorsque cela vient de quelqu'un que l'on aime profondément, le paquet de dynamite est généralement placé au coeur de l'édifice avant d'exploser...
Je réalise que je dois payer le poids du passé, encore une fois, que comme A. l'a dit si bien, "une chance, mais pas 2", que l'erreur que j'ai commise il y a un an ne s'en ira pas par de simples excuses formulées à genou devant une assemblée de gens dans un café, que j'ai encore une fois pensé, estimé à tort la valeur des sentiments sur des regards, sur des sourires, sur des comportement, qu'il serait temps de laisser les gens partir, vivre leur vie, et de m'envoler peut être, ce serait mieux pour tout le monde

J'aime trop, j'aime mal, je m'attends à ce que cela soit pareil en retour, et je retombe sur mes désillusions encore une fois... non mon petit, le monde n'est pas si simple que cela, il est plus facile de détruire que de construire, de hair, de rester dans les souvenirs que de pardonner, que de regarder vers l'avenir, aussi bien pour toi que les autres...
Quelque chose est brisé au fond de moi ce matin, et je ne sais pas quoi dire... que dire de toute façon... je n'arrive même pas à mettre de mots et à formuler correctement ce que je pense et ce que je ressends excepté de la douleur, excepté que nos rapports, de mon coté et du sien ne seront plus jamais les mêmes, parce que la douleur est là, parce que je suis lourd, parce que je ne serai qu'un frein à son épanouissement personnel, parce que tout simplement je suis foutument incapable d'exprimer réellement ou adroitement les sentiments que j'éprouve pour mes proches et que c'est comme cela que je les perds, lorsqu'il est trop tard...

Je rentre, un café, 2/3 clopes, un bon cd... ne pas penser, sortir faire un tour, se changer les idées, ne pas déprimer, continuer... et arrêter de soupirer...
T'es lourd mon petit, t'es lourd...


13:44 Écrit par Mr P & Mr F | Lien permanent | Commentaires (3) |  Facebook |

23/07/2004

Technology

C'est avec un certain doute et une certaine sérénité qu'il y a deux heures, je me suis mis à connecter mon portable au nouveau petit joujou acquis (une tv écran plat / écran d'une taille assez raisonnable, l'équivalant d'un 17 pouces sans doute) pour me matter un dvd, le sommeil ayant du mal à venir ce soir, vascillé entre l'enthousiasme grandissant de ces derniers jours et mes doutes habituels.

Le résultat dépasse mes espérances, et c'est ainsi qu'il fil de mon humeur changeante de ces derniers jours propice au changement, qu'après avoir déplacé la disposition de mon canapé et de ma table récemment, je me suis mis à déplacer l'ensemble du matériel informatique pour me décider définitivement à troquer mon vieil écran de portable contre le tout confort d'une tv / écran plat à la luminosité plus qu'agréable, me laissant ainsi la douceur du canapé pour mes conversations msn et un espace de bureau dégagé, espace propice à la réalisation de ce qui me semble en ces jours-ci une tache ardue, à savoir me mettre à réviser ces foutus exams....
 
L'humeur est bonne, le confort est là, j'ai troqué la fin de ma 2ème petite maes à un ice tea, l'humeur étant au changement, je me dis également qu'il serait bon de peupler mon frigo d'une foule de sodas et autre équivalants néfastes certes, mais certainement moins que l'habituelle bière-calin le soir et de continuer dans un rythme de vie plus sain - mens sana corpore sano -

Vendredi, 02h du matin... l'humeur est bonne même si l'état de mes comptes bancaires sont au plus bas tout comme la motivation pour mes examens également.
Le soleil brille, il fait chaud, étouffant, le renoncement à certains espoirs et rêves stériles d'un retour humain de certaines personnes et l'envoi de celles-ci au bac sans aucune once de sentiment (excepté peut être pour certains un soulagement), la remise à niveau de certaine opinion concernant certains proches (c'est en tombant malade que l'on voit ses véritables amis comme disait Hagakure) et la connaissance d'une masse de sang frais récemment acquis me confortent dans l'idée que finalement, j'suis un ptit mec pas si mal que cela, aussi bien physiquement que moralement.

Cette sûreté et cette reconstruction naissante acquises récemment qu'il me faut entretenir et fortifier, le moral au beau fixe, je me me mets à observer des sourires, des occasions que je pensais inaccessibles, des témoignages de sympathie de proches et d'inconnues, et je me réjouis de me dire que demain est une nouvelle journée qui commencera sous le signe du beau fixe parce que je l'ai décidé, parce qu'il serait temps de prouver aux gens qui ont placé leur confiance en moi qu'elle est justifiée, que je peux changer cette vie grise et monotone, et qui se terminera aux allentours de tournai pour une soirée comme je les aime en compagnie d'une personne qui m'est chère et que je me  tâte de retrouver, nos retrouvailles étant souvent espacées mais tout aussi intenses...
 
Le soleil brille, le ciel est bleu, l'eau mouille, il est 2h du mat, mauvaise habitude, dernière cigarette, dernier regard sur cette ville endormie et paisible bercée par la douce lumière des lampadaires oranges, je coupe le courant, mon esprit est déjà sur la route et dans la douceur des dernières 48 heures et des prochains jours à venir.
Ce sera tout pour ce soir...

02:22 Écrit par Mr P & Mr F | Lien permanent | Commentaires (4) |  Facebook |

22/07/2004

Simply and humanely...

Il y a des choses parfois que l'on regarde avec un regard intrigué, un regard excité, une âme touchée, ce genre de petits moments, de petits instants, de petits détails qui font que parfois, on se met à sourire, et à penser avec une âme aussi innocente que celle d'un enfant...
Je rentre des courses, une clope, un café vanillé... je repense avec sourire à l'homme à la rose.

L'homme à la rose est un de ces hommes qui font la manche, par obligation, par survie, à l'entrée des métros.
Celui-ci se trouve à l'intérieur de l'entrée du métro schuman, peut-être l'avez vous observé l'espace d'un instant sans y pretter attention.
Cet homme a cette singularité d'être là, sur le sol, sans chercher forcément à récolter le regard, ou une petite pièce, tout simplement, comme s'il attendait patiemment quelque chose ou quelqu'un.
Devant lui, il a un petit vase en forme de flutte avec une base circulaire en porcelaine, légèrement dessiné, dans lequel chaque jour, il y a une fleur et une petite bouteille d'eau, qui lui sert en cas de grosse chaleur et de temps en temps pour remplir son vase...
Cet homme est là et ne semble pas marquer le poids de la gène, de l'ennui, comme s'il était né dans cette situation et que celle-ci ne le dérangeait pas.
Qui est-il... que faisait-il avant... il me semble être le genre de gars qui a mené sa vie un peu comme il l'entendait, en parcourant le monde, il a un visage avec un bon fond, sans trop de tristesse, voire même sympathique...
Etait-il fleuriste ? Garde t-il trace du passé grâce à cette petite fleur à chaque fois différente ?

Cet homme me fait sourire... je n'hésite pas à lui donner un fond de poche quand mes économies me le permettent, car il apporte quelque chose qui n'a pas de prix...
un instant suspendu de magie dans ce monde, et un sourire...

20:21 Écrit par Mr P & Mr F | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook |

21/07/2004

2 senseos please...

Cela fait un temps que je n'ai plus posté...
 
Par manque de temps (faux, on peut toujours trouver du temps), par manque de motivation, par manque de désir de coucher des mots, par faignardise, sans doute...
 
J'ai mal dormi - en fait je n'ai quasi pas dormi plutôt soyons francs - me retournant retourné par un mix mal de ventre sûrement provoqué par ce foutu plat préparé en conserve (j'ai toujours dit que c'était de la merde, ca t'apprendra faignasse), une torture de crise de conscience profonde soudaine (c'est pas bien mon petit ce que tu fais à x, ce que tu risques de faire avec y et z...), entrecoupés ci et là d'une envie sexuelle plus ou moins grande...
 
Nous sommes le 21 juillet, date record où sans aucun doute l'on peut enrégistrer un nombre de grasses mat' record, date où les  gens glandent, se reposent, et moi, trouffion, au milieu, à se lever tôt et à arpenter les rues pour tenter de trouver une boucherie ouverte afin de pouvoir assurer que le barbecue de ce soir ne se résume pas à 2 saucisses par invités vu que le maigre nombre de participants s'est vu doubler de manière fort imprévue...
 
Il est 10h36, un jean's et une chemise de la veille rapidement enfilés, un petit coup d'eau sur le visage, une clope, un double senseo corsés dans un grand mug - 8 sucres (penser à remercier le créateur de senseo, vachement simple et rapide, café expresso en 1minute30 ?), les nerfs à vifs.
Je me passe un bon Queen - Another bites the dust, rien ne vaut les bons vieux morceaux...
Il est 10h36, j'ai peu dormi, je suis hyper nerveux, d'une agressivité incroyable, une conscience très lourde qui va gentillement aller se faire fouttre le temps que je me réveille et que je trouve cette saloperie de viande, et je tenais à cracher mon venin pour vous dire que je déteste ces conneries de fêtes (excepté leur feu d'artifice)

Ce sera tout pour l'instant, bonne journée...

10:40 Écrit par Mr P & Mr F | Lien permanent | Commentaires (2) |  Facebook |

19/07/2004

Not a end, just a start...

Faithless - insomnia dans les oreilles
 
Je rentre chez moi... Home, sweet home...
Je m'arrête un instant... un peu comme lorsque je rentre de voyage, ou d'une journée fatiguante de boulot...
Je caresse du bout des doigts ma tv plate, ma table, mon portable, cette chaine...
J'ai toujours aimé le design, j'aime cet appart bien rangé, j'aime cette perfection, j'aime voir mes pompes bien cirées et ce costard gris italien dans mon armoire, le reflet métallique de cette fenêtre, la chaleur morale du mélange bois / aluminium / hallogène couplée à la douce chaleur du radiateur...
 
Je me pose...
Un max de musique, un max de trip, un max de forme...
Je fouille ma liste de mp3... bordel... mais y'a plein de trucs déprimants la dedans... jetter ce  genre de truc, passer un bon mix ou 2 comme à l'époque...

Après la déconne, la colle... faut repartir... faut mettre en oeuvre certaines choses...
Un peu comme le sang qui commence à recirculer dans un bras garotté, ensemble de sensations qui revient... le plaisir de sentir certaines odeurs, le plaisir d'un milkshake, une envie d'un bon steak, d'autres envies...

Bordel... besoin d'un gros shoot de tendresse et de sexe... argh... une clope... penser à autre chose... chabadabada... pas possible...
 
Cuisine... une envie d'un truc bien infâme, bien dégueulasse... des pâtes fourées avec du beurre à l'ail... ca n'a pas la grande classe d'une cuisine 5 étoiles, ce n'est pas diététique... et je m'en branle... un peu de bide en plus ou en mois, me faut bien accepté que passé un âge, on prend du bide, et que c'est pas ca qui va changer grand chose...
 
Repartir...  
J'ai une masse de choses à faire, et peu de  temps.
Mes cours, à étudier, d'abord... commencer petit à petit, reprogrammer... peu de temps... pas assez de temps...
Relancer la machine, de la mémoire... j'ai l'impression d'être lobotomisé point de vue informatique depuis quelques mois...
Y aller tout doucement... ne pas stresser... il reste 1 mois et 10 jours, c'est trop court... je risque de foirer... tant pis...
je vise plus la grande dis, je vise plus la dis, je vise juste à faire de mon mieux, et à être bien avec moi même, à juste avoir un minimum d'égosatisfaction...

J'me suis bien cassé la gueule, je me suis vautré comme une  grosse merde en public, j'suis tombé bien bas, donc la, ca changera rien...
Par contre, cela me donnerait un an de plus dans ma carrière... un an qui me permettrait aussi de prendre le temps de me reconstruire petit à petit
 
Je me pose... je fais des pauses...
 
Me trouver, passer certaines choses, supporter le regard de certains que j'ai blessés par mon geste ne va pas être évident... comme reconstruire certaines choses...
C'est amusant, de se dire que finalement, j'ai aidé pendant des années des gens sans problème... et que j'ai été incapable de m'aider moi même, et je me trouve désarmé face à mon cas, incapable de mettre le doigt pendant des années sur le pourquoi de cette chose si profonde en moi qui me hante... cette force, ce mélange de violence, de volonté, de tristesse...
 
J'vais aller dormir tôt ce soir, j'suis fatigué ces jours-ci... normal, je récupère... mais je me sens moins décalé dans les journées...
J'espère que le moral va tenir, reprendre contact pour reprendre cette psychanalyse, ce travail de moi même accompagné, et surtout, à remercier tous ces gens, qui depuis quelques jours, sont proches de moi... et me disent combien ils m'aiment... ca me touche... ca me touche vraiment... et ca me fait du bien...
 
J'ai envie de prendre l'air... de faire un trip paris accompagné ou un truc du genre, de voir du soleil, de me poser sur la pelouse, de regarder le ciel étoilé...
Ca fait longtemps, j'ai de nouveau des besoins humains... ca fait du bien...

00:09 Écrit par Mr P & Mr F | Lien permanent | Commentaires (4) |  Facebook |

17/07/2004

Resurrection ?

Retour...

Vivant physiquement, un peu moins mort moralement...
C'est encore un peu flou dans ma tête, dans on coeur... difficile pour moi de faire le pas de venir m'excuser, de vous avoir causé de l'inquitéude, difficile pour moi de me dire de devoir affronter vos regards...

Merci à nico...
Merci à ceux qui sont venus, qui étaient près de moi
Merci à tous pour votre soutien...
 
Une westmalle ce soir et un snooker... on change pas les bonnes habitudes...
 

13:35 Écrit par Mr P & Mr F | Lien permanent | Commentaires (4) |  Facebook |

14/07/2004

Douh...

C' est dingue ce que l'organisation peut être parfois compliquée...
Il est 6h35, je viens de rentrer... une foule de choses à régler, et jusqu'au bout, cet instinct en moi de journaliste, de décrire jusqu'au bout des choses, y compris l'horreur absolue

Si vous tenez absolument à sombrer, end.skynetblogs.be
 
Mes dernières heures... je vous aurez prévenu... si vous tenez absolument à sombrer... je vous aurez prévenu...

06:37 Écrit par Mr P & Mr F | Lien permanent | Commentaires (3) |  Facebook |

Falling

Quelque part en belgique - 04h57...

Je rentre, dans un chez moi qui n'est pas le mien... grisé par les verres, grisé par la satisfaction d'avoir encore une fois bluffé mon monde, je rentre...
700.000 balles ma poule, 450.000 balles net... crashhhhhhhhh t'imagines ma poule ? Tcha... 40.000 max de loyer et charges, 15.000 balles de bouffe... te reste au moins 350.000 balles à claquer par mois ma poule... t'imagines, en 4 mois, tu places 1.000000
 
Je redescends sur terre, je suis parti  sur un coup de tête, le dernier train qui passait, besoin de m'évader, de vider mes tripes... 
Me prends un charles de Saint-Ceran de 2002 dans l'ensemble des boissons disponibles... j'ai toujours eu des gouts de luxe, un rythme de vie effréné...
Je redescends sur terre... je viens de refuser un contrat en or... un contrat qui ne se refuse pas, un contrat en béton...
 
Je suis grisé et vidé... La joie d'une proposition pareille, le regret de la refuser parce que...
Parce que depuis 2 semaines, je tire un trait sur ma vie... passée... Sur ces longues années, sur cet enfoiré de première que j'étais, sur ce monstre sans aucun scrupule que j'ai été...

Merde... une larme qui naît...
Je repense sur le chemin du retour à laure... merde... bordel de merde...
J'ai mené ces derniers 6 mois une vie qui se résume à une courbe d'activités et de luxe exponentielle... ayant mieux, j'ai désiré mieux... j'ai été cupide, j'ai eu une compagne terriblement belle, fidèle, une âme pure, et j'ai tout jetté en me disant "mouais... peux avoir mieux"
 
Retour vertigineux dans les entrailles de la terre, au feu des enfers...
Sous-merde... depuis 2 semaines, c'est cette impression que j'ai... qui suis-je honnêtement ?
Un ensemble de bluf, un ensemble de surconfiance en moi, un ensemble de paillettes, de poudre aux yeux, un jeu d'une vie, un jeu d'arêne... c'est toi ou moi ma poule... ave... celui qui va te battre te salue...

Je suis devenu au fil des années un mec imbu de sa personne, prétentieux, orgueilleux, insensible, manipulateur, cupide...
Et depuis 2 semaines, je me rends compte que je n'en peux plus... je n'en peux plus de cette vie de strass, de paillettes, de bluf, d'hypocrisie, de négociation, d'entubage, de ruse, de perversité, d'observation, de silence, d'agissements cachés...

J'ai besoin d'humain... j'ai l'impression d'être un magnifique moteur de BMW callé... lourd... après des années de bons et loyaux services, je calle, je me refroidis, et je ne trouve plus l'étincelle pour me faire un minimum ronronner...
Je coule... tout doucement, sûrement... je cherche  quelque chose, quelque part, une chaleur, une vérité, constante, présente, pour me faire redémarrer.....
Et c'est à ce moment là que lorsque l'on rentre comme ce soir, costard, pompes, cravate, chemise, porte-plume brillant, derrière le parfum, le gel, le strass, les paillettes, le m'as-tu vu, que Freedom me regarde, triste...
 
Je m'arrête le temps d'une pause nature, un regard dans la glace... je suis impeccable, tiré aux 4 épingles... en sortant, une coupe de champagne m'attend - veuve cliquot sans doute, c'est l'habitude de la maison -, une foule de sourire, de gens snobs, de dames en robe séduisantes, remplies de mascara et autres produits de beauté fortunés pour masquer la pauvreté de mon âme m'attend...
Je me regarde dans la glace, je croise ces yeux, je croise ce regard, je regarde ces fringues brillantes, et je plonge dans le froid et la solitude de mon âme...

La fête prend un tout autre sens, le temps s'arrête l'espace d'un instant - zoom panoramique du personnage, pause - je me regarde... je ne suis rien...

Je repense à valou, je repense à ces gens, dont j'ai l'espace d'un instant, par mes mots et ma pensée rationelle, l'espace d'un instant, démolis, réduits à néant, frappés mentalement jusqu'à ce qu'il ne reste que des lambeaux de pensées cohérentes, et le sourire cynique qui s'en est trop souvent résulté, et la fierté qui s'en est rehaussée...
Pauvre merde... réalises-tu que je viens de te démontrer publiquement que tu n'es rien, que tu ne vaux rien...
Je repense à ces gens que j'ai aidés, que j'ai manipulé pour les faire avancer, tel baloo, et je me demande si l'aide que je leur ai apporté, les coups de pouce que j'ai filés de manière anonyme ont été exécutés par reprise de conscience certains soirs ou par égo de satisfaction personelle...
Point positif de ma vie, j'ai su retirer l'ensemble de ces enseignements et de ces adaptations pour quelque fois faire le bien autour de moi...

Crise d'angoisse... au fil des réflexions, au fil de la descente dans l'âme, au fur et à mesure du film qui se déroule devant moi, spectateur pour une fois neutre et ébahit, je me rends compte de l'horreur que j'ai été, des manipulations dont j'ai été maître et esclave, des gens à qui j'ai fait du mal sans aucun scrupule, des gens qui m'ont manipulé tel un simple pantin, qui m'ont utilisé, et jetté...
 
Mon charles de Saint-Ceran devient amer... cette douleur à l'estomac revient.
Encore une fois, un maigre repas (une petite portion de fromage / salami) comme seul repas de la journée, café, clopes, alcool comme repas du soir...
Je vais me taper un ulcère, je me dis que tout médecin me fouttrait en hospitalisation probablement en voyant les résultats de ma composition sanguine actuelle...

Bof...
Finir ce verre, faire quelques formalités, et m'éclipser... je sors, en négociant encore une fois (sale réflexe, déviation professionelle), un pac de bonnes bouteilles à livrer chez moi - visa, signature, réglé - ...
Taper mes pensées, me vider, fumer quelques clopes...
Je passe par la gare.... un train... je file... je trace...
Je suis vidé, et je me pose la question ce soir s'il ne serait pas temps d'arrêter ces conneries, de faire un beau saut dans le vide et d'arrêter ce jeu dont je suis blasé qu'est la vie, ou de me taper une bonne descente d'alcool couplé à quelques dérivés morphiniques, le temps de dériver 2/3 jours, de ne plus penser, de dériver...

Oui... je suis un salaud... et le pire dans l'histoire, c'est qu'en l'entendant, ou en me le disant, je ne peux m'empêcher de sourire...
C'est la vie...

Courte soirée, quelques verres, je rentre poster sur un pc qui traine, je vire mes fringues, m'étendre sur cette chambre que je bénéficie encore une fois grâce à une relation
"fais comme chez toi..." discours trop souvent entendu... mais d'un ami réel cette fois-ci...
Rentrer demain, couper le gsm, couper le net, m'envoyer en l'air... je me contrefous ce soir du monde, et je me contrefous des gens qui ont pu commettre l'erreur de s'attacher à l'être que je suis..
Peut être penser à dire à laure, à mr x et y qu'ils n'ont rien à se repprocher... car je ne vois vraiment pas ce soir ce qui pourrait me donner le courage d'affronter l'être que j'ai été et la force de croire en l'avenir...

Finir cette bouteille de Saint-Ceran débouchée dans mon espace personnel le temps d'une nuit, dormir...

Si tu lis ca, mon père, je te hais pour avoir voulu un peu trop faire un être parfait de l'ensemble de chair que je suis, mais je t'aime pour avoir été un père modèle, fidèle, parfait... tu es un homme que nul autre n'égale, malgré ta modestie...
Tu as toujours tout fait pour nous, tu t'es sacrifié sans rien dire et chaque jour qui passe, saches que j'aurais aimé te dire les efforts ue j'ai fait en silende pour être ne fut-ce qu'un semblant d'homme
Si tu lis ca, monde, je t'emmerde par ton système capitaliste qui nous réduit à néant...
Si vous lisez ca, vous, members of Baloo Clan's, je vous méprise... je suis humain, et je porte ce poids...
Si tu lis cela, Laure, Déesse, et autres... désolé de vous avoir fait souffrr

Non... il est 5h21, il me reste un train dans 20 minutes, rentrer chez moi, passer par un night shop (me reste 2 clopes), et me peter la cervelle...

C'était l'histoire d'un gars qui un jour, se réveilla... et pleura de n'être que l'ombre d'un passé, de n'avoir pu faire plus, de n'avoir compté plus...
 
I was addicted to chaos...  chiao

05:19 Écrit par Mr P & Mr F | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook |

12/07/2004

Destiny

Sur cette petite boule ronde qu'est la terre, existe et subsiste une petite poignée de gens biens, une petite poignée de gens qui font que l'on ne peut et ne pourra jamais les oublier, et dont la rencontre change votre vie...
Je ne sais pas comment ni pourquoi malgré d'années, malgré tant de jeunes passés à ses cotés, Baloo est venu sonner chez moi au moment où il fallait le faire, et encore une fois, il venait de marquer une étape dans les chemins sinueux de ma vie...

 
Ma rencontre avec Baloo date de 7 ans.
Cet homme est ce que j'estime être un "grand maître", le genre de personne qui par l'aura qui s'en dégage, impose généralement le silence et le respect sans dire quoi que ce soit.
Il suffit de lire dans son regard, dans sa démarche, dans l'intonation de sa voix pour comprendre le fond de ses pensées, et tout homme qui le rencontre et qui se respecte se retient de parler et l'écoute.

Baloo a maintenant 40 ans, et n'est plus le même homme que j'ai connu.
Il s'est un jour réveillé un matin, sentant qu'il n'avait plus le feu sacré pour enseigner ses sciences, la vie, ou sentant peut être qu'à son age, il devenait dangereux et malsain pour l'esprit de rester dans certaines sphères sombres de notre société.
Il travaille maintenant comme consultant dans le domaine de la protection des personnes rapprochées - ou quelque chose dans le genre -, est marié et père d'une adorable petite fille.

Les verres se sont accumulés, les cendriers se sont remplis et vidés, et malgré les diverses conversations, nous savons tous les deux que nous ne devions plus reparler de cette époque où nous nous sommes rencontrés, de ces souvenirs qui m'ont hanté, du cimetière de cadavres moraux que celui-ci possède dans un hangard quelque part, des épreuves que nous avons traversés ensemble et de ce jour noir qui restera dans nos mémoires.
Je n'avais pas besoin de lui dire qu'après des années, j'avais réalisé que ce que j'avais pris à l'époque pour de la trahison, et que celui que j'avais considéré comme le maître d'orchestre de ma chute n'était en fait qu'un homme manipulateur et sage qui s'était aperçu sans doute depuis longtemps que certaines valeurs nobles ne valaient pas le prix du sacrifice d'une âme et d'une vie.
C'est aussi peut être à cette époque que Baloo s'est rendu compte au fil du temps que le poids de ses actions, de son enseignement et de son boulot  était bien plus important qu'il ne pouvait le penser...

Les verres se sont accumulés, les cendriers se sont remplis et vidés, Baloo m'a foutu une claque et secoué comme un pantin...
Le genre de chose qui a le don soudain de sortir le plus endormi de sa torpeur, surtout lorsque les mots se rajoutent, blessants - lâche, faible, regardes toi, tu es une loque... où est passé celui que je connaissais et dont j'étais le plus fier, comment peux-tu agir ainsi alors que tu as la chance de posséder ce que d'autres n'ont pas et n'auront jamais -

Le poids de la vérité, le poids de la conscience, le poids sans doute de ces mots dits avec une ton froid et inhumain qui m'étonnera toujours et qui me fait passer pour un enfant de coeur à ses côtés lorsque je le suis...
Je cherche des excuses...
Le manque d'humanité dans ce monde n'est pas neuf, j'ai été le premier à l'être sans aucun scrupule quand il le fallait, j'ai été le premier à presser la détente lorsqu'il le fallait sans aucune émotion sous le coup de l'intelligence froide et calculatrice, mais je sais au fond de moi qu'il a raison...

Baloo venait de me redonner un coup de défibrilateur bien placé comme à l'époque mais moral cette fois-ci, au moment où il le fallait...
Au delà du professionel de la manipulation et de l'adaptation, du maître de la réflexion, au delà du constat simple et efficace que l'on ne peut utiliser l'arme qu'un professeur vous enseigne contre lui, je n'ai véritablement jamais réussi à cerner cet homme.
Naviguant toujours entre un esprit d'une puissance et d'une complexité extrême dénué de sentiments et une véritable machine à capter le moindre signe émotionnel et intellectuel chez les autres, Baloo a peut être ce quelque chose en plus que j'acquiers au fil du temps - l'enseignement de la vie...
 
Les verres se sont accumulés, les cendriers se sont remplis et vidés, nous nous sommes quittés en avançant sans nous retourner, sachant pertinamment tous les deux que quelques secondes étaient une éternité pour nous donner l'occasion de repartir comme nous nous sommes rencontrés, dans l'obscurité des ruelles et  dans le silence de la nuit
Je me suis pourtant retourné, cette fois-ci... il ne restait qu'un mégot encore illuminé sur le dallage du trottoir trempé par l'humidité de la nuit, et j'ai souris...



02:06 Écrit par Mr P & Mr F | Lien permanent | Commentaires (6) |  Facebook |

09/07/2004

Insomnia

Question pour un champion... que faire lorsque l'on est insomniaque comme moi à 1h18 du matin ?

  1. Comme Pakal, prendre son appareil photo numérique et mitrailler (dur j'en ai pas de numérique)

  2. Se prendre une  grosse barre de Meurisse aux noisettes, une bière, une clope (déjà fait)

  3. Réveiller les voisins, pas de raison qu'ils dorment si moi je ne dors pas (risqué... tapage nocture, et le voisin fait 2 m. de haut et 3m. de large...)

  4. Repenser à sa journée et faire un check - up (bonne solution)


Me voilà donc avec une barre de chocolat aux noisettes (parraît que c'est anti-dépresseur ? conneries, j'en suis à ma 3ème ligne et ca marche pas), une clope, une bière, et je repense à ma journée shopping.

Première constatation : les soldes, c'est de la merde... que des trucs dégueulasses ou pire (me vois mal avec une chemise Flower Power ou avec des brodures de petites fleurs (si si c bien au rayon mec...), et les rares trucs laissés par hasard potables sont évidemment non soldés (rescapés du rafflage de la collection actuelle lors de l'envoi aux chambres à stock ?)

Deuxième constatation : faut que je muscle mon cul... parce que le ptit cul dans un froc moulant, c'est plus trop cela.
Or, comme le froc est moulant, le problème vient donc... de mes fessiers...
Me voilà donc addicted to une série de fessiers journalière (c un truc de tarlouze, dixit Freedom mais bon...)

Troisième constatation : après une courte discution avec Deesse, les femmes ne savent vraiment pas ce qu'elles veulent... après le "je ne m'engage pas parce que j'en ai pas envie", c'est au tour de "t'étais casé lorsque j'étais célibataire et réciproquement"...
Mouais... Tout cela pour dire qu'encore une fois, malgré les années, je n'ai toujours pas trouvé d'école fournissant des cours pour obtenir un bac+3 "comment conquérir et garder une femme"...
Consolation... mes draps sont doux, j'ai un bon radiateur, je peux peter dans mon bain quand j'en ai envie, laisser le bordel dans l'appart sans scrupule et je n'ai pas de soucis de prise de tête excepté ma complexe personne et je commence à me contrefoutre de cette connerie de race instable qu'est la race féminine...

A donner...
Corps défaillant (poumons à légèrement dégoudronner, dos musclé mais douleureux, bide à virer mais foie entrainé en état correct, dentition impeccable et endurance au lit correcte), quelques neurones rescapés en état moyen (quelques courts-circuits parfois mais bon ca écrit quand même...), coeur bétonné, écoute et patience acquis au fil du temps, abonnement au rôle du bo gosse homme frimeur parfait meilleur ami 

Pour...
- viol - demande en mariage - psy - dégustation sans fin de bières - tournage de films divers - écriture de textes minables - autres (biffer la mention inutile)


01:27 Écrit par Mr P & Mr F | Lien permanent | Commentaires (5) |  Facebook |

08/07/2004

Ah...

Je viens de passer le test de troubles psychiques sur http://www.4degreez.com/misc/personality_disorder_test.mv
 

Disorder RatingInformation
Paranoid: Very Highclick for info
Schizoid: Highclick for info
Schizotypal: Moderateclick for info
Antisocial: Highclick for info
Borderline: Lowclick for info
Histrionic: Moderateclick for info
Narcissistic: Highclick for info
Avoidant: Moderateclick for info
Dependent: Highclick for info
Obsessive-Compulsive: Moderateclick for info

Ah... ca fait plaisir de voir que malgré l'évolution je suis toujours aussi félé.
C'est mon psychiatre qui va être content de l'apprendre, j'ai encore quelques années de visites surprises chez lui gnarg

13:36 Écrit par Mr P & Mr F | Lien permanent | Commentaires (2) |  Facebook |

Ouaiss...

Today is a long day...

Point  - :  faut que je paye mes factures (aie)
Point  + : j'vais faire shoooooooping et me racheter plein de fringues (dont 2/3 frocs moule-cul ;-)
 
Ah... y'en a une qui va bosser today, c'est ma carte...
Y'a rien à dire, c'est dingue comme l'on peut passer de l'état de riche à pauvre en une journée ;-)

12:45 Écrit par Mr P & Mr F | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook |

Fuck.. Why

Retour, après une excellente journée, et de surcroît excellente soirée avec mon meilleur ami (qui me connaît depuis 7 ans et qui est toujours fidèle au poste, malgré les entrevues réduites suite au rythme de fou que nous vivons tous les 2...)
 
Peu de choses à dire, excepté que
 

  1. Je suis vidé, je n'ai plus aucune force (les nerfs, cela vous vide un homme en moins de 2...)

  2. J'ai du signer un soir une charte un soir mort bourré (j'm'en rappelle pas...) "quand tout va bien, il t'arrivera une merde"

  3. Couper une salade iceberg et du basilic frais à 2h30 du matin , la mélanger avec des tranches de jambon de parme et de fromage, de la semoule, un zeste de citron, des épices et de l'huile d'olive ainsi qu'insérer la clé dans une serrure peut se réveler être une tâche titanesque dans certaines conditions

  4. Freedom le barbare est toujours aussi violent qund il le faut, malgré 3 westmalles dans la gueule, et malgré l'oubli de certains gestes techniques (les cours de self-défense et de judo sont loins, très loinsss...)

  5. Même pas mal, juste la machoire un peu raide, par contre y'en a un qui à la suite d'un court match conclu par un beau goal digne de zidane n'aura plus l'occasion d'engendrer une progéniture...

  6. Je le dis et je l'affirme, malgré la violence que je me fais depuis des années, peu importe que cela déplaise, à partir de ce soir, je suis définitivement et irrévocablement raciste vis à vis de toute personne d'origine maghrébine...
    Ma patience à des limites, mais force de vécu, d'observation, il y a des gens à qui l'on peut tout accorder, cela ne change rien... s'intégrer, bosser, respecter les  gens  et être correct, c'est aussi une question de volonté

  7. Lorsque l'on engage un combat, l'on est de toute manière perdant dès le départ, ne fut-ce que moralement...

Je déteste la violence sous toutes ses formes..



02:57 Écrit par Mr P & Mr F | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

07/07/2004

Erased...

Réveil ce matin tôt... il est 10h, comme d'habitude, l'esprit complètement gazeux, le corps en pleine forme, l'âme grise, un petit quelque chose se déclenche au fond de moi...
 
Fermer les yeux, laisser la radio tourner, se replonger au centre des choses, respirer un bon coup...
Des images arrivent, défilent... je pense à la conversation entre N. et A., je pense à C., je pense à cette époque où il m'est arrivé aussi d'accepter par amour, par aveuglement, après quelques petits pas concédés ci et là, des choses inacceptables, et d'être "soumis".

Je pense à N., à notre rencontre, à cette envie parfois de le serrer dans mes bras comme un frère...
Chaque rencontre a cette particularité d'être unique, et de nous apporter quelque chose - positif ou négatif, peu importe -, et la sienne a marqué le début d'un long tournant...
Après une période de remise en question de sa part, où j'ai eu la chance de pouvoir être l'une des personnes à être à ses cotés pendant cette période, après quelques baffes bien placées et quelques petites paroles subtilement calculées, N. s'est débarassé d'une foule de doutes, et c'est maintenant lui qui m'épaule depuis un petit temps...

Une larme naît... je me sens bien à l'idée d'avoir une personne comme lui et sa charmante épouse à mes côtés, ainsi que d'autres personnes comme O., qui, malgré les conversations et les activités moins régulières que N., est aussi quelqu'un de formidable...
Je repense aussi à ces blessures du passé, qui défilent doucement, de manière contrôlée... le temps d'examiner pas à pas certaines choses, et de sourire...

Non, je n'ai rien à regretter, absolument rien...
J'ai aimé sincèrement, maladroitement, j'ai fait des erreurs, j'ai cru écouter alors que je n'écoutais pas, j'ai blessé et même si je le regrette, ce qui est fait est fait.
Il est difficile de changer les préjugés, de changer les opinions, chose qui se confirme en entendant ci et là des échos sur ma personne... un connard, un enfoiré, un manipulateur, etc...
Ce genre de remarques me touchent toujours.
D'un côté ne pas laisser une chance aux gens, ne pas remettre son regard en question sur une personne permet parfois d'éviter de se faire avoir par de douces paroles, mais fait aussi persister l'intolérance, la rancoeur, la colère, la haine, la violence...
 
Aujourd'hui, depuis peu, depuis que je suis entouré de ces gens sains, je me stabilise, je m'améliore, et je me surprends chaque jour à devenir un peu plus tendre, un peu plus accessible, un peu plus humain.
Cette observation est une sorte de chaîne positive - je me sens mieux, donc je vais mieux - qui contrebalance cette spirale négative - frustration, solitude, manque, rejet - dans laquelle je me suis laissé glissé durant des années.
Je remercie le grand architecte de l'univers d'avoir créé l'homme... si vulnérable, si complexe, si pernicieux, si créatif, capable du meilleur et aussi du pire...

La plus grande chose, ce n'est pas la réussite, mais bien le chemin qui a mené à cette réussite.

16:59 Écrit par Mr P & Mr F | Lien permanent | Commentaires (3) |  Facebook |

People... why ?

Le soleil brille, l'atmosphère est chaude - Rue Neuve, 13h -

Ici et là, une masse grouillante et gluante est engouffrée dans cette artère, s'arrêtant ci et là pour rentrer dans une enseigne guidés par l'attrait d'une publicité racolleuse aux titres similaires - soldes - moins 20, 30, 40 % !
Je rentre, guidé par ma curiosité, l'oeil attiré par la même occasion par quelques courbes féminines agréables.

Tel un supplice de tantale, des jeunes femmes se promènent, les regards fusent, les courbes ondulent... ... aouhh... penser à camoufler mes oreilles et ma machoire de loup affamé...
L'été est là, les tenues se racourcissent, et les hormones se réveillent, malgré ce sentiment bizarre de dégoût, de rejet, de méfiance vis à vis de l'amour et des femmes acquis au fil du temps
 
Bordel... j'ai faim...
Voir tant de peaux douces au regard, sentir autant de parfums légers flâner dans l'air comme un voile soulevé par la chaleur et le vent, me donne inconsciemment des idées...
Contraste assez bizarre entre une envie de tendresse, de douceur, de soirée romantique au clair des bougies, de sexe passioné contre un mur ou sous des draps de lin... le sexe, l'amour, et la passion seraient-ils finalement des concepts intimement liés ?
 
Une glace italienne en main, je me dirige vers le métro - bordel, c'est bon ces saloperies -, et je découvre certaines joies auxquelles j'ai rarement gouté durant mon enfance, ma mère étant omnibulée par le lien sucreries - caries...
Sourire... ces années perdues ont fait de moi un adulte - enfant, qui en se découvrant soi-même en découvrant le monde, découvre aussi ces petits plaisirs simples et inavoués que trop d'adultes ont perdu à travers les méandres du temps et qui ressurgissent parfois lors de la venue d'un enfant.
 
Ces sourires, ces regards croisés, cette vie autour de moi me nourrit.
Je me baigne dans cette atmosphère détendue, bonne enfant, insouciante, et je me prends au jeu également de laisser le temps s'arrêter l'espace d'un moment, le temps de ralentir mes pas, et de prendre une bonne respiration, et de jetter un moment ces pensées qui me ramènent vers ces plaies que je tente d'oublier
 
 
Parc du Botanique -  un sandwish Croq In légèrement garni de salade iceberg
Celui-ci m'a vallu une petite altercation verbale avec la serveuse, celle-ci refusant obstinément de me rajouter une petite poignée malgré ma demande polie et correcte, prétextant un quota par client quotidien), et je m'arrête en compagnie de mon ami N.

Quelques badauds étendus dans l'herbe et une fontaine d'où jaillit le murmure calme et appaisant de jets d'eaux filigrames sont les témoins de nos échanges, de nos confessions.
Il m'aparaît clairement que reconstituer le fil du temps effacé, que de me baigner l'espace d'un instant dans les souvenirs passés d'amours épurés me replonge dans l'atmosphère sécurisante et agréable du moment pour mieux raviver ces plaies.

Quelque part, quelqu'un parle peut être au même moment, avec les mêmes idées, les mêmes angoisses, les mêmes doutes...
J'aime à le croire, car quelque part, lorsque je rentre comme ce soir après une excellente soirée pour l'anniversaire d'un ami cher, en compagnie d'êtres chers et que survient une crise d'angoisse, il me manque ce quelque chose.
Ce quelqu'un sur qui poser mon épaule, quelqu'un que je pourrais regarder, enlacer, parce que je n'ai ni la force, ni l'envie de parler, juste simplement de recevoir cet amour, et de dire silencieusement "merci d'être là..."
 
 
At Home - 02h07 -
Dernière clope, fin d'une maes, Darude _ Touch me feel me dans les oreilles, le calme de la nuit comme compagnon, je m'en vais poser ma plume, et me reposer.
Demain sera de nouveau un combat - le mien - pour faire un pas, avancer vers la sérénité, l'effeuillage de ma personne pour mieux apprécier le cadeau des êtres qui m'entourent, et reprendre confiance en moi

Un long combat, mais chaque jour dans cet esprit est un pas de plus
 

02:10 Écrit par Mr P & Mr F | Lien permanent | Commentaires (2) |  Facebook |

05/07/2004

Bonnes résolutions

Un jour de plus de décalé...
Comme depuis 2 semaines, le sommeil le soir ne vient que vers 2h du matin, et si je n'avais eu une visite chez le dentiste ce matin (j'ai pas peur du dentiste, j'ai peur que le dentiste me fasse mal, c'est différent) (oui, bon, d'accord, cela revient au même), je me serais encore levé vers 1h ou 2h de l'après-midi
 
Fatigue... je baille, je ne suis plus habitué à me lever la journée, ni à bosser... depuis que j'ai arrêté le boulot, depuis la prise en compte de certaines choses, ma vie est totalement décalée, et le moral s'en ressends.
Le célibat, ces cours à étudier qui ne m'enchantent guère, les 2 personnes perdues récemment sans comprendre véritablement pourquoi ni comment font que je suis probablement atteint d'une maladie très courante, la dépression
 
Je glande... je glande car je ne me sens ni l'envie, ni le courage de faire quoi que ce soit, ayant perdu actuellement pour l'instant toute envie de construire quoi que ce soit... je suis fatigué, et mon visage cerné, ma tronche de zombie et l'état bordélique de mon flat ne changent absolument rien à ce néant actuel, excepté quelques fois un état de culpabilité - tu devrais...
 
Time to move, time to go...
To do :
 
  • aller  faire les courses et remplir le frigo (se forcer à manger un repas par jour même si je n'ai pas envie)
  • nettoyer cet appart de fond en comble
  • passer chez le coiffeur
  • achetter de la crème pour le visage
  • trouver du blé et me faire un "relooking", plus jeune, plus branché, et changer l'habituel chemise - jean's  - caterpillar que je porte depuis des années
  • sortir ces cours, ces bouquins, établir un planning et le respecter
  • me forcer à voir du monde, à ne pas m'isoler, et à faire connaissance (tenter de trouver le petit guide de la drague, et virer ma timidité / mon manque de confiance en moi)
  • me bouger le cul, arrêter de déprimer
  • me mettre une fois dans la tête pour toute que le passé c'est le passé et que ces personnes à qui je repense avec nostalgie n'en valent pas la peine...
  • essayer de ne pas penser à certains besoins animaliers (sexe...)
  • recommencer à cuisiner des petits repas, sortir des bougies, et me faire des bains -mousseux pour le plaisir de le faire même si je suis célibataire...

Une liste longue, qu'il me semble difficile à réaliser, tant je doute de moi en ces moments sombres, en cette période sombre où je remets l'intégralité de ma personne en doute - pour mieux avancer certes - et où je me demande encore une fois quel rôle je peux jouer dans ce monde...


15:00 Écrit par Mr P & Mr F | Lien permanent | Commentaires (2) |  Facebook |

Destins croisées

Freedom le Barbare et moi-même revenions de soirée, et aussi opposés soient notre vécus, aussi différents soient nos comportements, nos réactions, notre vécus, aussi frappant est le fait que nous sommes indubitablements proches...
 
Freedom (dit le Barbare) vient de loin... d'une époque où l'on ne connaissait le feu, où nulle règle excepté celle de la survie n'existait.
D'ailleurs, personne n'avait jugé utile d'en imposer d'autre... cours ou meurs, une règle qui prédomine malgré les millénaires...
Son intelligence (mais qu'est-ce donc que l'intelligence, débat contreversé depuis des siècles qui oppose les plus grands scientifiques, scientiologues, philosophes...) ne se résumait qu'à un ensemble de réflexes conditionnés, ce genre de réflexes primaires qui remontent parfois dans certaines situations extrêmes, où la vitesse de la pensée est encore bien trop lente pour être efficace, ce qui lui suffisait à cette époque.
Dans ce monde actuel, il n'était, véritablement, malgré son état d'adulte comme bien des gens, qu'un enfant.
 
Phoenix, lui, naît dans ce siècle... dans une époque où toute personne cotoie en permanence les sciences, la philosophie, la morale, l'éthique et... l'instinct de survie.
Celui-ci vécut une enfance assez correcte, élevé dans une famille qui n'avait jamais connu la faim, la soif, la souffrance physique, la privation de liberté, l'absence d'accès à la connaissance.
Et pourtant, dénué d'une Famille, celui-ci prit, comme bien des gens dans ce monde, un mauvais chemin... jusqu'au jour où la providence, où tout simplement le hasard, firent que par un événement bien précis, celui-ci réalisa qu'il devait changer de route...
Quelques temps plus tard, cet ensemble de choses extraordinaires et indéfinissables que certains nomment chance, destin, hasard, signe du tout puissant et autres, fit qu'au cours d'un accident, il perdit la majorité de ses souvenirs entre son adolescence et le moment présent
 
Freedom et Phoenix, aussi opposés l'un de l'autre par leur vécu, leur comportement, leurs réactions et les diverses expériences de la vie, étaient néanmoins proches...
Ils ne savaient qui ils étaient - enfin, ils en avaient une vague idée -, et la dérive dans ce continuum espace-temps nommé souvenirs ne pouvait véritablement rien apporter, excepter raviver de vieux souvenirs - une cicatrice fort frêle qui malgré les années, resterait au fond d'eux -

Nous sommes en 2004.
Nous sommes, finalement, à l'image de ce monde, nous nous cherchons, nous avançons au gré des victoires, des défaites, des rêves, des désillusions...
 
Nous sommes quelqu'un sans être qui ou quoi que ce soit.

Nous essayons simplement de nous adapter, et d'être dans cette grande équation de la vie que Darwin un jour nomma sans imaginer les conséquences de ses paroles "la théorie de l'évolution"

Vis ou meurs... L'organisme qui s'adapte survit...
Ou nous ferons à jamais, malgré le sang qui coule dans nos veines, malgré ce que nous construirons ou tenteront de construire, partie du passé...

01:41 Écrit par Mr P & Mr F | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

04/07/2004

Plume, sang, âme...

Je n'ai pas pu résister...
 
Cette envie d'écrire est là, ancrée au plus profond de moi.
Comme une drogue, comme un état de manque... ne pas écrire est pour moi une véritable torture, une épreuve épouvantable.
Peu importe où je suis, peu importe dans l'état où je suis, il me faut noter le fruit de mes pensées, anodines, banales, futiles, furtives.

Garder la trace de mes pensées, ou tout simplement grader une trace de moi, laisser une marque dans l'ombre, peut-être tout simplement me prouver par ces écrits que j'existe, que je ne sombre pas dans la folie de ce monde, que je reste humain

Une soupape, une soupape de sécurité.
Certains peignent, d'autres sculptent.
Mes sculptures sont ce blog, et les formes sont mes écris.

Je poste... et je me sens soudain libéré... comme si mon âme était un peu plus légère...

12:37 Écrit par Mr P & Mr F | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook |

We're all addicted

La terre...
Cette petite planette habite environ 6,4 millions de l'espèce "homo erectus".
Au fil du temps, l'homme a évolué socialement, mais au final, le constat est le même... nous ne sommes finalement que des animaux un rien raffinés.

We're all addicted to chaos...
 
 

12:09 Écrit par Mr P & Mr F | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook |